LES PROCÈS DE 1945-1948

29 juillet 2014

L’ÉTRANGLEMENT DU JAPON

Classé sous GUERRE DU PACIFIQUE — braultjeanpaul @ 5 h 44 min

Quelques mois après Pearl Harbour, lorsque la puissante machine de guerre américaine s’est jetée dans la bataille, les Japonais n’ont pas su riposter à l’attaque des navires, des avions et des sous-marins. Ces derniers ont connu un succès considérable.

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Un bateau de transport de troupes japonais échoué sur une plage du Pacifique. Témoignage muet de l’efficacité de la campagne contre les artères vitales de l’économie japonaise. Même les convois côtiers n’étaient pas à l’abri des sous-marins.

L’impression qu’ont laissée Hiroshima et Nagasaki en août 1945 a été si forte que l’on admet communément que la bombe a provoqué la fin de la guerre. Or c’est faux. L’Empire japonais était déjà vaincu, parce qu’il ne savait pas riposter aux attaques des forces aéronavales, aux opérations amphibies qui le prenait de flanc et au blocus sous-marin qui l’encerclait d’un anneau de feu.

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Les pertes parmis les destroyers et les bateaux d’escorte de la marine impériale japonaise étaient si lourdes qu’il était devenu impossible de rassembler des escortes efficaces.

Les Japonais avaient créé la «rande Sphère de coprospérité asiatique pour s’assurer l’accès aux matières premières, charbon, minerai de fer, pétrole, étain, caoutchouc, dont leurs îles étaient peu pourvues. Ce vaste empire fut établi d’une façon rapide et efficace pour les campagnes militaires du début de l’année 1942, mais, après cela, il avait fallu, pour le maintenir, assurer la libre circulation entre la métropole et les conquêtes.

Les japonais avaient parié que les Occidentaux accepteraient le fait accompli après Pearl harbor. Ils avaient sous-estimé la capacité de riposte des Etats-Unis et du Royaume-Uni. Le Royaume-Uni avait déjà subi des assauts contre sa marine marchande, vitale mais vulnérable. Jadis, les offensives de la flotte sous-marine du Kaiser n’avaient finalement, pas réussi. Cela a bien servi de leçon à la marine américaine. Incapable d’entreprendre des opérations d’envergure à long terme, l’US Navy décida de frapper le dense réseau commercial japonais, avec la seule arme dont elle disposait, ses sous-marins.

De leur côté, les Japonais avaient constitué une superbe flotte de surface, mais à l’image de la Grand Fleet britannique de la Première Guerre mondiale, celle-ci s’était entraînée suivant une conception agressive de la bataille navale qui devait, en principe, leur assurer la maîtrise du Pacifique. Son importante arme sous-marine était destinée à éclairer la flotte et à dresser des enbuscades à l’ennemi. L’assaut des sous-marins contre les cargos, malgré ses conséquences graves, n’était pas en phase avec la stratégie offensive. Réciproquement, il semblerait que les Japonais n’attendaient pas que l’ennemi adopte cette tactique, et par conséquent, ils entrèrent dans les hostilités sans avoir pensé un plan de convoi, ni prévu des moyens de lutte ASM, et étaient peu préparés à remplacer les tonnages perdus.

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Les Japonais étaient mal préparés à défendre leurs voies maritimes contre les Alliés. Un cargo coulé par la flotte sous-marine américaine.

Paradoxalement, la flotte sous-marine américaine avait été conçue selon les principes parallèles de défense de la métropole et l’attaque de la flotte de guerre adverse. Manquant d’expérience, et encore sous le choc de l’agression qu’ils venaient de subir à Pearl Harbor, les Américains ne pouvaient pas faire grand-chose, sinon entraver les plans de l’ennemi, mais le torpillage du Atsutusan Maru (8 660 t) par le sous-marin américain Swordfish fut un premier signe encourageant.

Cinquante bâtiments, de catégorie diverses, étaient prêts à passer à l’action. Dabord en ordre dispersé, ils se regroupèrent bientôt dans des zones ou les bateaux japonais avaient l’habitude de naviger seuls et sans escorte, souvent tous feux allumés, et cette situation dura jusqu’en avril 1942.

C’est le 27 janvier 1942 que les sous-marins américains du Pacifique coulèrent le premier bâtiment ennemi : le Gudgeon envoya par le fond le sous-marin I-173 qui avait fait surface. Le 8 février, le vieux submersible américain S-37 usa de la même ruse que les U-Boote. Il mit à profit ses petites dimensions pour attaquer de nuit, coulant le destroyer Natsushio dans le détroit de Macassar. Certains commandants de découvraient des dons particuliers pour couler les destroyers japonais, ce que l’ennemi appréhendait au plus haut point.

 

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Les sous-marins américains repèrent les bateaux japonais ou qi’ils soient. Ici le viseur du périscope montre un navire marchand de 9 000 t, camouflé dans un port, avec un petit bateau à sa droite.

Les tactiques sous-marines évoluaient à la lumière de l’expérience. Aller au-devant de la cible pour lui envoyer une salve de torpilles était un tactique dangereuse, mais à la fois efficace et couramment utilisée. L’utilité des canons était sans égale, non seulement parce qu’ils permettaient d’économiser de précieuses torpilles, mais aussi parce que dans les premiers temps les torpilles elles même étaient très peu fiables. La difficulté de contrôle de la profondeur et la mauvaise conception de la mise à feu conduisaient souvent à l’échec de l’attaque. L’exemple classique est celui du sous-marin américain Tinosa, qui tira douze torpilles sur un pétrolier. Quatre seulement explosèrent, et le bateau s’en tira. En fin de compte, pour trouver une solution à ce problème, il fallu activer l’introduction de la torpille électrique.

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Vue au périscope de la fin d’un vieux destroyer japonais.

Une nouvelle base sous-marine fut établie à Brisbane, avec des bateaux venant de Pearl Harbour, pour faire obstacle à une invasion de l’Australie, dont on sentait planer la menace. Cela étant, il devenait possible, des le second semestre de l’année 1942, de commencer à établir un blocus rapproché régulier sur les côtes des îles japonaises. Malgré le fait que, désormait, les sous-marins américains rencontraient des cargos rassemblés en convois, ceux-ci étaient toujours escortés, et l’introduction du radar de surface SJ permettait aux sous-marins de détecter et de pister les cibles éventuelles. Le Haddock, le premier du genre, coula deux bateaux en août. Au premier semestre 1942 et jusqu’en juin, les sous-marins torpillèrent cinquante-six navires marchands pour un total de 235 000 t. Au second semestre, ce chiffre monta jusqu’à quartre-vingt-qatre bateaux et 358 000 t. Les choses bougeaint enfin.

Les sous-marins se livrèrent également à une important minage, qui causa par la suite de nombreuses pertes et avaries. Cette brusque multiplication des activités n’alla pas sans revers. Seul trois bâtiments furent perdus jusqu’au moment ou des contres-mesures furent prises par les Japonais en 1942, mais, de cet instant jusqu’à l’année suivante, ce chiffre s’éleva à quinze. D’un autre côté, L’Empire perdit encore trois-cent-huit bateaux en 1943, soit un total de 1 367 000 t. Bien que les bateaux coulés fussent partiellement remplacés, le Japon perdit 16% de sa flotte en état de naviger.

En 1944, chacun des deux camps avait gagné en expérience. Les bâtiments américains étaient non seulement plus nombreux, ils restaient aussi plus longtemps en activité grâce à leurs bases opéraionelles avancées et à leurs ports judicieusement choisis, tant pour les navires que pour les ravitailleurs. De leur côté, les Japonais faisaient de gros efforts pour organiser des convois, mais les sous-marins de l’US Navy se regroupaient en meutes pour coordonner. Ces meutes, contrairement à la tactique allemande, se composaient en général de trois bâtiments ce qui est significatif de l’esprit d’indépendance des commandants américains dans leur ensemble. Les forces sous-marines du Pacifique étaient en grande partie l’œuvre du contre-amiral Charles A. Lockwood dont l’énergie et l’enthousiasme ont joué un rôle capital dans le développement de l’arme.

Parmi ceux qui ont réalisé les meilleures scores, on trouve le sous-marin de « Mush » Morton (Morton le niais) le Wahoo, qui coula vingt bateaux de plus de 60 000 t, avant de sombrer en 1943 dans le détroit de la Pérouse. C’est le sous-marin Flasher qui coula le plus gros bateau (un peu plus de 100 000 t), en 1944-1945 , et le Toutog qui coula le plus grand nombre de navires dépassant 73 000 t Bien que ces scores individuels soient loin derrière certaines prouesses de la Kriegsmarine, les submersibles, en nombre limité, avaient atteint leur but, c’est-à-dire obtenir la commande de soixante-six autres sous-marins pour la seule année de 1943.

Des pertes massives  

En 1944, pas moins de cinq cent quarante-huit navires de commerce, soit 2 453 000 t, furent coulés. Bien que la construction des pétroliers compensâ les pertes, les Japonais virent leur flotte de cargos diminuer de moitié. Vers le milieu de l’année 1944, en faisant des pétroliers leur cible prioritaire, les Américains firent chter de moitié les importations japonaises de pétrole, vitales pour l’Empire. Les voies maritimes ennemies étaient maintenant réduites comme une peau de chagrin par l’avance américaine, et les sous-marins se faisaient concurrence, non seulement entre eux, mais également avec les avions, qu’ils soient basés au sol ou sur un porte-avions, pour des cibles qui se faisaient de plus en plus rares. Cent soixante sous-marins étaient en fonction en 1945.

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L’ancement du Swordfish le 1er avril 1941. Neuf mois plus tard, dans les jours qui suivirent l’attaque de Pearl Harbour, le Swordfish devait envoyer par le fond le premier des mille cent treize navires marchands japonais coulés par la flotte de sous-marins américains pendant la guerre.

Une des fonctions subsidiaires du sous-marin étant de porter secours aux naufragés ils étaient disposés parallèlement aux routes des Boeing B-29, qui bombardaient le Japon à partir de leurs bases des îles mariannes. Au total, environ cinq cent aviateurs contraints à u atterrissage forcé furent secourus. Le dernier  Maru

Fut coulé par le sous-marin américain Torsk la veille de la reddition du Japon. Il était le dernier des mille cent treize bateaux qui sombrèrent au cours du conflit, représentant un total de 4.8 millions de tonnes, contre cinante-deux sous-marins américains perdus.

LOCKHEED PV-1 ET PV-2 EN ACTION

Classé sous GUERRE DU PACIFIQUE — braultjeanpaul @ 5 h 38 min

Dérivés de l’avion civil Model 18 et réalisés à la suite du Hudson, les Lockheed Ventura et Harpoon effectuèrent dans le cadre de la marine américaine et de la Royal Air Force britannique des missions de patrouille côtière au courd desquelles ils se révélèrent très efficaces et triomphèrent souvent de l’opposition acharnée d’attaquants ennemis grâce à leur robustesse et à leurs qualités de vol.

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Prêt à partir en mission, un PV-1 Ventura de l’US Navy attend son équipage sur une piste de fortune de l’île Bougainville, dans l’archipel des Salomon.

Les performances et les capacités offensives du Ventura et du Harpoon de l’US Navy contredisaient leur désignation d’avions de patrouille, terme qui est généralement associé à l’hydravion à long rayon d’action Consolidated Catalina et Martin Mariner. Les PV étaient rapides, puissamment armés, et transportaient des charges impressionnantes de bombes. Ils utilisaient, pour se défendre, leur vitesse et leur maniabilité, outre les mitrailleuses jumelées de 12,7 mm de la tourelle dorsale et les deux armes de 7,62 mm montées dans le poste de tir ventral, si bien que les aviateurs ennemis apprirent très vite à les respecter.

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 Les opérations dans le Pacifique

Les Ventura se lançèrent dans la bataille contre les Japonais en mai 1943, quand le VB-137 fut déployé dans les îles Samoa et Ellice (aujourd’hui Tuvalu), d’où il accomplit le type de mission normalement assumé par les unités de patrouille. Au mois d’août de la même année, le VB-140 étendit vers l’ouest le champ d’intervention des PV, allant j’usqu’aux îles Salomon et commençant à opérer depuis le célèbre terrain d’aviation de Henderson, la guerre se déplaça elle aussi vers l’ouest, et le VB-140 alla se baser sur l’île Russel, ou elle fut rejointe en octobre par les VB-138. Ces deux formations furent les premières à mettre en œuvre des tactiques d’attaque qui allaient être employées par les Ventura jusqu’à la fin du conflit.

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Les Ventura furent très actifs sur tous les théâtres d’opérations du Pacifique dans les missions anti-navires et ASM. Des appareils stationnés sur des lointaines îles Aléoutiennes vont partir en mission.

A la fin de l’anné 1943, avec la conquête de l’île de Tarawa, le Pacifique central devint la zone de combat principale. Le VB-142 se rendit à Tarawa avec ses PV le 21 décembre, c’est-à-dire un mois exactement après le débarquement des Marines. De là, ce squadron effectua des patrouilles et des raids sur les bases ennemies situées dans les îles Marshall. Les attaques lancées contre les convois qui tentaient de ravitailler ces bases détruisirent ou endommagèrent gravement nze navires et un certain nombre d’embarcations légères au cours des premiers mois de l’année 1944. Le 2 janvier, le VB-144 arriva en renfort et, après les débarquements américains dans les îles Kwajalein et Majuro, les deux squadrons de PV concentrèrent leurs efforts sur la naturalisation des bases japonaises de l’archipel Marshall qui avaient été contournées et représentaient une menace sérieuse ; pour se garantir d’éventuels raids de bombardements ennemis, de fréquentes attaques furent donc menées contre les pistes et les installations afin qu’elles restent hors d’état de fonctionner.

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Lockheed PV-1 Ventura PV-2 Harpoon

Caractéristiques

Type : avion de patrouille maritime.

Envergure : 19,96 m                                             Poids à vide : 9 161 kg

Longueur : 15,77 m                                                Max au décollage : 14 096 kg.

Hauteur : 3,63 m

Armement : 2 mitrailleuses de 12,7 mm tirant

                     vers l’avant, 2 dorsale de 7,62 mm

                     2 de 7,62 mm ventrale, bombes ou

                     grenades anti-soumarine de 147 kg

                     ou une torpille.

Arrivé au sein des unités dans les derniers mois de la guerre, le PV-2 Harpoon représentait un net progrès pae rapport au PV-1, bénéficiant d’un rayon d’action accru et d’un emport en armement considérablement amélioré.

La tactique utilisée par les Ventura impliquait habituellement des passages offensifs en vol plané effectués par des formations de trois ou six appareils qui avanâient de front et larguaient tous leurs bombes en même temps. Le groupe d’avions s’approchait de l’objectif à une altitude de 1 830 à 2 440 m, amorçait une descente en piqué à 30 ou 45o à des vitesses pouvant atteindre 556 km/h ; le pilote lâchait ses bombes (généralement six engins de 227 kg) en se servant du colimateur de visée monté devant le pare-brise, puis redressait son appareil arrivé à une distance de 910 à 1 520 m du sol afin d’éviter de se trouver exposé au tir des armes automatiques.

Le bombardemnt à basse altitude et les missions de reconnaissance photographique exigeaient un passage à grande vitesse au-dessus de la cible, à une altitude de 30 m ou moins, et les avions étaient souvent atteints par des tirs d’armes automatiques. Un Ventura du VB-144 fut touché lors d’une opération de ce genre au-dessus de Wotje : un projectile traversa le nez de l’appareil et explosa dans l’abitacle, tuant le pilote sur le coup et détruisit ses commandes. Le copilote prit le relais et termina la manœuvre d’attaque, puis ramena le PV à Tarawa ou il put se poser sans encombre. Cet exploit était autant plus remarquable qu’il s’agissait d’un pilote remplaçant qui venait juste de rejoindre le Squadron et dont c’était le premier atterrissage avec un Ventura !

Dans le Pacifique Sud, la campagne de débarquement d’île en île continua de déplacer la guerre vers l’ouest. En avril, le VB -148 se trouvait à Munda, en Nouvelle-Géorgie, puis à la fin du mois de mai, il partit se baser à Emirau. Le 1er juin 1944, le lieutenant Metke fut chargé d’une mission d’esploration dans une zone située près des îles Carolines occidentales ; au sud de la grande base ennemie implantée à Truk, l’équipage aperçut un Mitsubishi G4M, engagea le combat avec lui et l’abattit ; une semaine plus tard, le lieutenant Harry Stanfort descendit un autre (Betty) avec ses mitrailleuses avant. Le 26 juillet, le même lieutenant Metke repéra un convoi de cinq navires se dirigant au sud-ouest de Truk et l’attaqua avec les seules armes dont il disposait, des bombes anti-sous- marines. Son compte rendu de contact alerta le squadron, et six avions furent envoyés pour un raid qui détruisit trois des bâtiments du convoi et en endommagea un quatrième. Le lendemain, un autre raid coula encore un navire, et Leonard Wheatley, la mitrailleuse de tourelle de l’un des Ventura, abattit un chasseur Kawasaki Ki-61 « Tony » qui escortait les bâtiments.

La reconquête des îles Marianne, un peu plus tard dans l’année, permit de disposer de nouvelles bases et marqua le point culminant de l’intervention des PV sur le théâtre du Pacifique, car aux missions de patrouille habituelles s’ajoutèrent de nombreux raids sur les bases ennemies disséminées dans les îles. Au début de l’année 1945, les PV commençèrent à se livrer à des attaques contre les bateaux piquets radar nippons qui, postés au sud du Japon, assumaient des tâches d’alerte lointaine pour prévenir de l’éventuelle arrivée de bombardiers Boeing B-29. Au cours de l’une de ces opérations, menée par un Ventura du VPB-133, les deux pilotes furent grièvement blessés par les tirs de DCA du navireVPB-133, les deux pilotes furent grièvement blessés par les tirs de DCA du navire qu’ils voulaient frapper. L’équipage leur donna les premiers soins d’urgence, puis parvint à ramener l’appareil à Iwo-Jima ou  le chef mécanicien posa l’appareil sans incident.

Les missions d’exploration conduites par le VP-133 depuis Iwo-Jima inclure des survols du territoire japonais qui donnèrent en même temps l’occasion d’attaquer les navires côtiers, les trains, les ponts et les tunnels. Le 13 mai, le Lieutenant-Commander Jack Coley bombarda deux navires et détruisit deux locomotives avec des roquettes de 127 mm au cours d’une sortie au-dessu de Honshu. Le 28 mai, il localisa et attaqua un convoi de huit navires, mais touché par des tirs de DCA et dut couper un moteur. Les dégâts subis par les réservoirs de carburant l’obligèrent finalement à faire un amerrissage forcé, et il se retrouva à côté d’un sous-marin allié posté au nord d’Iwo-Jima ; Coley et tous les membres de son équipage furent secourus et sortirent idemnes de l’aventure.

Les PV-2 Harpoon firent leur première apparition dans le Pacifique occidental au mois de mai 1945, quand le VPB-142 arriva à Tinian, dans les îles Mariannes, le 27 juin, au cours d’un vol d’exploration classique, le lieutenant Janes et son équipage avaient atteint la partie la plus éloignée du secteur dont ils étaient chargés et faisaient demi-tour por regagner leur base quand soudain, sortant d’un nuage, ils repérèrent un sous-marin japonais qui naviguait en surface. Janes amorça un virage de descente en piqué, et alors que le PV approchait, l’équipage du navire prit brusquement conscience du danger imminent et voulut plonger en catastrophe. Quand le Harpoon se trouva au-dessus de sa cible, dont le pont était encore à fleur d’eau, Janes largua trois bombes anti-soumarines après avoir effectué un encadrement parfait. Tandis que l’appareil tournait autour de sa victime, l’équipage vit le bâtiment couler en laissant à la surface des vagues un large cercle de débris et d’huile. L’analyse des registres japonais faite après la guerre confirma la destruction du sous-marin, qui fut identifié comme étant le I-165.

Les VPB-144, VPB-148 et VPB-153 retournèrent également combattre dans le Pacifique occidental avec des PV-2. A la fin du conflit, plus de la moitié des squadrons de patrouille de la marine américaine basés à terre étaient équipés de Harpoon.

Les îles Aléoutiennes

Les PV participèrent aux combats dans les îles Aléoutiennes depuis le début de l’année 1943 jusqu’à la fin de la guerre, et leurs équipages s’aperçurent rapidement que les conditions météorologiques qui y régnaient constituaient de loin leur pire ennemi. Les PV mis en œuvre dans cette zone se livrèrent surtout à des attaques contre les bases japonaises des Kouriles.

La contribution des PV à la victoire finale des Alliés dans la Seconde Guerre mondiale est passée pratiquement inaperçue des historiens et du public, il serait grand temps d’accorder à ces avions, même après tant d’années, à la place d’honneur qui leur revient. Appareil robustes dotés d’un potentiel offensif redoutable, les PV s’acquirent l’estime et l’attachement de leurs équipages qui savaient que les performances et la fiabilité de ces machines leur permettraient de revenir sains et saufs à leur base.

28 juillet 2014

LES GROUPES DE COMBAT AÉRONAVALS

Classé sous GUERRE DU PACIFIQUE — braultjeanpaul @ 6 h 20 min

Pendant toute la durée du conflit, la compétence des équipages et le matériel utilisé ne cessèrent de s’améliorer, au point que les navires les appareils et les tactiques mis en œuvre en vinrent bien souvent à faire du porte-avions et de son groupe aérien le fer de lance des forces armées.

 La clause du traité de Washington de 1922 qui limitait la taille des porte-avions fit que les navires britanniques étaient plus petits que ceux de certaines autres marines ; ils étaient cependant conçus pour contrôler un empire très étendu, et la Royal Navy les mettait généralement en œuvre par petits groupes, ou même seuls. Leur équipement se composait à la fois d’avions obsolètes comme le Gloster Sea Gladiator, et le Fairey Swordfish

(Modèle qui, au mois de novembre 1940, conduisit avec succès le raid contre Tarente, auquel un groupe de deux porte-avions avait été affecté à l’origine), et d’appareils modernes tels que le bombardier en piqué Blackburn Skua et le chasseur Fairey Fulmar (encore handicapé par le fait de devoir embarquer un navigateur). Les machines du Squadron 800, basé sur l’Ark Royal, furent utilisées pour frapper le bâtiment de ligne français Richelieu au large de Dakar en septembre 1940.

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Ayant été équipée de Gloster Sea Gladiator et de Fairey Swordfish, l’aéronavale britannique accueillit avec plaisir des avions modernes tel que le Fulmar et le Blackburn Skua, qui ne firent cependant pas le poids face au combat.

Ce fut en fait dans le Pacifique que la marine britannique put mener des attaques à partir des groupes de porte-avions de plus grande taille, dans une zone relativement restreinte dont les Alliés s’étaient assuré le contrôle. Elle se livra là à des opérations semblables à celles des Etats-Unis et du Japon, bien que, dans tous les domaines, des progrès aient été réalisés, les plus notables étant l’introduction du radar aéroporté.

La force d’attaque Japonaise 

Comme les Américains, les Japonais étaient concients du fait que des groupes importants de porte-avions étaient nécessaires pour opérer dans les vastes étendues de l’océan Pacifique, si bien que même l’attaque de Pearl Harbor fut lancée depuis une force de six porte-avions (appelée la 1re  Flotte aérienne), qui avait pour navire-amiral le bâtiment de 42 000 t. Akagi, et dont le nombre total d’appareils avait exceptionennement été porté à 430. Ceux-ci se composait pour l’essentiel de bombardiers torpilleurs Nakajima B5N, de bombardiers en piqué Aichi D3A, et des inévitables chasseurs Mitsubishi A6M, dont la vitesse dépassait de quelque 160 km/h celle du Fulmar, par exemple, mais qui rendait 26 km/h au Grumman F4F que la marine américaine avait réceptionnés un an plus tôt. Quand ils se trouvèrent ainsi contraints d’entrer dans le conflit mondial., Les Étas-Unis disposaient de sept porte-avions qui allait du vieux Langley au tout récent USS Hornet de la classe Yorktown, armé le mois précédent ; ils possédaient donc un bâtiment de moins que le Japon : ce pays se glorifiait d’avoir la force de porte-avions la plus puissante du pacifique, et cette force était en passe d’être encore augmentée.

Les premiers des porte-avions japonais construit pendant la guerre fut le Taiho, navire  de 29 300 t qui, au moment de sa mise en service, était le porte-avions le mieux protégé du monde, un blindage de 95 mm d’épaisseur recouvrant son pont d’envol, sur les 150 m qui séparaient les ascenseurs, eux-mêmes pourvus sur leur partie supérieur de plaques de 50 mm.

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Cette photo du HMS Colossus en mai 1945 illustre bien l’amélioration des groupes embarqués britanniques. Sur le pont sont alignés des Fairey Barracuda, des Supermarine Seafire et des Vought Corsair.

La taille des groupes de porte-avions qui pouvait être déployés pour les opérations dans le Pacifique est bien illustrée par la colonne de bâtiments qui s’approcha de l’île de Midway lors de la bataille décisive du mois de juin 1942. Le Hiryu, avec ses 64 avions, voguait  en tête de la colonne de gauche, suivi à 3 600 mêtres seulement par le Soryu, qui transportait lui aussi un total de 64 chasseurs (Zero), bombardiers en piqué (Val) et bombardiers (Kate). L’autre côté de la formation se composait du navire-amiral Akagi et, fermant la marche, du Kaga. Les Japonais voulaient par cette opération attirer la flotte américaine du Pacifique dans un piège, mais leur plan échoua et tous les porte-avions de ce groupe furent désemparés par les bombardiers en piqué Douglas SBD Dauntless ; les Etats-Unis perdirent cependant l’USS Entreprise et du Hornet (Task Force 16).

La division de la force américaine contribua largement à cette victoire, car les japonais croyaient, à la suite d’un mauvais rapport, que le Yorktown était le seul porte-avions présent à Midway et que l’incendie qui s’alluma à bord allait le faire sombrer. La perte de ces quatre gros porte-avions empêcha le Japon d’engager sa puissante flotte et marqua le début du déclin de sa suprématie navale, même s’il resta encore par la suite à la marine nippone suffisamment de ressort pour tenter d’arrêter la progression américaine dans le Pacifique ;ces pertes s’ajoutaient en outre à celle du porte-avions léger Shoho, détruit un mois plus tôt au cours de son premier et dernier combat, et qui ouvrit la liste des porte-avions japonais coulés par les Alliés.

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Le 10 juin 1944, cependant, la plus grande partie de la flotte nippone se trouvait encore à Tawi-Tawi, sous le commandement du vice-amiral Ozawa. Cette force comptait six porte-avions répartis en deux divisions, et elle appa- reilla trois jours plus tard pour se rendre près des Philippines, ou elle devait effectuer des exercices.

Il s’agissait là d’un rassemblement important de navires, mais la flotte américaine qu’il rencontra se révéla plus considérable encore puisqu’elle comprenait la Task Force 58, avec huit porte-avions légers et sept porte-avions lourds, dont les USS Bunker Hill, Wasp, Essex et Hornet, pour ne citer que les plus connus. Ozawa commit sa première erreur de la journée en envoyant 73 avions attaqué la flotte américaine alord que celle-ci se trouvait encore à l’extrême limite du rayon d’action des appareils japonais. Trois autres vagues d’assaut furent lancées, mais les 372 machines qui décollèrent des porte-avions nippons, 242 furent abattues lord de cette célèbre bataille de la mer des Philippines. Les bâtiments de l’US Navy  déployèrent surtout des Grumman F6F Hellcat, et ces chasseurs, associés aux canons de DCA qui tiraient des obus à fusée de proximité, furent les pricipaux artisans de l’hécatombe de la matinée. Les contre-attaques américaines se concentrèrent sur le Shokaku et le Taho, dont les citernes contenant le carburant d’aviation se rompirent ; les navires furent alors envahis par des vapeurs qui, au bout d’un certain temps (six heures dans le cas du Taiho), provoquèrent d’énormes explosions internes et firent sombrer les deux bâtiments. Pour le Japon, la défaite subie dans cet affrontement entre les deux groupes de porte-avions ennemis signifiait en fait l’aénantissement de sa marinartfichier_727139_1718466_201301280214282

Un appareil se prépare à  apponter sur le second USS Yorktown (CV-10), deuxième unité de la classe Essex dont les bâtiments allaient dominer les dernières phases du pacifique en raison du grand nombre d’appareils embarqués.

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Illustration éclatante de la formidable puissance aéronavale déployée par les Américains pendant les derniers mois du conflit, l’USS Ticonderoga (CV-14), sixième porte-avions de la classe Essex, fait route vers l’Extrême-Orient avec, à son bord, des Hellcat, des Helldriver et des Avenger.

Les premiers raids menés par les appareils embarqués américains avaient été semblable à ceux que lançait la Royal Navy, et la première tentative pour engager deux porte-avions dans une même opération fut faite lors de l’attaque contre la Nouvelle-Guinée, au mois de mars 1942. Elle fut à l’origine du déploiement de groupe de porte-avions plus importants, qui rendirent possible les éclatantes victoires évoquées plus haut.

LA BATAILLE DE VELLA LAVELLA

Classé sous GUERRE DU PACIFIQUE — braultjeanpaul @ 6 h 15 min

Contrairement aux expériences de guerre maritime à l’ouest, les destrouyers dans le pacifique, retrouvèrent leur rôle d’attaquants, en particulier au cours de la dure campagne des îles salomon.

Vella lavella, quoiqu’elle ne fût pas l’une des grandes batailles de la Seconde Guerre mondiale, présente le type achevé des traîtresses rencontres de nuit, comme ils s’en produit au cours de la campagne des Salomon et explique pourquoi les destroyers, aussi bien japonais qu’américains gardèrent leur armement traditionnel. L’île de Velle Lavella située à qulque 200 miles (320 km) de Guadalcanal au nord-est de l’archipel fut envahie par les Américains en août 1943 et, le mois suivant la tranquile garnison japonaise se trouva coincée à la pointe nord-ouest de l’île. La flotte du Mikado planifia laors son évacuation pour la nuit du 6 au 7 octobre, dans trois destroyers et quelques bâtiments auxiliaires couverts par six destroyers modernisés de  l’express de Tokyo.

Cette force navale fut détectée par une reconnaissance aérienne. Sa position et sa probable destination furent signalées au capitaine Frank R.Walker, commandant des destroyers USS Selfridge, USS Chevalier et USS O’Bannon, auxquels il fut fixé un rendez-vous avec trois autres destroyers au large du point d’évacuation japonais. Walker, de son côté, savait qu’il avait été repéré par un avion ennemi.

Les destroyers japonais prirent la tête de l’escadre d’évacuation et se divisèrent en deux colonnes parallèles quatre d’un côté et deux de l’autre. Ils croisèrent peu ou prou la force T de Walker à 22 h45 et, l’ayant estimée, ne prirent aucune initiative. Reflexion faite, le commandant japonais ordonna deux brusques changments de cap, ce qui causa une certaine confusion dans l’ordonnance de ses navires. Au second changement de cap, la distance les séparant des Américains était tombée à 6 400 m. Walker n’en attendit pas d’avantage pour saluer l’ennemi  à la japonaise  par une slave de quatorze torplles. A ce moment, les Japonais se masquaient mutuellement leurs propres tirs. C’était une nuit sombre, éclairée seulement par un quartier de lune, mais traversée par des grains et tout le monde demandait le maximum aux machines.  Pendant que les torpilles américaines fendaient l’eau, le Yagumo quitta la formation, et, à une distance réduite à 2 700m, tourna sur trois quart de cercle et en cour de virage, lâcha huit torpilles.

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À 23 h05, une torpille américaine toucha le Yagum, qui lui-même presque similtamément touchait le Chevalier, second en poste dans la ligne américaine. Sa proue arrachée, le destroyer amorça un virage irrésistible, si malencontreux qu’il entra en collision avec le destroyer américain en fin de file, le O’Bannon, qui, gravement endommagé, s’immobilisa à son tour.

Walker maintenant seul avec son Selfridge se porta sur la paire de destroyers japonais non encore engagés. Mais, depuis environ six minutes, ceux-ci avaient lâché une bordée de seize torpilles que le Selfridge allait, hélas intercepter, l’une d’elles explosa sous le canon (B) , ravageant la proue et laissant le pesant canon jumelé pendant miraculeusement au-dessus des tôles tordues.

Averti de l’approche des renforts américains, Il choisit de se retirer avant de compromettre sa victoire et, après avoir lâché ses dernières torpilles à une distance de 13 km en direction de ses adversaires, vira de bord à toute vitesse. Il était 23 h 17 et toute l’affaire n’avait duré que vingt-deux minutes.

Matériellemnt, les pertes mettant les deux adversaires à égalité, avec un bateau perdu de chaque côté, mais les Japonais eurent le meilleur, en ceci qu’ils avaient pu effectuer leur mission d’évacuation.

Coulez le haguro

A première vue, un des plus puissants croiseurs de bataille jamais vus contre six petits destroyers n’aurait pas dû poser de problème. Mais en mai 1945, les faits en décidèrent autrement.

Le 10 mai 1945, à 16 h 40 heure locale, le sous-marin britannique HMS Subtle signala un croiseur de la classe Nachi, accompagné de deux destroyers et de plus petits bâtiments d’escorte, dans les eaux du détroit de Malacca, entre la presqu’île de Malaya et l’île de Sumatra ; ils avaient mis le cap au nord-ouest et filaient environ 17 nœuds. Mais quoique le Subtle et deux autres sous-marins fussent là pour bloquer le étroit, la ombinaison de haut-fonds, de forts mouvements de marée et des manœuvres en zigzag d l’objectif conspira à contrarier les efforts du Subtle pour se rapprocher, et il dut se contenter d’envoyer un message aux siens. Le sous-marin ne s’était pas trompé : le croiseur signalé était le Haguro en compagnie du desroyer Kamikaze et de deux patrouilleurs.

Informée par un précédent rapport de l’espionnage, une puissante force alliée avait déjà quitté Colombo pour intercepter le Haguro. Elle comprenait sous les ordres du vice-amiral Walker, les cuirassés HMS Elisabeth et le Richelieu français le destroyer néerlandais Tromp et quatre porte-avions d’escorte. Le jour suivant le rapport du Subtle, cette force fut repérée par une reconnaissance aérienne japonaise. Alerté, le Haguro fit demi-tour, et travesa les lignes des sous-marins britanniques, pendant que le Kamikaze lâchait une charge de profondeur sur le Subtle pour lui donner une leçon.

Ensuite le haguro flâna, attendant le résultat d’une attaque aérienne décidée sur la force britannique. Celle-ci ne prit pas corps. En revanche, malgré la présence des Alliés à l’ouest de Sumatra, un transport japonais escorté avait réussit à franchir les 200 miles (320 km) séparant Penang du sud de Port Blair, capital des îles Andaman. Encouragé, le Haguro se emit en route le 14 mai, et entra sans mauvaise rencontre et accompagné de toutes ses forces, moins un sous-marin qui avait été détaché, dans la mer des Adamans. Suspectant quelque chose, Walker ne possédait néanmoins aucune information précise. Aussi détachat-il, avant l’aube du 15 maim la 26e flottille de destroyers, commandée par le capitaine Manley Power, pour patrouiller la route supposée du Haguro, indiquée par une reconnaissance aérienne.

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Power était embarqué sur le HMS Saumarez, que suivaient quatre autres unités de sa classe V, les HMS Venus, Verulam, Virago et Volage. Marchant bon train, ils furent en vue de l’extrême pointe de Sumatra au lever du jour. Une reconnaissance aérienne de quatre Avenger Grumman ayant trouvé non pas le Haguro mais le transport revenant des îles Nicobar, ils l’attaquèrent, mais sans succès, et deux d’entre eux durent amérrir. Quoiqu’en sachant pas d’avantage sur la position de son objectif, Power poussa en direction des transports. Enfin à 10 h 41, le commandant en chef à Ceylan signala à Walker, qui le transmit à Power, d’abandonner l’opération, le Haguro n’étant plus considéré contre une menace contre la libre circulation dans le golfe du bengale. En véritable homme de destroyer, Power estima que Ceylan ne pouvait pas être exactement au courant de la situation et demanda confirmation du signal. Le processus des questions-réponses demandait du temps à cause des relais. La 26e flottille de destroyers en profita pour continuer sa marche.

Cette tactique toute  nelsonienne  fut récompensée quand un Avenger, qui signalait la position du convoi, apperçut aussi le Haguro et son destroyer entrain de sortir du détroit à faible allure. De nouveau, se voyant découvert, le cuirassé changea de route, mais Power s’obstina. Midi, était proche, l’attaque en piqué par les Avenger, arrivés au bout de leur disponibilité en carburant, n’avaient rien donné. C’était au tour des destroyers de montrer leurs talents.

À 16 h 40, les cinq destroyers avançaient sur un rang, alignés sur le Saumarez, au centre. Cela voulait dire qu’ils pouvaient à l’œil nu inspecter un large secteur du détroit. L’après-midi prit fin sur un bref crépuscule tropical, montrant des nuages s’avançant sur la mer ; des pointes de lumière perçaient l’obscurité croissante. De plus en plus la surface de la mer était fouettée de grains, un temps idéal pour les destroyers, surtout quand ils étaient dotés de l’excellent radar d’artillerie britannique.

Maintenant un branle-bas de combat normalisé, les destroyers gouvernaient est sud-est, le Vénus étant plus au nord, les autres restant alignés à bâbord de sa proue. Le temps devenu orageux provoquait des troubles  du radar. Cependant, à 22 h 40, le Vénus repéra un objectif à environ 40 miles (64 km) de distance, qui selon le mouvement de l’image captée par le radar, se déplaçait vers le sud-est. C’était le Haguro qui, ayant abandonné le projet d’atteindre Port Blair, avait mis le cap sur Singapour. Les tactiques établies par Power avaient été maintes fois répétées, et chaque commandant savait se que le chef attendait de lui. La flottille ratrappa son objectif à seulement 14 miles (22,500 km) à bâbord de sa ligne. Elle effectua un mouvememt enveloppant par le nord, le but étant de fixer l’objectif et de l’attaquer de tous les côtés à la fois.

Les destroyers repérés

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Touché par quatre torpilles. Le Haguro commença à donner de la bande et un incendie se déclara au poste de conduite de tir, affectant gravement les capacités de combat du croiseur. Trente minutes après l’explosion du premier obus, le Haguro coulait.

Le 16 mai, à 0 h 45, le Haguro, avec son Kamikaze à bâbord, était à 10 miles (16 km) du centre de la ligne britannique et s’en approchait, quand son radar révéla la présence, des destroyers. Il manoeuvrait comme s’il n’était pas très sûr de leur pavillon (ils provenaient de la direction inattendue de Singapour) quand tout à coup, il changea de cap. A ce niveau des opérations, seul le Venus était à portée du grand croiseur et l’avait à bâbord tandis que les autres destroyers poussaient leurs feux pour le rejoindre. Le Venus croisa par l’avant la route du Haguro avec l’intention de l’attaquer par l’avant tribord. Il rata son coup et du faire un tour de 300o par tribord pour se désengager, il semble que les Japonais perçut les torpilles ; de nouveau il modifia son cap, toujours sans tier. Pendant ce temps-là, les quatre autres destroyers de Power resserraient leur cercle dans une obscurité de velours à une vitesse dépassant les 50 nœuds. Toute équivoque cessa quand le Saumarez, passant en sens inverse le Kamikaze, le balaya du feu de ses canons et de sesarmes automatiques.

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Ce fut juste après 1 h 30 que des deux côtés on lança des fusées éclairantes. Le Saumarez fut baigné d’une lueur verdâte à seulement 2 745 m du Haguro, qui ouvrit immédiatement un feu violent. Le destroyer fut tout suite touché dans une de ses chaudières, se déroba en tournant à tribord et lâcha sa pleine bordée de torpilles. Presque en même temps, le Virulam attaquait dans un secteur proche, sans opposition, le feu japonais étant concentré sur le Saumarez. Le croiseur, qui manoeuvrait de son mieux pour éviter les torpilles, Quand même atteint trois fois à l’avant, son armement avant s’était tu et il commençait à donner de la bande. Il reçut encore un impact, probablement deux à la hauteur de ses machines. Pendant dix minutes le Haguro fut harcelé par l’artillerie des destroyers. Alors le Venus et le Virago, saisissant leur chance, se ruèrent à bâbord, lâchant à eux deux onze torpilles.

Seul le Volage n’avait pas pris part è l’attaque. A 1 h 50, il reçut l’ordre d’expédier par le fond la coque du croiseur déjà très incliné et enfoncé, brûlant à l’avant. A un mile (1 500 km) seulement le destoyer manqua sa cible. Ce fut le Venus qui, fit le travail. A 2 h 06, à 45 miles (72 km) au sud-ouest de Penang, le Haguro sombra.

Les destroyers, comblés de joie, n’en demandaient pas davantage et se retirèrent. Le Kamikaze revint plus tard pour arracher quatre cents survivants aux eaux noires. Dans la flottille britannique, seul le Saumarez avait été endommagé.

BOMBES SUR LE PACIFIQUE

Classé sous GUERRE DU PACIFIQUE — braultjeanpaul @ 6 h 10 min

Cest sur le théâtre du pacifique que le bombardier léger pit donner toute la mesure de ses possibilités. Chacun des deux camps en présence utilisa en effet plusieurs appareils de ce type. Ces derniers devaient opérer le plus souvent à partir d’aérodromes de fortune aménagés dans la jungle sur les îles les plus proches des zones de combat.

Les forces japonaises entrèrent en guerre le 7 décembre 1941 à l’aube, lorsque les avions embarqués de la 1re Flotte aéronavale fondirent sur la base de l’US Navy de Pearl Harbor, ou une grande partie de la flotte de combat américaine était amarée (si plusieurs cuirassés furent coulés ou endommagés, les porte-avions absents des lieux ce jour-là échappèrent à l’attaque). Pour stopper la grande offensive lancée sumultanément par les Japonais en direction de l’Asie du Sud-Est, les Américains (aux Philippines), les Britanniques (en Malaisie) et les Néerlandais (à Java) disposèrent ensemble de 710 avions, les forces auxquelles venaient s’ajouter les 165 appareils de la Royal Australian Air Force stationnés en Malaisie, en Indonésie et dans les Salomon. En Malaisie, la RAF Far East Command comprenait les Squadrons 60 et 61, unités équipées de Bristol Blenheim Mk I, modèle entré en service en 1937 et pourvu d’un armement défensif constitué par une seule mitrailleuse Vickers de 7,7 mm. Également basées dans la péninsule de Malacca, deux autres unités étaient dotées de bombardiers torpil- leurs Vickers Vildebeest Mk III le plus lent de tous les avions à être engagés dans des opérations sur ce théâtre. La RAAF mettait quant à elle en œuvre des Lockheed Hudson Mk I et Mk III bombardiers de reconnaissance maritime performants et suffisamment armés pour repousser une attaque de chasseurs ; elle alignait également quelques squadrons de monomoteurs Commonwealth Wirraway, utilisé eux aussi dans des missions de reconnaissance et pouvant emporter des petites bombes ; une unité mixte, le Squadron 24, équipée de Hudson et de Wirraway, était basée à Rabaul, en Nouvelle-Bretagne. De son côté, le Corps aérien de l’armée des Indes néerlandaises (ML-KNILL) comprenait une division de bombardiers légers bimoteur Martin 139WH2, dont une unité était détachée à Singapour. Enfin L’US Far East Air Force, aux Philippines, ne disposait d’aucun bombardier léger, mais mettait en œuvre 36 bombardiers lourds Boeing B-17D Fortess basés près de Manille. Les Alliés se trouvaient totalement impréparés pour faire face à la violence des attaques aériennes japonaises. Ils considéraient les avions nippons comme inférieurs aux leurs ou, au mieux, comme de simples répliques de leurs propres appareils de l’entre-deux guerres. Ils ne tenaient aucun compte du fait que les équipages des forces aériennes japonaises avaient été engagés dans des opérations militaires en Mandchourie et en Chine pendant les dix années précédentes, et semblaient ignorer qu’ils maîtrisaient parfaitement les techniques de combat.

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Les Mitchell du 499th Bomb Squadron (Bats Outa Hell) du 345th Bomb Group (Medium) effectuèrent des  attaques à basses altitude contre toutes sortes d’objectifs japonais. Une bombe larguée par un B-25-J atteint de plein fouet un destroyer de la Marine impériale japonaise.

Les bombardiers légers de la force aérienne de l’armée japonaise étaient répartis en deux groupes aériens combinés, groupes avec lesquels les avions basés à terre de la force aéronavale nippone seraient appelés à coopérer, Les bombardiers bimoteurs Mitsubishi Ki-21-IB et Kawasaki Ki-48-I (baptisés respectivement Sally et Lily selon le code adopté par les Alliés en 1942) du 5e groupe aérien combiné basé à Formose, étaient chargés d’attaquer Luçon et Mindanao. Les deux principales îles des Philippines. Quant aux raids au-dessus de Siam et de la Malaisie, ils incombaient aux Ki-21 et Ki-48 du 3e groupe, basé en Indochine et dans l’île chinoise de Hainan. La FAAJ était également équipée de bombardiers légers monomoteurs, les Mitsubishi Ki-30 et Ki-51 (désignés par les Américains (Ann)  et (Sonia) et les Kawasaki Ki-32 (Mary). Les restes des quelques 650 appareils japonais basée à terre, en Indochine et à Fortmose, des Mitsubishi G3M2 (Nell) et G4M1 (Betty), appartenaient à des unités de la XIe Flotte aérienne de la Marine impériale sous le commandement du vice-amiral Nishizo Tsukuhara, les 21e et 23e flotilles aéronavales, basées à Formose et la 22e basée dans la région de Saigon. Le nouveau Mitsubishi G4M1 rempaçait progrèssivement le vieux G3M2, même si ce dernier devait continuer à équiper des unités de première ligne jusqu’en 1944 ; tous deux étaient pourvus d’une arme redoutable, la torpille Type 91 de 450 mm à oxygène liquide.

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A l’instar d’autres raids contre les îles occupées par les Japonais, l’opération contre la Nouvelle-Bretagne fut une action combinée mettant en jeu des forces aériennes, maritimes et terrestres. Fers de lance de la force d’attaque, les B-25 Mitchell pilonnàrent préalablement les défenses ennemies en effectuant des raids à basse altitude.

Le 19 décembre 1941, des G3M2 et G4M1 des groupes aéronavals (Kokutais) Genzan, Mihoro et Kanoya coulaient le Repulse et le Prince of Wales au large des côtes de la Malaisie. En ce même jour, quarante-huit heures à peine s’étaient écoulées depuis le début du conflit, les bombardiers légers japonais, opérant à partir de l’Indochine, de Formose et des îles Marshall, attaquaient des objectifs aussi distants les uns des autres que l’île de Wake, Hong Kong, Manille ou Singapour. Les forces d’invasion nippones ne rencontrèrent une vive résistance de la part des Alliés qu’en Birmanie : un grand nombre de Ki-21 furent abattus par les Curtiss P-40 de l’américain Volunteer Group (Les Flying Tigers) et les Hawker Hurricane et Brewster Buffalo de la RAF au-dessus de Ragoon en décembre 1941 et janvier 1942. En quelques semaines, les Japonais atteignirent tous les buts qu’ils s’étaient assignés : la Malaisie et les Indes néerlandaises étaient déjà entièrement conquises en mars 1942 ; la Birmanie et les Philippines tombèrent en mai.

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Le 18 avril 1942 seize B25 conduits par le Colonel James Doolittle quittent le pont du Hornet pour effectuer une attaque particukuèrement audacieuse contre Tokyo, Yokohama, Nagoya et Kobe. Le raid nécissita une coopération étroite entre l’US Army Air Force et l’US Navy.

Raid sur Tokyo

Pendant les deux années qui suivirent, tandis que des batailles périphériques seraient livrées en Chine, dans les Aléoutiennes et aux frontières de la Birmanie, les principaux combats allaient se dérouler dans les Salomon et la Nouvelle-Guinée. Les forces japonaises engagées sur le théâtre du Sud-Ouest du Pacifique établirent leur quartier général à Rabaul. Transférés à Kemdari, dans l’île des Célèbes (Indonésie). Les G3M2 et G4M1 de la 23e flottille aéronavale effectuèrent un nombre croissant d’attaques contre le port australien de Darwin ; dans le même temps, la 25e flottille prenait pour cible la base alliée clef du Port Moresby, en Nouvelle-Guinée. Au lendemain de la déroute alliée à Java, la RAAF et L’US Far East Air Force ripostèrent avec les modestes moyens dont elles disposaient alors : utilisant au début un petit nombre de bombardiers en piqué Hudson Mk III, Martin B-26-A Marauder et Douglas A-24 ainsi que des North Américan B-25 Mitchell et Douglas A-20-C Havroc, elles attaquèrent régulièrement, pendant les six mois qui suivirent, Rabaul, Lae, Salamaua, Buka, Dili, Penfui et d’autres bases ennemies en mer d’Arafoura. Le raid le plus audacieux de cette période fut cependant accompli par les seize B-25-B du 17th BG qui, placés sous le commandement du Colonel James Doolittle, bombardèrent plusieurs villes japonaises ( dont Tokyo ) le 18 avril 1942 : décollant à plus de 1 200 km des côtes nippones à partir du pont du Hornet, les Mitchell, une fois leur missions accomplie, effectuèrent des atterrissages forcés ou s’écrasèrent sur le continent, en Chine ei en territoire soviétique.

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Le B-25 Mitchell étai apprécié pour sa vitesse, son armement et sa maniabilité. Ce B-25D sortit des chaînes de montages de Kanas City.

Opérant à l’extrême limite de leurs rayons d’actions, les bombardiers légers alliés de la SWPA (South-West Pacific Area) furent souvent mis à mal par les chasseurs Mitsubishi A6M2 (Zeke) du groupe d’élite Tainan, basé à Lae et Rabaul. A Port Moresby, la 5e US Air Force, récemment constituée et placée sous les ordres du Général George Kenney, comprenait les 3rd, 22nd et 38 th Bomb Groups, tandis que le Group 9 de la RAAF disposait d’un petit nombre de Boston Mk III qui viendrait plus tard renforcer des chasseurs-bombardiers Bristol Beaufighter Mk VIF. Les Américains procédant au retrait progressif de leurs B-26 Marauder, les principaux avions de la 5th Air Force furent bientôt le B-25 Mitchell et le A-20 Havoc. A l’instigation du Général Paul (Pappy) Gunn, ces derniers appareils furent adaptés pour des missions de mitraillage à basse altitude et pourvus de bombes à haute puissance explosive Para-Frag de 19 kg ; quant à la version B-25C INA du Mitchell, elle fut dotée de huit mitrailleuses Browning M2 de 12,7 mm montée dans le nez. Un autre nouveau modèle, le Lockheed Ventura GR.Mk V, fut employé par des squadrons de la RNZAF dans les Salomon à partir de l’automne 1942.

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Spectaculaire photographie d’un Douglas P-70 touché par la DCA japonaise au-dessus de la Nouvelle-Guinée néerlandaisee au cours d’une de ses attaques à basse altitude.

L’offensive finale

Tandis que les 5th et 7th US Air Force, assistées par la RAAF et la RNZAF, prenaient part aux combats dans les Salomon et en Nouvelle-Guinée, la petite 11th US Air Force menait une difficile campagne dans les Aléoutiennes. Une seule de ses unités, le 28th Composite Group, était équipée de B-25. Rassemblés ensuite, au lendemain de la chite de Kiska, en août 1943, au sein du seul 77th Nomb Aquadron, ces derniers devaient participer au raid contre Paramushiro, dans les Kuriles, le 11 septembre 1943 : à leurs côtés opéraient les bombardiers de patrouille légère Lockheed PV-1 et PV-2 Harpoon de l’US Navy, spécialisés dans les missions antinavires. Du cpté japonais, les G4M2 de la 25e flottille aéronavale furent particulièrement actifs sur ce théâtre.

   Dans le Pacifique Sud, les combats reprirent de plus belle lorsque les forces américaines prirent pied dans les îles Marshall et Gilbert. Un appui aérien fut fourni aux forces de débarquement par les B-25 de la 7th US Air Force, ainsi que pr les B-25 du 4st Group. A ce stade de la guerre, les plus récentes versions du Mitchell comprenaient les B25-G et H, armés de canons de 75 mm, et les B-26J-INA qui pouvait comporter jusqu’à 12 mitrailleuses de 12,7 mm.

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North American B-25C-10 du 49th BS,, 340 th BG, basé à Catane  (Sicile) en septembre 1943. On notera les marques de la RAF sur les dérives.

Les Alliés s’assurèrent définitivement la maîtrise de l’air dans le Pacifique à la fin du printemps 1944, au lendemain de la cruciale bataille de la mer des Philippines et l’anéantissement de la 1re  Flotte aérienne de la Marine impéraile japonaise dans les îles Mariannes. Rassemblés au sein des Far East Air Forces (général Kenney) en juin, les bombardiers légers des 5th et 7th Air Force prirent part aux batailles des golfes de Leyte et de Lingayen, entre octobre 1944 et janvier 1945. Cette période vit l’entrée en scène des pilotes-suicides japonais, ou kamikazes, qui devaient infliger de lourdes pertes à l’US Navy. C’est pendant la campagne des Philippines que le dernier-né de Mitsubishi, le bombardier KI-67 Hiryû (Peggy) fut rencontré pour la première fois. Meilleur bombardier léger japonais de toute la guerre, le Ki-67 Hiryû contribua grandement, avec le Ki-48 et Ki-21, à retarder l’avance des Alliés dans les derniers mois du conflit.

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Les Japonais furent dans l’impossibilité de mettre en service un nombre important de Mitsubishi Ki-67 Hiryû.

Les B-25 de la 5th Air Force, basé à Luçon après la conquête des Philippines, traquèrent les navires ennemis en mer de Chine méridionale et bombardèrent des objectifs sur Formose, avant d’être intégrés dans la 7th Air Force au lendemain de la bataille d’Okinawa, en avril 1945. A partir de 1e  Shima, les B-25 attaquèrent ensuite Kyushu, dans le sud du Japon. Pendant la bataille d’Okinawa, les attaques de kamikazes atteignirent leur maximum d’intensité, chaque type de bombardier léger japonais étant employé. Les Alliés, de leur côté, mirent également en service dans les dernières semaines de la guerre le Douglas A-26 Invader.

27 juillet 2014

LES HYDRAVIONS DU PACIFIQUE

Classé sous GUERRE DU PACIFIQUE — braultjeanpaul @ 6 h 23 min

Au cours des premières années de la guerre du Pacifique, la puissance de l’aviation embarquée nippone empêcha les Alliées de déployer sur une grande échelle les appareils lents et vulnérables que constituaient les hydravions.

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Près d’une base aérienne d’une île des Aléoutiennes, un Consolidated PBY-5 amphibie, le principal appareil de patrouille maritime de l’US Navy au cours de l’année 1942, s’apprête à partir pour une mission de reconnaissance.

Le rôle que jouèrent les hydravions dans la guerre du Pacifique fut moins important que prévu compte tenu des vastes étendues d’eau à surveiller et de la nature essentiellement maritime du conflit. En fait, ce fut sans doute la dimension même du théâtre des opérations qui enleva aux hydravions à long rayon d’action une partie de leur utilité, jusqu’à l’élimination progressive  de la force aéronavale japonaise.Cependant, dans les mers relativement étroites du Sud-Est asiatique et dans les nombreus archipels qui allaient se révéler d’une importance stratégique vitale dans la guerre du Pacifique, les hydravions trouvèrent dans les missions de reconnaissance maritime un emploi fait pour eux. Ils restèrent pourtant extrêmement vulnérables, du fait que leurs lieux de mouillage étaient géographiquement très dispersés et qu’ils durent affronter de nombreux chasseurs embarqués ennemis.

Quand ils attaquèrent Pearl Harbor, les Japonais possédaient environ cent Kawanishi H6K et de nombreux Yokosuka H5Y répartis dans tout le Pacifique Nords et dans des bases côtières de l’Asie du Sud-Est. En prévision d’une éventuelle agression nippone quelques soixante-dix Consolidated PBY Catalina de différents types équipaient douze squadrons de patrouille de l’US Navy, dont cinq opéraient à partir de Hawaii. L’aéronavale des Pays-Bas disposait dans les Indes Néerlandaises de vingt-quatre Dornier Do 24K ; le squadron 205 de la Royal Air Force venait de réceptionner six Catalina à Singapour ; La Royal New Zeeland Air Force mettait en œuvre depuis les îles Fidji un nombre équivalent d’entique hydravions Short Singapore ayant appartenu à la RAF ; et le Royal Australian Air Force possédait quelques Catalina basés au nord de l’Australie.

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Les PBY Catalina étant particulièrement efficaces au cours des missions de nuit, des unités spéciales les Squadrons Black Cat, furent mises sur pied à cette fin en faisant appel aux meilleurs équipages de l’US Navy.

Malgré leur éparpillement et leur vulnérabilité (presque la moitié des Dornier néerlandais ne survécurent pas au trois premières semaines de la guerre et les pertes subies par les PBY à Pearl Harbor furent particulièrement lourdes, un squadron entier était anéanti à sa base de Ford Island), les hydravions accomplirent nombre d’exploits mémorables, comme le raid de bombardement conduit avec succès par les Catalina australiens sur la base japonaise de Truk, dans les îles Carolines, le 15 janvier 1942. En dehors des longues patrouilles effectuées par les PBY américains pour surveiller les flottes nippones, l’US Navy au début des hostilités, se servit surtout des hydravions comme « navigateurs » pour aider aux déploiements de ses renforts de chasseurs dans le Pacifique.

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A gauche, photograpié quelques instants avant d’être abattu, ce Kawanishi H8K2 portait un armement défensif de cinq canons de 20 mm et cinq mitrailleuses. Cet appareil était sans conteste le meilleur de tous les hydravions. A droite, le même appareil que sur le cliché précédent perd rapidement de l’altitude après avoir été atteint par des intercepteurs américains. La vitesse réduite de l’(Emily)  facilitait la tâche de l’aviation alliée.

Il fallut attendre les grandes batailles navales qui se déroulèrent un peu plus tard pour que le potentiel du PBY américain soit exploité à son maximum ; c’est ainsi que les Catalina de la RAF basé à Ceylan signalèrent l’approche de la force de porte-avions de l’amiral Nagumo dans l’océan Indien, ce qui permit à de nombreux navires (mais malheureusement pas au porte-avions britannique Hermes) d’échapper à la destruction. Au cours des phases préliminaires de la bataille de Midway, trente PBY, qui étaient basés sur l’atoll lui-même, prirent l’air tous les matins à l’aube pour guetter l’arrivée des bâtiments ennemis ; le 3 juin 1942, l’un des pilotes repéra la flotte d’invasion japonaise, la suivi et donna des indications constantes sur sa position ; dans la nuit des PBY effectuèrent un transport de troupes ; le lendemain, les pilotes des Catalina trouvaient au cours de leurs patrouilles les redoutables porte-avions nippons. Pendant la bataille des îles Salomon, les hydravions des deux camps recherchèrent activement chacune des flottes adverses ; là encore, les PBY jouèrent un rôle prémordial dans la localisation des porte-avions de Nagumo, et ils firent de même au cours de la bataille des îles Santa Cruz.

En juin 1944, au moment de la plus grande bataille navale qui se déroula pendant cette guerre, la bataille des îles Mariannes (qui donna lieu à ce que les pilotes américains appelèrent le tir aux dindons des Mariannes), le  Martin PBM Mariner, qui était équipé d’un radar, opérait déjà d’un bout à l’autre du Pacifique aux côtés des PBY, et ce furent des appareils de ce type basés à Saipan qui, les premiers prirent contact avec la 1re flotte mobile de l’amiral Ozawa.

Les Japonais quant à eux, connurent moins de réussite dans le déploiement de leurs hydravions durant la seconde moitié du conflit, surtout du fait des ravages causés par les chasseurs à long rayon d’action américains, mais aussi parce qu’ils ne disposaient pas de bons radars de veille aéroportés, alors que presque tous les avions de reconnaissance maritime alliés, ou qu’ils opèrassent dans le monde, en faisaient un usage constant. Le remarquable Kawanishi H8K arriva trop tard pour influer sur le cours des événements, et il fut d’ailleurs cantonné dans une large mesure à des missions de secondes lignes telles que le transport des troupes et de l’état-major de la marine.

A la suite des pertes désastreuses infligées par les sous-marins allemands, peu de temps après l’entrée en guerre des Etats-Unis, aux navires marchands américains circulant dans l’Atlantique Ouest et la mer des Antilles l’US Army Air Force et l’US Navy augmentèrent régulièrement le nombre de squadrons de patrouille et e reconnaissance maritime, dont le rôle était de protéger la navigation de la menace des U-Boote ennemis. En 1943, ces patrouilles assuraient une couverture aérienne efficace jusqu’à une distance de l’ordre de 1 300 km au large des côtes nord-américaines et le Coastal Command britannique en faisait autant de l’autre côté de l’Atlantique ; il restait cependant au milieu de l’océan une zone dangereuse assez étendue, que seule pouvait prendre en charge les appareils (à rayon d’action très limité) embarqués sur les porte-avions d’escorte qui accompagnaient parfois les convois les plus inportants. Dans l’Atlantique Sud, grâce à l’île de l’Ascension et aux bases installées au Brésil, presque toute la largeur de l’océan entre l’Afrique et l’Amérique du Sud pouvait être surveillée par les avions de patrouille.

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Un Catalina de la RAF survole les côtes de l’île de Ceylan. Ces appareils ont été stationnés en Inde et en Afrique de l’Est afin de patrouiller au-dessus du golfe de Bengale et de l’océan Indien pour repérer les raiders japonais.

Les meutes de U-Boote

Le nombre croissant de victoires remportées par l’ensemble des forces anti-sous-marines alliées amena les Allemands à modifier considérablement leurs tactiques dans ce domaine. L’un des plus importants de ces changements consista à utiliser des (meutes) de U-Boote qui suivaient les convois jusqu’à ce qu’ils soient en dehors de la zone couverte par les avions basés à terre et qui les attaquaient alors en force, parvenant ainsi souvent à détruire un grand nombre de navires de commerce.

Mais les hydravions menèrent la vie dure aux sous-marins. Le 24 juin 1944, un pilote de Catalina canadien, le Flight Lieutenant D.E. Hornell, repéra et attaqua un sous-marin en surface dans l’Atlantique Nord, l’une des ses mitrailleuses avant de son hydravion s’enraya et les canons du sous-marin entrèrent en action, touchant l’un des moteur du Catalina et mettant le feu aux réservoirs d’aile. Tout en s’éfforçant de garder le contrôle de son avion désemparé et en flammes, Hornell réussit à faire un passage au ras de l’eau, encadra sa cible et l’envoya par le fond avec des grenades sous-marine. Quand le moteur embrasé se détacha, le pilote n’eut pas d’autre solution que de faire un amérissage forcé et, bien que souffrant de plusieurs blessures, il réussit à faire monter son équipage dans le seule canot de sauvetage qui n’avait pas été endommagé. Ballotés par des eaux glaciales, six des sept hommes survécurent dans le canot pendant plus de ving heures avant d’être recueillis par une chaloupe de sauvetage. Hornell, qui avait perdu connaissance quelques heures auparavant, mourut trois jours plus tard.

Les vastes étendues du Pacifique et la distance séparant l’aviation basée à terre des flottes en opération obligèrent celles-ci à disposer d’une aviation d’observation embarquée. En outre, la forme même de L’expansion nippone contraignit la marine impériale à se doter d’hydravions à flotteurs avant 1941.

Préparant la guerre dans le Pacifique, le Japon, en tant qu’agresseur, envisagea de s’équiper d’une importante force d’hydravions à flotteurs destinée à soutenir ses ambitions territoriales. De tels appareils étaient absolument indispensables à la couverture des flottes engagées dans de longues expéditions outre-mer dans lesquelles le Japon n’était pas certain de disposer des bases aériennes nécessaires en égard à l’immensité de l’Océan. C’est la raison pour laquelle l’état-major naval japonais se dota non seulement de nombreux porte-avions mais aussi de plusieurs transports d’hydravions, bâtiments que d’autres marines utilisaient comme des plates-formes mobiles mais non opérationnelles. Le Japon construisit pour ce faire huit navires de ce type qui, réunissant plus d’une centaine d’hydravions à flotteurs, accompagnèrent les forces d’assaut pendant les deux premières années de la guerre.

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Un Vought OS2U Kingfisher se place sur le dispositif de récupération spécial du croiseur lourd USS Quincey. Cette façon de faire permettait aux bâtiments d’embarquer leurs avions d’observation sans stopper.

Quoi qu’il en fût, ces appareils étaient en général de conception encienne à l’époque de Pearl Harbor et n’étaient pas destinés à être engagés dans des combats aériens. La conquête de la supériorité dans les airs était confiée aux chasseurs embarqués sur porte-avions, et les missions d’attaque revenaient aux bombardiers disponibles à bord de ces bâtiments. Néanmoins, au début du conflit, l’état-major naval accordait une grande confiance à des avions comme le Kawanishi E7K2 (ALF), un biplan à flotteurs mis en œuvre par les transports d’hydravions Chitose et Chiyoda. Le premier de ces navires prit même part à la campagne des Salomon. Jsugeant tous deux 11 190 t, ces bateaux furent transformés en porte-avions d’escorte en 1943 et coulés par les Américains.

Si l’E7K2 était démodé quand débuta la guerre dans le Pacifique, un autre hydravion à flotteurs, plus moderne celui-là, était entré depuis peu en service. Il s’agissait du Aichi 13A1 (Jake), qui opérait depuis des transports d’hydravions et des croiseurs, et qui avait participé à l’attaque de la ligne ferroviaire Hankow-Canton. Embarqué sur les croiseurs Chikuma, Kinugasa et Tone, cet appareil fut également engagé dans l’assaut mené sur Pearl Harbor, Ce petit hydravion à flotteurs triplace pouvait tenir l’air, si besoin était, pendant une quinzaine d’heures, ce qui était remarquable. Un autre bon appareil, L’Aichi E16A1 (Paul) fut mis en service dans le Pacifique, mais il fit son apparition tardivement à une époque ou l’initiative était passée du côté américain, si bien qu’il subit de lourdes pertes lors de la bataille des Philippines en 1944. Comme d’autres machines mises en service au moment ou la supériorité alliée dans les airs étaient devenue totale, l’E16A1 termina sa carrière en effectuant des attaques suicides pendant les derniers mois de la guerre.

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La myriade d’îles formant les Indes orientales fit des hydravions à flotteurs un moyen de combat indispensable pour les Japonais engagés dans la conquête de cette région. Après la fin de la guerre, les Britanniques découvrirent d’importantes quantités d’appareils sur la base de Seletar.

Mais l’emploi la plus interessante des hydravions au sein de la marine impériale fut leur mise en œuvre en liaison avec les sous-marins. L’idée d’intaller des avions à bord des submersibles ne fut en fait appliquée qu’au Japon. Elle connut un évident succès, et ce pendant une assez longue période. Pas moins de trente-six sous-marins équipés d’hydravions servirent dans l’arme navale nippone ou furent construits au cours des hostilités. Le I-7, un submersible jaugeant 2 525 t, et lancé en 1935 expédia au-dessus de Pearl Harbor, dix jours après l’attaque japonaise, un Yokosyka E14Y1 du I-25 piloté par un officier du nom de Fujita  largua des projectiles au phosphore de 76 kg sur la côte de l’Oregon et fut le seul appareil à avoir jeté des bombes sur le territoire des Etats-Unis au cours de la Seconde Guerre mondiale. Cette attaque isolée visait avant tout, comme d’ailleur le raid de Doolittle sur le Japon en avril 1942, à porter un coupau moral de l’ennemi.

Pendant plus de deux ans, les sous-marins à long rayon d’action des clase I-7,  I-9,  I-15 et  I-10 rôdèrent dans le Pacifique et l’océan Indien, utilisant presque exclusivement leurs E14Y1 pour reconnaître les ports alliés en Australie, en Nouvelle-Zélande, dans les Aléoutiennes, ais aussi à Ceylan, aux Seychelles, à Madagascar et en Afrique orientale. Neuf des vingt-deux bâtiments engagés furent perdus pendant cette période, le plus souvent dans l’attaque de navires de commerce. La supériorité aérienne des Alliés limita de plus en plus l’utilisation des hydravions embarqués sur sous-marins.

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L’E13A du Tone se trouvait dans la partie nord du secteur de recherche qui lui avait été imparti quand il découvrit les navires américains. Par chance pour les Américains, l’avion de reconnaissance japonais ne put conserver le contact que pendant un peu plus d’une heure.

Léclaireur aérien de Midway

La bataille de Midway constitua le tournant de la guerre dans le Pacifique. Cet affrontement  entre porte-avions américains et japonais fut désisif et permit aux Américains de reprendre l’initiative. Ce ne fut que grâce à l’un de ces aléas qui décdent du sort d’une bataille que les Japonais ne furent pas informés de la présence des navires américains. A la suite d’une erreur de manipulation, le catapultage de l’appareil du croiseur lourd Tone fut retardé. Cette seule faute empêcha le (Jake) du Tone de repérer à temps la flotte américaine. De leur côté, les Américains étaient parvenus à décrypter le code ennemi et à savoir approximativement ou se trouvait la flotte nippone.

À 7 h 28, l’hydravion à flotteurs japonais transmit son premier message : (Aperçu dix navires, certainement ennemis.) Les communications suivantes signalèrent cinq croiseurs et cinq destroyers. Mais aucune mention rapportant la présence de porte-avions ne fut faite avant 8 h20. Ce fut un véritable choc pour les responsables japonais, qui réalisèrent alors que leur flotte pouvait être attaquée par la voie des airs. Ils avaient raison, puisque les raids conduits par les Américains chagèrent le cours de la guerre dans le Pacifique.

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Épine dorsale des unités de reconnaissance de la marine impériale nipponne, le E13A servait sur les croiseurs et les transports d’hydravions.

Un projet beaucoup plus ambitieux fut conçu par la marine impériale en 1942, quand celle-ci demanda la réalisation d’un bombardier rapide et puissant, capable d’emporter une charge de bombes de 850 kg à une distance de 1 130 km. Il s’agissait en fait d’un appareil largué depuis un sous-marin et qui, dès qu’il avait pris l’air, se débarassait de ses flotteurs. Désigné A6M2, cet avion était propulsé par un moteur Atsuta 32 en ligne de 1 400 ch (1 044 Kw). Malheureusement pour les Japonais, le développement du M6A1 fut extrêmement lent, et ce ne fut pas avant 1944 que les sous-marins des classes I-400, (5 220 t) et I-13  3 600 t) furent commandés. En 1945, des plans furent dressés en vue d’un bombardement des écluses du canal de Panama par les submersibles de la 1re flottille. Le I-400 et le I-401 enportant chacun trois M6A1, de même que le I-13 et le I-14, qui mettaient en œuvre deux de ces appareils chacun, furent addectés à cette mission. Se rendant compte que les objectifs les plus interessants se trouvaient à présent dans le Pacifique, l’état-major naval nippon détourna la flottille d’attaque sur l’atoll d’Ulithia à 480 km au sud-est des Mariannes. Les sous-marins étaient encore en plein Océan quand les deux bombes atomiques explosèrent au-dessus du Japon, obligeant celui-ci à capituler.

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Sans dout l’un des meilleurs hydravions à flotteurs de la marine nipponne, l’Aichi M6A Seiran fut conçu pour être utilisé à partir de sous-marins. La mission originale de cet appareil consistait dans l’attaque des écluses du canal de Panama.

LA BATAILLE DU FOND DE FERAILLE

Classé sous GUERRE DU PACIFIQUE — braultjeanpaul @ 6 h 16 min

Les batailles navales autour des îles Salomon, dans l’océan Pacifique, au cours de la seconde moitié de l’année 1942, furent une succession d’action brèves, violentes et dramatiques qui eurent lieu souvent la nuit.

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Carte de la bataille du fod de ferraille août 1942.

 Décontenancés sur le moment par la perte subite de l’île de Guadalcanal, les Japonais réagirent avec rapidité. Le vice-amiral Mikawa appareilla de Rabaul, dans le sud-est de la Nouvelle-Guinée, quelques heures après le débarquement des Américains. Il avait à couvrir 1 125 km et le croiseur lourd Chokai, qui arborait la marque du vice-amiral, accompagné de deux croiseurs légers et d’un destroyer donna toute sa vitesse. A quatorze heures du jour même du débarquement, il aviat déjà franchi 320 km, en route pour son rendez-vous avec un puissant renfort de quatre autres croiseurs lourds, près de Bougainville, l’île la plus occidentale des Salomon. Ayant réuni ses forces, Mikawa emprunta le passage entre les deux chaînes d’île parallèles constituant l’archipel, une sorte de longue mer intérieur de 30 à 60 km de largeur, qui fut baptisée the slot, la faille. Les Américains, qui n’attendaient rien de bon venant de l’ouest, avaient lancé des reconnaissances aériennes dans cette direction. Mikawa fut de la sorte repéré par deux fois avant midi, en ce jour du 8 août. Mais les Américains n’avaient aucune véritable expérience de la guerre. Les informations des aviateurs étaient imprécises, transmises d’un manière routinière, et metaient des heures à filtrer à travers la hiararchie militaire, si bien que ce ne fut guère avant 19 heures que le contre-amiral Turner, chef de la force amphibie, apprit en même temps que la flotte japonaise approchait et que les porte-avions américains s’en allaient.

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Le Chokai, portant la marque de l’amiral Mikawa, conduisit l’assaut japonais contre les forces alliées stationnées autour de l’île de Savo. Leurs magnifiques équipages, excellant dans les combats de nuit, obtinrent une belle victoire aux dépens des flottes alliés.

La dernière nouvelle était alarmante, mais la première qui annonçait par erreur que l’escadre japonaise se composait surtout de ravitailleurs d’hydravions, l’était moins. Elle concordait avec le type de base que l’ennemi avait établie à Florida, et de tels bateau ne représentaient pas une menace directe. Rien ne laissait présager une attaque imminente et aucune précaution ne fut prise pour faire face à une telle éventualité. En outre, on trouvait sur place une escadre non négligeable de six croiseurs lourds, deux croiseurs légers et quatre destroyers, américains ou australiens, sous le commandement de l’amiral Crutchley, de la Royal Autralian Navy. Malheureusement les caractéristiques géographiques de la région ne facilitèrent pas la concentration de cette escadre.

Entre les plages nord de Guadalcanal et les îles voisines de Florida et Tulagi, plus au nord, il existe un passage de 24 à 40 km de largeur. Dans sa partie la plus étendu, au nord-ouest, par ou devait arriver Mikawa, cette mer intérieur, la « rainure », est divisé au centre par l’île de Savo, un rocher escarpé de 8 km de diamètres. Crutchler avait posté, entre Guadalcanal et Savo, un groupe sud composé de son navire amiral, l’Australia, le croiseur autralien Camberra et de l’américain Chicago. Au nord entre Savo et les îles Florida et Tulagi, croisait le restant de ses forces, les croiseurs lourd Astoria, Quincy  et Vicennes, barrant les approches du nord-ouest, deux destroyers américains en piquet radar, montaient la garde. L’accès aux plages par le sud-est moins probable, était couvert par deux croiseurs légers et deux destroyers. Sur le papier, ce choix semblait rationnel. Le petit matin du 8 août était très sombre, avec des nuages bas et des grains incessants ; il faisait chaud et humide, un climat carac- téristique de la région, Turner, préoccupé par les conséquences du retrait de Fletcher, appela Crutchley pour examiner la situation. Ce dernier, vu les mauvaises conditions atmosphériques, crut bon d’aller au rendez-vous à bord du croiseur arborant sa marque, l’Australia, laissant le commandement du groupe Sud à son adjoint à bord du Chicago. Quand Crutchley se présenta à son supérieur, Mikawa était à 80 km et approchait à toute allure sans que personne n’en eût la moindre idée.

 

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La force de croiseurs japonais, commandé par l’amiral Mikawa, passe sans encombre les destroyers en piquet radar pour se diriger vers la cible principale.

À 0 h 43, le 9 août, l’escadre japonaise formée en file, le Chokai en tête, pouvait distinguer malgré l’obscurité à 8 km le premier destroyer américain, Cétait le Blue qui, avec son matelot le Royal Talbot, sillonnait lentement le détroit, tout le monde à bord (sauf le quart de service) dormant. Surpris, le croiseur américain Chicago et l’aus- trailien Camberra reçoivent de plein fouet une attaque à la torpille. En quatre minutes, leur sort est réglé. Les équipages alliés tentent de riposter, mais il est trop tard, les navires sont perdus.

Quoique la ligne des vaisseaux japonais fut longue et en provenance de la direction surveillée, elle ne fut pas remarquée et défilla entre les deux destroyers ennemis à la vitesse de 26 nœuds. Mikawa avait décidé de porter un coup rapide (par crainte d’une contre-attaque en provenance des porte-avions de Fletcher) afin de repartir aussitôt avant le jour. Il n’ésita pas à lancer une reconnaissance aérienne. Les veilleurs américains virent l’appareil, mais sans comprendre que ses flotteurs indiquaient qu’il s’agissait d’un hydravion basé sur un gros bâtiment.

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Le Minneapolis, un croiseur de la classe New orlean. Les navires de cette classe partagent avec les Zara italiens le douteux privillège d’avoir perdu trois navires au cours d’un seul combat.

Toujours sans que leur présence soit soupçonnée, les Japonais laissèrent bientôt les deux croiseurs du groupe sud demeurés sur place.

À 1 h 38 les Japonais lançèrent leur première slave de torpilles. Quelques minutes plus tard, la paix nocturne fut brisée par l’éclatement des torpilles frappant de plein fouet le Camberra et illuminée par les hautes flammes qui s’en élevaient. Le commandant du Chicago fut réveillé en surseau qund l’avant de son bateau fut touché à son tour par une torpille. L’ennemi était toujours invisible et la bataille unilatérale, vielle de quatre minutes.

Quand les deux croiseurs commençèrent à répondre, la force navale de Mikawa était passée et faisait le tour de l’île de Savo pour se retirer. Mais la manœuvre rompit la ligne, qui se divisa en deux, de telle manière que ce furent deux colonnes parallèles qui encadrèrent le groupe Nord des Alliés. Aussi incroyable que cela paraisse, le Chicago n’avait rien signalé et les croiseurs du groupe Nord n’avaient pas entendu l’explosion des torpilles sues sud de l’île, c’est-à-dire à une distance de 8 km seulement !

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Photographié en 1938, l’îlot central du Chokai illustre bien la construction massive qui caractérisait les navires japonais. Les bâtiments américains du même type étaient bien moins protégés, ce qui explique en partie les pertes des Salomon.

Avançant à une vitesse stabilisée de 10 nœuds, les trois croiseurs américains, plus ou moins en ligne, équipages au lit, canons sans servants et dans l’axe du navire, soit vers l’avant, soit vers l’arrière, se trouvèrent tout à coup dans un bain de lumière. Ce qui se passa ensuite fut pire qu’à Matapan, ou la flotte italienne avait été surprise et décimée l’anné préécédente. Passant à 300 ou 400 mètres, les Japonais firent donner en même temps toutes leurs bouches à feu, même les armes de 25 mm ! Le combat ne dura pas 10 minutes, mais il laissa les navires américains en flammes de la proue à la poupe, notamment à cause de l’extrême infammabilité de leurs hydravions et des hangars, la réplique de ces bâtiments fut décousue, en raison de la surprise et de la réticence à admettre la présence des Japonais dans leurs eaux.

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Contournant par le nord l’île de Savo, Mikawa rencontra les autres croiseurs lliés. Bien que cela puisse paraître incroyable, les équipages n’avaient pas entendu le bruit des explosions, et personne ne se trouvat aux pièces lorsque les Japonais ouvrirent le feu.

En deux colonnes parallèles, les Japonais encadrent les croiseurs américains Astoria, Quincy er Vicennes. Surpris, les Américains reçoivent un déluge de feu tiré à courte portée. En dix minutes, les trois navires sont en flammes.

Pour conclure l’halladi, Mikawa coula les deux destroyers qui faisaient sentinelle. Après la dernièere salve du Yubari, à 2 h 23, un silence de mort régna. Du bord des navires japonais s’éloignant, la silhouette montagneuse du Savo apparaissait en ombres chinoises sur un fond d’incendies qui reflétait le ciel. Tous les navires frappés coulèrent dans les douze heures.

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Au cours des premiers mois de la guerre du Pacifique, la marine japonaise était la mieux entraînée au combat.

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Refusant la perspective d’une riposte aéronavale américaine de jour, Mikawa prit le chemin du retour en détruisant un destroyer américain en piquet radar.

Au sein de la flotte japonaise, deux bâtiments de tête seulement, le Chokai et l’Aoba, reçurent des coups au but ; il y eut trente-huit morts, dont certains peut-être tués par des obus amis, quand les tirs japonais se croisaient au nord de Savo.

LA BATAILLE DE LA MER DE CORAIL

Classé sous GUERRE DU PACIFIQUE — braultjeanpaul @ 6 h 10 min

Le premier échec notable de la marine Japonaise survint en mai 1942, peu après l’assaut qu’elle donna aux Indes orientales et le raid destructif qu’elle fit dans l’océan Indien, quand il semblait bien que rien ne pourrait l’arrêter. Cependant les bases japonaises de Rabaul et de Kavieng restaient exposées aux attaques aériennes alliées. Pour éloigner ce danger et rendre posible l’isolement de l’Australie, le haut commandement japonais décida de prendre Port Moresby, capitale et port principal de la Nouvelle-Guinée, que seul un détroit de quelques deux cents kilomètres sépare du continent australien. Une attaque amphibie devait être déclanchée, soutenue par deux grands porte-avions, le Shokaku et le Zuikaku, accompagnés du plus léger Shoho, emportant, tous ensemble, cent cinquante-sept appareils.

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Un avion torpilleur du Zuikaku lance sa torpille contre le Lexington. Le grand porte-avions dut être abandonné et sabordé.

Sur le papier, les forces japonaises étaient de taille à affronter celles que les Alliés pouvaient consacrer au sud-ouest du Pacifique, mais les ennemis du Japon disposaient d’une carte biseautée. Dès 1940, les Américains avaient réussit à déchiffrer le code naval japonais et ils avaient ainsi appris que la force d’invasion prévue allait pénétrer dans la mer de Corail.

Par chance les Américains trouvèrent deux porte-avions disponibles : le Yorktown et le Lexington. Le premier avait harcelé les japonais débarqués à Tulagi, dans les îles Salomon. Mais, après cent sorties, le lâchage de centaines de bombes et de vingt-deux torpilles, il fut retiré et réuni au Lexington, disponible, pour former l’escadre contre-attaquante.

Comme il arrive souvent, le premier contact fut accidentel. Les Japonais ne se démasquèrent en attaquant par erreur un tanker et un destroyer, tandis que les porte-avions américains allaient à leur rencontre. Des reconnaissances aériennes établirent le contact. La première victime fut le Shoho, que coulèrent sept torpilles. De son côté, le Lexington encaissa deux torpilles. Le Yorktown, quant à lui, reçut une puissante bombe, qui causa des pertes, mais son équipage se rendit maître du violent incendie.

Au premier abord, le navire semblait avoir bien surmonté les effets de l’attaque, mais deux heures plus tard,de la vapeur d’essence explosa sous les ponts. Il put néanmoins récupérer ses appareils tandis que de nouvelles explosions faisaient des ravages à l’intérieur de la coque. Au bout de quatre heures le commandant dut renoncer à éteindre les incendies et ordonna l’abandon du vaisseau.

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Le Shokaku, en feu à la suite d’une attaque américaine, tente d’échapper à de nouveaux assaillants.

En compasation de ce sérieux revers, les Américains causèrent des dommages au Shokaku et abattirent de nombreux avions, qui perdirent leurs irremplaçables équipages. Les deux parties se retirèrent et firent le bilan du combat. Pour les Américains, la disparition du Lexington représentait une perte sèche, que la destruction du petit Shoho ne compensait pas, Mais restait que l’expédition contre Port Morsby était abandonnée. En outre, la conviction des Japonais que le Yorktown aussi avait coulés, était de nature à faciliter la victoire américaine à Midway.

OCÉAN INDIEN, VICTOIRE À L’OUEST

Classé sous GUERRE DU PACIFIQUE — braultjeanpaul @ 6 h 04 min

Les Aliés s’étaient acordés pour laisser la responsabilité de l’océan Indien à l’ouest de la presqu’île de Malacca, aux Britanniques. Mais la Royal Navy, largement déployée dans l’Atlantique, l’Arctique et la Méditerranée, put seulement monter une flotte improvisée et disparate. Avec sa base à Ceylan, l’amiral sir James Somerville disposait, sur le papier, d’une puissante flotte dont l’épine dorsale était composée de quatre navires de bataille de la classe « R », qui ne pouvait qu’être offerte en sacrifice à un ennemi d’une supériorité écrasante.L’amiral eut le bon sens d’envouer ses plus vieux bateau à Kilindini, dans l’Est Africain, et de garder le reste tant à Ceylan qu’à sa base secrète constituée dans l’atoll d’Addu, 965 km plus au sud. A l’extrêmité de l’archipel des Maldives. Les sevices de renseignements avaient fait savoir que les Japonais attaqueraient très probablement Ceylan le 1er avril. Somerville estima que sa position très à l’ouest était à son désavantage et fit route, de nuit, vers l’est dans la direction d’où devait venir l’attaque japonaise. Il pensait que les hydravions, basés à Ceylan, lui donneraient les résultats de leur observations à longue distance.

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Un bombardier Aichi D3A1 (Val) s’éloigne de l’Akagi en direction d’un objectif. Très souvent, des hydravions embarqués sur des croiseurs éclairaient les bombardiers et les guidaient vers des cibles éloignés.

Quoique exacts sur le fond, les renseignements reçus par l’amiral étaient erronés quant à la date. Au soir du 2 avril, la flotte britannique dut faire le plein et se réapprovisionner, avant de faire route vers Addu, à l’exception de deux croiseurs lourds, le Cornwall et le Dorsetshire, le vieux porte-avions Hermes et le destroyer Vampire qui ; pour cause d’autres missions, furent retornés à Ceylan.

A peine Somerville avait-il atteint Addu, le matin du 4 avril, qu’une reconnaissance aérienne repéra Nagumo à 645 km au sud-est de l’atoll. L’amiral n’eut pas autre chose à faire que de se diriger vers l’ennemi, sans nourrir le fallacieux espoir de le surprendre avant le décollage de ses avions. Les deux croiseurs, alertés, abandonnèrent Ceylan à son sort pour rejoindre Somerville, mais sans se faire d’illusions sur l’issue du combat en préparation.

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Accompagné par le Cornwall, le Dorsetshire rejoignait les unités britanniques placée sous le commandement de l’amiral Somerville. Mais il fut aperçu par un hydravion Aichi E13A (Jake) lancé depuis le croiseur Tone.

Comme à Pearl Harbor, les Japonais avaient choisi un dimanche, juste avant l’heure du breakfast, pour foncer. Le radar terrestre repéra cents-vingt-six appareils, ayant apparemment Colombo pour cible. Le port, étant bien protégé par une bonne DCA et la Royal Air Force ne fut pas évacué par ses navires à quai et en rade. Quand l’ennemi fut à portée, les quarante chasseurs anglais se lancèrent à l’attaque, la moitié d’entre eux fut abattue sans réussir à dérouter les escadrilles ennemies. Cette fois, contrairement à celle sur Pearl Harbor, l’attaque visa non les bateaux mais les installations portuaires. Seuls un destroyer et un auxiliaire furent coulés. Cependant malgré une demi-heure d’engagement au cours duquel les Japonais perdirent sept bombardiers, le port continua à fonctionner.

Malheureusement, peu avant midi, un hydravion Aichi E13 (Jake) lancé à partir du croiseur Toné, repéra les deux croiseurs en route pour leur rendez-vous avec Somerville. Pendant trois heures l’avion resta en contactjusqu’à ce que dirigés par ses indications, quatre-vingt-dix avions japonais se mettent è les harceler. Nayant aucune couverture aérienne, les deux croiseurs furent écrasées et coulés en moins de 20 minutes, entraînant quatre cents hommes dans la mort. Ce fut la plus mauvaise heure de la journée, qui démontra la totale vulnérabilité de navires de guerre isolés en face d’une attaque massive d’avions ennemis. Cherchant une revanche, Somerville gouverna pour intercepter Nagumo à l’aube du 6 avril. La victorieuse flotte aponaise ne se prêta pas au jeu, sans doute pour le plus grand bien des marins britanniques.

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Les navires britanniques n’étaient pas de taille è se défendre contre les pilotes japonais nombreux et bien entraînés. En outre, les deux croiseurs manquaient d’une artillerie antiaéreinne efficace.

Les pilotes japonais étaient si bien entraînés qu’ils obtenaient une moyenne de coups au but de 80%. Dans ces conditions, il n’est guère surprenant que les navires britanniques n’aient résisté que vingt minutes aux attaques des quatre-vingt-dix appareils nippons.

La victoire du Japon

Somerville était convaincu que l’ennemi attaquerait à nouveau. Craignant qu’Addu ne fût la cible, il prit ses dispositions en conséquence. Il se trompait.

Les Japonais ne soupçonnaient pas l’existence de la base secrète. Il faisait un long détour pour revenir sur Trincomalee, le port du nord-est de l’île de Ceylan, leur véritable objectif. Pendant que la flotte britannique manoeuvrait au sud-ouest de Ceylan, un nouveau sujet de préocupation se fit jour. On se souvient qu’au cours de la première Guerre mondiale, le croiseur allemand Emden avait montré la vulnérabilité des routes commerciales britanniques dans la baie du Bengale. Nagumo suivit son exemple, Exploitant la panique causée par l’attaque sur Colombo, il détacha une formation, centrée sur le petit porte-avions Ryujo, dont la vitesse limité ralentissait son escadre.

Cette formation prit la mer à partir d’une base constituée à Mergui, dans la Birmanie récemment occupée. Elle se divisa en trois, pour mieux liquider le trafique maritime sur la côte d’Orissa, à l’ouest du delta du gange. En l’espace de dix jours, les navires de guerre soutenus par quelques sous-marins et les quarante-huit appareils du Ryujo, coulèrent vingt-huit vaisseaux de commerces, totalisant 145 t, tout en bombardant plusieurs ports.

  Le groupe du Ryujo se retira le 7 avril, mais Nagumo ne laissa as pout autant de répit aux Britanniques. Un hydravion de Ceylan repéra son escsadre à 725 km pus à l’est. Somerville était de retour à Addu, d’où ilavait envoyé vers les eaux plus paisibles de l’Est Africain, selon son plan, ses bâtiments les plus enciens.

   Le cap suivit par les Japonais suggérait que soit Tricomalee, soit Madras pouvait être leur cible. Par précaution ces deux ports ne furent évacués, car il n’existait aucune possibilité d’intercepter les japonais. Environ quinze heures après l’information aérienne, quatre-vingt-cinq avions ennemis attaquèrent Trinomalee. Ils trouvèrent dans et autour du port peu d’objecs interressants. Mais eurent une bonne occasion de s’évertuer sur ce qui restait de la RAF, qui perdit neuf unités contre trois victoires. De fait, neuf bombardiers anglais s’étaient dirigés vers la flotte japonaise et avaient durement écopé.

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Après avoir repéré les navires britanniques, un hydravion E13A guida une importante force aéronavale qui régla leur compte aux croiseurs britanniques. Le Cornwall s’enfonce lentement dans les flots.

Dans le port, un cargo et un dock flottant avaient été coulés. Comme à Colombo, les résultats eusent été maigres, si un hydravion en patrouille n’avait pas fait une découverte. Un « Jake » du Haruna repéra un porte-avions d’âge respétable, le Hermes, très rapproché de la côte, ilavait abandonné son mouillage dans le port, quand celui-ci avait été évacué. Il ne portait aucuns appareils et n’avait pu faire appel pour sa défense à l’aviation terrestre par suite d’un dérangement de sa radio. Pas moins de quatre-vingt-ciq bombardiers en piqué le saturèrent de bombe de 250 kg, en vingt minutes. Il en absorba une quarantaine. Puis il chavira et coula. Un destroyer et deux tankers partagèrent son sort.

Nagumo, satisfait, rentra ses appareils et mit le cap sur sa patrie. Il avait donné aux Britanniques la même leçon qu’aux Américains et pour le moment, les eaux étaient sûres dans le périmètre des entreprises japonaises. Quoique les Japonais n’aient pas pénétré par la suite dans l’océan Indien sur une échelle aussi grande. La contre-offensive des Allié se fit des Aliés se fit longtemp attendre.

FUSILS JAPONAIS ET CARABINES AMÉRICAINE

Classé sous GUERRE DU PACIFIQUE — braultjeanpaul @ 5 h 59 min

Fusil Type 38

Le fusil type 38 adopté en 1905 par l’armée impériale japonaise était un amalgame de deux fusils sélectionnés antérieurement par une commision conduite par un certain colonel Arisaka qui donna son nom à toute une famille de fusils de guerre japonais. Le fusil type 38 retenait certaines caractéristiques empruntées aux modèles Mauser et Mannlicher de l’époque, auxquelles les Japonais avaient ajouté leurs propres innovations techniques, il en résulta une arme d’assez bonne facture dont le petit calibre de 6,5 mm et la munition de faible puissance provoquaient un recule modéré convenant parfaitement à la stature modeste des Japonais.

  Outre cette particularité, le fusil type 38 avait une longueur importante qui le rendait d’un maniement difficile. En revanche, utilisé avec sa baïonnette comme il l’était en général en opération, il conférait au soldat japonais le net avantage d’une meilleure allonge dans le combat au corps à corps. Le fusil type 38 était aussi bien utilisé par l’ensemble des forces armées japonaises qu’exporté vers des pays tels que la Thaïlande. Il servait aussi à plusieurs factions armées qui guerroyaient alors en Chine. A un moment, il avait même été acheté par l’armée britannique comme arme d’instruction.

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Infanterie japonaise à l’attaque des champs de pétole Yenanyaung en Birmanie. La longueur du fusil type Arisaka, en particulier lorsqu’il est muni de sa baïonnette, apparaît évidente. Cela rendait l’arme peu maniable mais conférait au soldat japonais l’avantage d’ue bonne allonge dans le combat au corps à corps.

Une version plus courte, la carabine type 38 fut largement répandue et il en existait un modèle à crosse repliable destiné aux troupes aéroportées. Enfin, le fusil type 97 pour tireur d’élite, outre sa lunette de visée, était muni d’un levier de culasse particulier.

Au cours des années trente, les Japonais adoptèrent progressivement une nouvelle cartouche de guerre de 7,7 mm. Ils transformèrent à cet effet le type 38 en fusil type 99 qui comprenait plusieurs nouveaux dispositifs dont un appareil de pointage prévu pour le tir antiaérien et une béquille pour améliorer sa précision. Ils réalisèrent également un modèle d’arme fragmentable en deux éléments qui se montra peu fiable et qui fut remplacé par la version démontable du fusil type 2 pour parachutistes, fabriquée à assez peu d’exempalires.

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Le fusil type 99 équipé de la béquille du type 38 tirait la nouvelle cartouche de 7,7 mm. Le modèle japonais qui s’inspirait des Mauser et Mannlicher

Caractéristique

FUSIL TYPE 38                                                    

Cartouche : 6,5 mm.                                    Poids : 4,20 kg.

Longueur : 1,27 m.                                      Vitesse initiale : 731 m/s.

Longueur du canon : 797,5 mm.           Capacité du chargeur : 5 cartouches.

Après le déclenchement de la guerre du Pacifique en 1942, la qualité des fusils et carabines japonais se détériora rapidement. Les accessoires jugés non indispensables furent supprimés et toutes les solutions tendant à implifier la fabrication furent retenues. Cette dégradation atteignit un tel degré que les derniers exemplaires sortis des chaînes de montage devenaient dangereux pour les utilisateurs eux-mêmes. Nombre de ces armes étaient fabriquées à partir de matières premières, bois ou métal, de mauvaise qualité, en raison des difficultés d’approvisionnement provoquées par le blocus et les attaques aériennes alliées. Vers la fin de la guerre, les arsenaux japonais en étaient réduits à la production d’armes tirant au coup par coup des cartouches de pistolet de 8 mm ou encore d’armes à poudre noire.

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Au cours des années trente, les forces armées japonaises possédaient un modèle de pistolet automatique solide, connu par les Occidentaux sous le nom de Nambu (pistolet Type14 de 8mm). Mais à la suite de la poussée japonaise en Chine, la demande de pistolets pour l’armée nipponne en pleine croissance ne put être satisfaite. Le paliatif le plus simple fut la mise en service d’un automatique de 8 mm (O, 315 pouce) produit pour le marché civil

Mais qui n’avait eu qu’un faible succès, en raison sans doute de l’apparence inélégante de l’arme. Les forces armées acquirent les stocks existants et reprirent la production à leur compte. Ces armes de poing furent tout d’abord distribuées au personnel  des unités de chars et d’aviation. Au moment de la production prit fin en 1945

(Quand plus de 70 000 exemplaires avait été fabriqué). Son utilisation était très étendue aux autres armes.

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94 Shiki Kenju

Le pistolet Shiki Kenju, un des plus mauvais pistolets jamais conçus. Non seulement il présentait des dangers d’accidents de tir, mais en outre, il tenait difficilement dans la main du tireur.

Caractéristique

94 SHIKI KENJU

Calibre : Taisko 14 de 8 mm.                                 Poids : 0,688 kg.

Longueur total : 183 mm.                                       Vitesse initiale : 305 m/s.

Longueur du canon : 96 mm.                                 Capacité du chargeur : 6 coups.

A tout les points de vue, ce pistolet, désigné 94 Shiki Kenju (ou pistolet Type 94) était l’un des plus mauvais jamais produit. Tout d’abord, sa carcasse de base était fragile; il était laid d’aspect et se maniait malaisement. Pour couronner le tout, il était peu sûr. Une des raisons majeures de cette absence de fiabilité résidait dans le mécanisme de la détente, qui débordait sur la gauche de la carcasse.

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Bien que cet officier japonais soit un chef de char, il porte à la ceinture un sabre traditionnel et s’apprête à faire feu avec son pistolet Nambu. Le sabre devair être très envombrant à l’intérieur de la tourelle d’un blindé.

Si on le poussait par mégarde quand une cartouche se trouvait dans la chambre, le pistolet tirait. Une autre caractéristique négative était le dispositif qui réglait le tir au coup par coup à chaque pression sur la détente. Ce dispositif était engencé de manière à ce qu’une cartouche puisse être mise à feu avant qu’elle ne soit entièrement dans la chambre. Ces défauts aggravaient une mauvaise fabrication et à partir de matériaux de base de médiocre qualité ; le résultat était une arme dangereuse. Les Japonais ont dû employer cette arme simplement parce que leur industrie ne pouvait rien produire de mieux à l’époque. Des exemplaires du Type 94 ont été retrouvés  qui portaient des traces d’usinage sur leur surface extérieure. Les défaillances des mécanismes permettent de cpnclure que les pistolets Type 94 ne sont pas des armes à porter ou à utiliser. Elle nesont plus que des pièces de collection.

Fusil-mitrailleur Type 96

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Caractéristique

 Fusil-mitrailleur Type 96

Calibre : 6,5mm                               Poids : 10,200 kg

 Longueur : 1, 105mm                      Vitess initiale du projectile : 700 m/s

 Longueur du canon : 483mm         Cadence de tir : 500 coups/mn

  Alimentation : Trémie de 30 cartouches

Le Fusil mitrailleur type 96  fut employé par l’Armée impériale japonaise à partir de 1936. Il fut en service durant la Seconde Guerre mondiale. La Chine l’utilisa après 1945. Il peut recevoir une baïonnette et une lunette de visée. Il s’inspirait du ZB-26.

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L’arme traditionnelle des formations de second échelon et des spécialistes était généralement le pistolet. Mais en 1940, après un examen de l’équipement de leurs forces combattantes, les Américains exprimèrent la nécessité de disposer d’une carabine d’un stockage et d’un maniement facile. Plusieurs manifactues d’armement entrèrent alors en compétition et présentèrent leurs projets. Le projet Winchester l’emporta et fut retenu sous le nom de carabine calibre 30.M1.

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Carabine, Calibre 30, M1, M1 A1, M2 et M3

Fabriquée à l’origine par la firme Winchester, la carabine légère M1 fut, par la suite, construite par plus de dix manifactures d’armement à plus de six millions d’exemplaires.

 

Caractéristique

CARABINE M1

Calibre : 7,62 mm.                                                          Poids : 2,36 kg.

Longueur : 904 mm.                                                     Vitesse initiale : 600 m/s.

Longueur du canon : 457 mm.                                  Capacité du chargeur : 15 ou 30 cartouches.

La carabine M1 avait un mécanisme original de fonctionnement par action des gaz et tirait une munition d’une puissance intermédiaire entre celle d’une cartouche de pistolet et d’une cartouche de fusil.

La carabine M1 connu un succès immédialt. Elle était légère et très maniable. Et son emploi, normalement réservé aux formations de second échelon, s’étendit rapidement à certains personnels du front tels que les officiers et les servants des pelotons de pièces.

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Ce Marine servant de pièce, tient dans ses mains sa carabine M1 et les bandes de munitions d’une mitrailleuse Browning, tandis que son camarade s’apprête à lancer une grenade.

Pour en accélérer la mise en service, les Américains créèrent d’abord le modèle à un coup, avec une variante appelée M1 A1 dotée d’une crosse repliable et destinée aux troupes aéroportées. Dès que le temps le leur permit, ils lui ajoutèrent un dispositif de tir automatique. Cette version dénommée M2, avait une cadence de tir d’environ 750 à 775 coups par minute. Elle utilisait un chargeur incurvé contenant trente cartouches, également adaptable au modèle M1. Le modèle M3 prévu pour le combat de nuit était muni d’un important appareil de visée nocturne à infrarouge, mais il en sortit que 2 100 exemplaires. C’était bien la seule version que les Américains ne fabriquèrent pas en grand nombre. A la fin de la guerre, la production globale de carabines de tout modèle avait atteint 6 332 000 exemplaires, faisant de cette arme la plus prolifique des armes individuelles de la Seconde Guerre mondiale.

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Les unités du front trouvèrent la carabine M 1 plus maniable et moins lourde qu’un fusil quand elles devaient progresser dans la boue ou la jungle, C’est ainsi que cette arme commença à apparaître dans le Corps des marines.

La carabine M1 présentait toutefois un inconvénient majeur inhérent à la nature de la cartouche qu’elle tirait, qui manquait de puissance même à courte distance et dont la portée pratique efficace n’était que d’environ 100 m. Il est vrai que sa maniabilité compensait largement cette faiblesse. Elle était aisée à mettre en œuvre en opération et l’armée allemande la jugea assez valable pour l’utiliser elle-même sous le nom de Selbstadekarabiner 455a, dès qu’elle en eut saisi un assez grand nombre,  dans les dernières phases de la guerre en Europe.

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Fantassins de la 4e Division blindée Américaine, armés de Garand, en opération dans les Ardennes au cours de la contre-offensive alliée.

Elle fut très appréciée par les Waffen SS. Malgré sa production massive et son succès, la carabine M1 n’est plus beaucoup employée dans les différentes armées du monde. Les forces de police la conservent, surtout en raison de sa cartouche de faible puissance qui convient mieux aux circonstances dans lesquelles elles doivent intervenir.

Le Colt M1911 et M 1911 A1

Élaboré à partir d’un modèle créé par browning en 1900, les pistolets Colt M1911 ont connu un grand succès. Remarquablement solide, doté d’une puissance d’arrêt inégalée par les autres pistolets semi-automatiques, le Colt équipe les forces américaines depuis plus de un siècle.

A l’aube du siècle dernier, l’armée américaine était équipée d’un révolver qui tirait une cartouche de 9,66 mm (0,38 pouce) qui sembalit suffisamment efficace pour la tâche qu’on lui assignait. Les choses changèrent quand les Américains s’enlissèrent dans une série d’opérations aux Philippines. Au cours des combats dans les nombreuses îles de l’archipel, ils euent à affronter la guérilla des groupes de Moros, indigènes qui enregistrèrent quelques succès grâce à des charge furieuses et massives lancées à courte distance. Contre de pareils ennemis, les Américains s’aperçurent que les balles de leurs revolvers n’étaient guère efficaces : un Moro, même atteint de deux ou trois balles pouvait poursuivre sa charge fanatique. Les soldats américains demandèrent donc un nouveau projectile, plus lourd, qui leur permettrait d’arrêter en pleine course un combattant Moro.

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Le pistolet en service aujourd’hui au sein de l’US Army. En dépit de son encienneté, les soldats américains y demeurent attachés. Le M1911A1 possède une redoutable puissance d’arrêt mais requiert un bon entraînement pour mettre à profit les potentialités de l’arme.

Caractéristique

COLT M1911A1

Cartouche : .45 M1911 de 11,43 mm ( 0,45 pouce ).                    Poids : 1,360 kg.

Longueur total : 219 mm.                                                               Vitesse initiale : 252 m/s.

Longueur du canon : 128 mm.                                                      Capacité du chargeur : 7 coups.

Exceptionnellement, les desiderata des soldats fuent écoutés avec attention. Dès 1903, des essais furent entamés pour déterminer le calibre le plus approprié. Résultat : une nouvelle cartouche capable de lancer une balle de 230 grains et de calibre 11,43 mm (0,45 pouce). En 1905, un pistolet le Savage subit des essais plus poussés et, en 1907, un pistolet, le Colt apparut sur le marché. Par la suite, ce Colt fut adopté par l’armée en même temps que la nouvelle munition. Avant la guerre de 1914-1918 le M1911 fit ses preuves le long de la frontière mexicaine. Il n’enthousiasma pas immédiatement les soldats les plus conformistes, mais dès qu’il fut accepté tous apprécièrent la puissance d’arrêt de sa cartouche. L’engouement fut tel qu’aujourd’hui encore de nombreux soldats de l’armée américaine jugent qu’il est le meilleur pistolet du monde et n’en accepteraient aucun autre. Quand les Etats-Unis entrèrent en guerre en 1917, le M1911 était de loin le pistolet favori du personnel d’active qui avait reçu un bon entraînement. Les nouvelles recrues n’aimaient guère son poids ni sa taille, il leur fallut du temps avant de s’accoutumer au puissant recul du M1911 et de maîtriser correctement. Son utilisation sur le front de France révéla la nécessité de procéder è quelques légères modifications ce qui fut fait en 1921, quand apparut le M1911A1. Les modèles fabriqués ultérieurement reproduisaient le M1911A1, mais le M1911, plus encien était toujour en service et l’est encore parfois aujourd’hui.

Entre les deux guerres

Après la Première Guerre mondiale, la demande de pistolets s’effondra et rien ne postulait des modifications supplémentaires ou un remplacement du M1911A1. En 1941, ce dernier était toujours le pistolet réglementaire au sein des forces armées américaines. Mais le stock ne suffisait pas à la demande. Une fois encore, comme en 1917, un grand nombre de revolvers modifiés, avec des attaches spéciales destinées à recevoir les cartouches de 11,43 mm, furent mis en service. Un entraînement amélioré permit aux nouvelles recrues de se familiariser avec l’arme. Un grand nombre de soldats retrouvèrent encore le M1911A1 difficile à manier ; les autorités militaires s’efforcèrent alors de trouver les méthodes adéquates pour régler cette question. Finalement, il fallut se rendre à l’évidence : la masse des recrues mobilisées ne serait jamais capable d’utiliser le pistolet à des distances supérieures à 18 m. Cette distance était trop courte pour que le M1911A1 vaille d’être retenu comme arme réglementaire. Cette situation conduisit à l’élaboration d’une nouvelle carabine d’un calibre de 7,62 mm la M1. Celle-là fut largement distribuée à la place du M1911A1, au personnel de seconde ligne sur tous les fronts. Les Américains ont ainsi fabriqué plus de six millions de carabines M1. Normalement cela aurait impliqué l’abandon pur et simple du pistolet militaire en général et du M1911A1 en particulier. Pourtant le M1911A1 s’est maintenu, non plus comme arme en première ligne, mais davantage comme pistolet des équipages d’avions et des polices militaires.

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Colt M1911 

Les munitions habituel de ce pistolet étaient la cartouche M1911 de 11,35 mm, la balle à blanc, la fausse cartouche M1921 et la balle traçante M26, l’une des munitions les moins conventionnelle du M1911A1 a été élaborée pou L’US Air Force auxquelles il convient d’ajouter la High Density Shot M261 de 11,35 mm, conçu au départ pour permettre au M1911A1 de servir d’arme de survie pour les équipages d’avions en perdition. Cette cartouche renfermait un certain nombre de billes d’acier destinée à être tirées dans des bancs de poissons, fournissant aux aviateurs naufragés un supplément de nourriture. Évidemment, cette cartouche fut très vite « essayée » contre des cibles humaines, et se révéla si efficace que sa fonction première fut reléguée au second plan.

Parmi les améliorations apportées au M1911A1, il faut compter des canons plus longs, destinés à renforcer la précision du pistolet à une distance accrue, jamais de telles modifications ne furent acceptées pour les armes réglementaires ; elles correspondaient à un plan étrange Qui voulait transformer le M1911A1 en un pistolet-mitrailleur. Ce projet prévoyait un canon de 240 mm, un chargeur de 20 coups, une crosse adapter à la poignée du pistolet et un système de refroidissement qui se serait ajouté au cannons. Les mécanismes intérieurs auraient été transformés pour permettre le tir automatique. Le prototype fut seulement terminé en 1942, l’orsque le pistolet-mitrailleur M9 fut adopté par l’US Army.

Tous les pilotes américains dans le Pacifique recevaient un Colt M1911A1. Ce pistolet était leur seul moyen de défense dans le cas ou ils se trouveraient isolés en terrotoire ennemi.

Vers les années quatre-vingt

Après la Seconde Guerre mondiale, le M1911A1 demeura une arme réglementaire malgré toute les insuffisnaces constatées.Ces insuffisances furent ignorées quand les forces armée US réclamèrent une nouveau pistolet et que le M1911A1 était en stock. Les soldats vantent toujours les mérites de leurs vieux pistolets et préfèrent ignorer les vertus des pistolets utilisant la 9 mm Parabellum partout dans le monde. Au cours des années, il a été adopté par bon nombre de pays, en particulier par ceux qui se situent dans l’orbite américaine.

Les derniers M1911A1 ont été fabriqués en 1945. Les stocks actuels de l’US Army sont donc assez enciens. Un inventaire récent  révélé que, sur les 418 000 M1911A1 exemplaires en stock, chacun a été revisé, démonté et remonté complètement au moins trois fois. Malgré l’engouement des militaires américains pour le M1911A1, la situation ne pouvait pas s’éterniser ; l’US Army a prévu donc la mise en service d’un nouveau pistolet qui sera désignéXM9. Cette arme de poing comprendra toutes les inovations qu’a connues le M1911, depuis son apparition et adoptera, enfin le calibre 9 mm. Entre 1977 et 1980, projets et les essais se sont succédé pour donner au nouveau pistolet sa forme définitive.

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