LES PROCÈS DE 1945-1948

7 juillet 2014

LE PROCES DES EINSATZGRUPPEN

Classé sous PROCÈS D'ALLEMANDS — braultjeanpaul @ 20 h 09 min

Le procès des Einsatzgruppen se tient du 03 juillet 1947 au 10 avril 1948 à Nuremberg. C’est le 9ème procès de Nuremberg, placé sous la présidence du juge Michael A. Musmanno. Il y a 24 accusés présents, dont Otto Ohlendorf. Tous sont jugés coupables, 14 sont condamnés à la mort, 7 à des périodes d’emprisonnement allant de 10 ans à la perpétuité, 1 à la prison au temps déjà passé, 2 ne sont pas jugés ou ne voient pas leur peine prononcée. 4 des condamnés à mort ont été exécutés ; 16 ont vu leur peine réduite, 1 a été libéré, 1 est mort de mort naturelle, 1 s’est suicidé durant son procès et 1 a vu son exécution remise à cause de son état mental.

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juge Michael A. Musmanno

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Le second procès important est celui de membres du Sonderkommando 4a (rattaché à l’Einsatzgruppe C) pour les 33.771 assassinats perpétrés à Babi-Yar les 29-30 septembre 1941. Ce procès se tient à Darmstadt conformément au droit allemand en 1967-68.

Autres procès : Après l’établissement de la Landesjustizverwaltungen de Zentrale Stelle  (Office central des administrations juridiques des Länder) à Ludwigsburg, la République Fédérale d’Allemagne a mis en accusation plus de 100 membres des Einsatzgruppen. Aucune sentence de mort n’a été prononcée, vu que la RFA avait entre temps supprimé la peine de mort.

Les verdicts du procès de Nuremberg

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Otto Ohlendorf et Heinz Jost lors de leur procès

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Biberstein Ernst : SS Obersturmbannführer, commandant de l’Einsatzkommando 6 de l’Einsatzgruppe C : condamné à mort par pendaison. Peine commuée en prison à vie.

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Blobel Paul : SS Standartenführer, commandant du Sonderkommando 4a de l’Einsatzgruppe C : condamné à mort par pendaison. Exécuté le 7 juin 1951.

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Blume Walter : SS Standartenführer, commandant du Sonderkommando 7a de l’Einsatzgruppe B : condamné à mort par pendaison. Peine commuée en prison à vie.

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Braune Werner : SS Obersturmbannführer, commandant du Sonderkommando llb de l’Einsatzgruppe D : condamné à mort par pendaison. Exécuté le 7 juin 1951.

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Ohlendorf Otto: SS Gruppenführer, commandant de l’Einsatzgruppe D: condamné à mort par pendaison. Exécuté le 8 juin 1951.

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Fritz Braune, commandant du Sonderkommando 4b de l’Einsatzgruppe C: Condamné à mort par un tribunal militaire américain le 10 avril 1948, il est exécuté le 7 juin 1951 dans la prison de Landsberg.

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Fendler Lothar: SS Sturmbannführer, chef du Sonderkommando 4b de l’Einsatzgruppe C : 10 ans de prison, commués en 8 ans.

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Graf Mathias: SS Untersturmführer, chef de l’Einsatzkommando 6 de l’Einsatzgruppe C : 20 ans de prison, commués en 15 ans.

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Haensch Walter: SS Obersturmbannführer, commandant du Sonderkommando 4b de l’Einsatzgruppe C : condamné à mort par pendaison. Peine commuée en 15 ans de prison.

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Hausmann Emil: SS Sturmbannführer, chef de l’Einsatzkommando 12 de l’Einsatzgruppe D : Condamné à mort par pendaison. Peine commuée mais se suicide le 31 juillet 1947.

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Jost Heinz: SS Brigadeführer, commandant de l’Einsatzgruppe A : Prison à vie, peine commuée en 10 ans de prison.

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Klingelhöfer Waldemar: SS Sturmbannführer: chef du Sonderkommando 7b de l’Einsatzgruppe B et commandant du Vorkommando Moskau: condamné à mort par pendaison. Peine commuée en 15 ans; libéré en 1956.

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Naumann Erich: SS Brigadeführer, commandant de l’Einsatzgruppe B: condamné à mort par pendaison. Exécuté le 8 juin 1951.

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Nosske Gustav: SS Obersturmbannführer, commandant de l’Einsatzkommando 12 de l’Einsatzgruppe D: prison à vie, commuée en 10 ans.

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Ott Adolph: SS Obersturmbannführer, commandant du Sonderkommando 7b de l’Einsatzgruppe B: condamné à mort par pendaison. Peine commuée en prison à perpétuité; libéré en 1958.

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Von Radetzky Waldemar: SS Sturmbannführer, chef du Sonderkommando 4a de l’Einsatzgruppe C: 20 ans de prison, commués en 10 ans; libéré en 1951.

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Rasch Otto: SS Brigadeführer, commandant de l’Einsatzgruppe C: procédure suspendue à cause de l’état de santé de l’accusé. Mort le 1 novembre 1948.

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Rühl Félix: SS Hauptsturmführer, chef du Sonderkommando 10b de l’Einsatzgruppe D: 10 ans de prison, peine réduite au temps exécuté.

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Sandberger Martin: SS Standartenführer, commandant de l’Einsatzkommando Ia de l’Einsatzgruppe A: Condamné à mort par pendaison. Peine commuée en prison à vie. Libéré en 1953.

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Sandberger Martin: SS Standartenführer, commandant de l’Einsatzkommando Ia de l’Einsatzgruppe A: Condamné à mort par pendaison. Peine commuée en prison à vie. Libéré en 1953.

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Schübert Heinz: SS Obersturmführer : officier de l’Einsatzgruppe D: Condamné à mort par pendaison. Peine commuée en 10 ans.

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Schulz Erwin: SS Brigadeführer, commandant de l’Einsatzkommando 5 de l’Einsatzgruppe C: 20 ans de prison ; peine commuée en 15 ans; libéré en 1954.

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Seibert Willy: SS Standartenführer, chef de l’Einsatzgruppe D: Condamné à mort par pendaison. Peine commuée en 15 ans.

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Six Franz: SS Brigadeführer, commandant du Vorkommando Moskau de l’Einsatzgruppe B: 20 ans de prison, commués en 10 ans; libéré en 1952.

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Steimle Eugen: SS Standartenführer, commandant du Sonderkommando 7a de l’Einsatzgruppe B; commandant du Sonderkommando 4a de l’Einsatzgruppe C: condamné à mort par pendaison ; peine commuée en 20 ans; libéré en 1954.

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Strauch Eduard: SS Obersturmbannführer, commandant de l’Einsatzkommando 2 de l’Einsatzgruppe A: Condamné à mort par pendaison. Extradé en Belgique où il est condamné à mort. Exécution reportée à cause de son état mental.

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Bradfisch Otto: Commandant de l’Einsatzkommando 8 de l’Einsatzgruppe B: 13 ans de prison, commués en 6 ans.

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Ehlers Ernst: Commandant de l’Einsatzgruppe B: se suicide en 1980 en attendant son procès.

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Ehrlinger Erich: Commandant de l’Einsatzgruppe A: 12 ans de prison ; peine annulée à cause de son état mental.

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Filbert Alfred Karl Wilhelm: Commandant de l’Einsatzkommando 9 de l’Einsatzgruppe B: prison à vie.

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Häfner August: Commandant de l’Einsatzkommando 4a de l’Einsatzgruppe C: 8 ans de prison.

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Hering August: Commandant de l’Einsatzkommando 3 de l’Einsatzgruppe A: prison à vie.

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Jäger Karl: Commandant de l’Einsatzkommando 3 de l’Einsatzgruppe A: se suicide le 22 juin 1959 en attente de son jugement.

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Rapp Allbert: Commandant de l’Einsatzkommando 7a de l’Einsatzgruppe B: prison à vie.

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Weiss Martin: Commandant de l’Einsatzkommando 3 de l’Einsatzgruppe A: prison à vie.

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Zapp Paul Johannes: Commandant de l’Einsatzkommando 11a de l’Einsatzgruppe D: prison à vie.

Procès en Allemagne de l’Est

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Blaschke Adolf : Einsatzkommando 4b de l’Einsatzgruppe C : prison à vie.

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Blösche Josef : Einsatzkommando 8 of Einsatzgruppe B : condamné à mort.

SS-Gruppenführer Otto Ohlendorf – peine de mort, exécuté le 7 juin 1951

SS-Brigadeführer Heinz Jost – prison à vie, peine commuée en 1951 à 10 ans de prison

SS-Brigadeführer Erich Naumann – peine de mort, exécuté le 7 juin 1951

SS-Brigadeführer Otto Rasch – évacué du procès le 5 février 1948 pour des raisons médicales

SS-Brigadeführer Erwin Schulz – 20 ans de prison, commuée en 1951 en 15 ans de prison

SS-Brigadeführer Franz Six – 20 ans de prison, commuée en 1951 en 15 ans de prison

SS-Standartenführer Paul Blobel – peine de mort, exécuté le 7 juin 1951

SS-Standartenführer Walter Blume – peine de mort, commuée en 1951 en 25 ans de prison

SS-Standartenführer Martin Sandberger – peine de mort, commuée en 1951 en peine de prison à vie, libéré le 9 mai 1958 (décédé en 2010)

SS-Standartenführer Willy Seibert – peine de mort, commuée en 1951 en 15 ans de prison

SS-Standartenführer Eugen Steimle – peine de mort, commuée en 1951 en 20 ans de prison

SS-Obersturmbannführer Werner Braune – peine de mort, exécuté le 7 juin 1951

SS-Obersturmbannführer Ernst Biberstein – peine de mort, commuée en 1951 en peine de prison à vie, libéré le 9 mai 1958

SS-Obersturmbannführer Walter Hänsch – peine de mort, commuée en 1951 en 15 ans de prison

SS-Obersturmbannführer Gustav Adolf Nosske – prison à vie, peine commuée en 1951 à 10 ans de prison

SS-Obersturmbannführer Adolf Ott – peine de mort, commuée en 1951 en peine de prison à vie, libéré le 9 mai 1958

SS-Obersturmbannführer Eduard Strauch – peine de mort, extradé en Belgique, mort à l’hôpital

SS-Sturmbannführer Emil Haussmann – Suicide le 31 juillet 1947

SS-Sturmbannführer Waldemar Klingelhöfer – peine de mort, commuée en 1951 à la prison à vie

SS-Sturmbannführer Lothar Fendler – 10 ans de prison, commuée en 1951 en 8 ans de prison

SS-Sturmbannführer Waldemar von Radetzky – 20 ans de prison, libéré en 1951

SS-Hauptsturmführer Felix Rühl – 10 ans de prison, libéré en 1951

SS-Obersturmführer Heinz Schubert – peine de mort, commuée en 1951 en 10 ans de prison

SS-Untersturmführer Mathias Graf – 3 ans de prison, peine purgée

Le 9 mai 1958 les trois derniers condamnés ont été libérés de la prison de Landsberg ; les autres l’avaient déjà été auparavant.

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PROCÈS DU GROUPE KRUPP AG

Classé sous PROCÈS D'ALLEMANDS — braultjeanpaul @ 5 h 35 min

Le procès Krupp a été le dixième des douze procès pour crimes de guerre fait par les autorités américaines dans leur zone d’occupation en Allemagne à Nuremberg après la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Ces douze procès ont été menés par des tribunaux militaires américains et non par le tribunal international de Nuremberg, mais ils se sont tenus au même endroit, sous l’appellation  Procès de criminels de guerre devant le tribunal militaire de Nuremberg. Le procès de Krupp AG est le troisième concernant des industriels allemands, avec le procès Flick et le procès IG Farben.

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Les inculpés au procès Krupp : au premier plan, Alfried Krupp, puis Ewald Löser, Eduard Houdremont, Erich Müller, Friedrich Janssen, Karl Pfirsisch et Karl Eberhardt.

Dans le procès Krupp, douze anciens dirigeants du groupe sont accusés d’avoir permis l’armement des forces armées allemandes, et ce faisant, d’avoir activement participé à la préparation des guerres d’agression menées par les nazis. Ils sont également poursuivis pour avoir eu recours à de la main d’œuvre forcée. Les principaux accusés sont Alfried Krupp von Bohlen und Halbach, directeur général du groupe depuis 1943 et son père, Gustav Krupp, qui figurait parmi les accusés initiaux du procès international de Nuremberg, sans être traduit en justice pour raisons médicales.

Les juges de cette affaire, traitée par le tribunal militaire III-A, sont Hu C. Anderson, président de la cour et président de la cour d’appel du Tennessee, Edward J. Daly, du Connecticut et William J. Wilkins de Seattle ; le procureur en chef est Telford Taylor. L’acte d’accusation est présenté le 17 novembre 1947 et le procès se déroule du 8 décembre 1947 au 31 juillet 1948.

L’accusé Karl Heinrich Pfirsch est acquitté, tous les autres sont condamnés à des peines de prison variant de trois à douze ans d’emprisonnement. En outre, le principal accusé, Alfried Krupp, se voit contraint de vendre ses actions de la société.

Pendant le procès, Alfried Krupp nie toute culpabilité.

L’économie a besoin d’un développement sûr ou en croissance. En raison des rivalités entre les partis politiques en Allemagne et du désordre généralisé, il n’y avait aucune possibilité de prospérité. Nous pensions qu’Adolf Hitler nous garantirait un développement sain, et il l’a fait. Nous, les Krupp, ne nous sommes jamais intéressés à la politique. Nous voulions seulement un système qui fonctionne bien et nous permette de travailler sans entraves. La politique ne fait pas partie de nos affaires.  Alfried Krupp, Nuremberg, 1947.

Effectivement, le groupe Krupp a prospéré sous le régime nazi. Selon des estimations prudentes, il employait près de 100 000 personnes, dont 23 000 prisonniers de guerre.

Les accusations

Crimes contre la paix en participant à la préparation de guerres d’agression en violation de traités internationaux;

Crimes contre l’humanité, pour le pillage, la destruction et l’exploitation des territoires occupés;

Crimes contre l’humanité pour participation au meurtre, à l’extermination, à l’esclavage, à la déportation, à l’emprisonnement, à la torture et à l’utilisation du travail forcé de civils des territoires occupés par les troupes allemandes, d’Allemands et de prisonniers de guerre;

Participation à un complot contre la paix.

Tous les défendant sont inculpés des quatre chefs d’inculpation, sauf Lehmann et Kupke qui ne sont pas poursuivis pour le second. Les premier et quatrième chefs d’inculpation sont rapidement abandonnés, faute de preuve.

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Sur les onze condamnés, tous sont reconnus coupables d’utilisation de main d’œuvre forcée (chef d’accusation no 3) et six sont également condamnés sur la base du deuxième chef d’accusation.

Le 31 janvier 1951, deux ans et demi après leur condamnation, ils sont tous en liberté. Alfried Krupp est libéré le 4 février 1951, lors d’une amnistie accordée par la haut-commissaire américain John J. Mc Cloy. La confiscation des biens de la société fut annulée et on lui restitua sa fortune personnelle de 10 000 000 de dollars (de l’époque), et il reprend le contrôle du groupe en 1953.

Procès ministères du Reich

Classé sous PROCÈS D'ALLEMANDS — braultjeanpaul @ 5 h 07 min

Le Procès des ministères est le onzième des douze procès pour crimes de guerre que les autorités américaines ont organisés dans leur zone d’occupation en Allemagne à Nuremberg après la Deuxième Guerre mondiale. Ces douze procès se sont tenus devant un tribunal militaire américain et non devant le tribunal militaire international, mais dans les mêmes salles. Ils sont connus sous le nom de Second procès de Nuremberg, ou plus formellement Procès des criminels de guerre devant le tribunal militaire de Nuremberg.

Ce procès est également appelé Procès de la Wilhelmstraße, car le ministère des affaires étrangères allemand auquel appartenait nombre des accusés  était situé dans cette rue à Berlin. Les accusés étaient tous des officiels de différents ministères du Troisième Reich, à qui il était reproché leur rôle dans l’Allemagne nazie, et par conséquent leur participation ou leur responsabilité dans les nombreuses exactions commises en Allemagne comme dans les pays occupés par l’armée allemande.

Les juges à ce procès, membres du 4e tribunal militaire de l’armée américaine, étaient William C. Christianson (président), Robert F. Maguire et Leon W. Powers. Le procureur général était Robert M. W. Kempner. Les accusations ont été prononcées le 15 novembre 1947, les débats se sont déroulés du 16 janvier au 18 novembre de cette même année. Les juges mirent ensuite cinq mois à rédiger les 833 pages de leur sentence, qu’ils prononcèrent le 11 avril 1949. Le procès des ministres fut le plus long des douze procès pour crimes de guerre, et le dernier à se terminer.

Sur les 21 accusés traduits devant ce tribunal, deux furent acquittés et tous les autres jugés coupables pour au moins un des chefs d’accusation. Ils reçurent des peines allant de trois ans (détention préventive comprise) à 25 ans de prison.

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Banc des accusés au procès des ministères. Au 1er rang, de gauche à droite : Ernst von Weizsäcker, Gustav Adolf Steengracht von Moyland, Wilhelm Keppler et Ernst Wilhelm Bohle. Au 2e rang : Otto Dietrich, Gottlob Berger, Walter Schellenberg et Johann Ludwig Graf Schwerin von Krosigk.

Chef d’accusation

Huit chefs d’accusation ont été retenus :

Crimes contre la paix en planifiant et déclenchant une guerre d’agression contre d’autres nations, et en violant les traités internationaux ;

Participation et organisation de la formulation et de l’exécution d’un plan commun et d’une conspiration pour commettre les crimes contre la paix mentionnés ci-dessus ;

Crimes de guerre, en étant responsables de meurtres, de mauvais traitements et d’autres crimes contre les prisonniers de guerre et les armées ennemies ;

Crimes contre l’humanité : atrocités et crimes perpétrés contre les Allemands sur la base de discriminations politiques, raciale et religieuses de 1933 à 1939 ;

Crimes de guerre et crimes contre l’humanité en participant ou en étant responsables d’atrocités et de crimes sur les populations civiles des pays occupés ;

Crimes de guerre et crimes contre l’humanité par le pillage et la spoliation des pays occupés ;

Crimes de guerre et crimes contre l’humanité par la participation à l’esclavage, la déportation pour le travail forcé et les mauvais traitements de populations civiles aussi bien en Allemagne que dans les pays occupés, ainsi que vis-à-vis des prisonniers de guerre

Membres d’organisations criminelles, la Schutzstaffel ou les instances dirigeantes du parti nazi.

Tous les accusés plaidèrent non coupable des accusations portées contre eux.

Le tribunal écarta le chef d’accusation no 2 pour manque de preuves, ainsi que le chef d’accusation no 4 au motif qu’il sortait de sa compétence, portant sur des faits antérieurs à la guerre.

Accusés

 

 

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5 juillet 2014

LE HAUT COMMANDEMENT NAZI

Classé sous PROCÈS D'ALLEMANDS — braultjeanpaul @ 6 h 51 min

Procès du Haut Commandement militaire

Le procès dit du haut commandement  a été le dernier des douze procès pour crimes de guerre fait par les autorités américaines dans leur zone d’occupation en Allemagne à Nuremberg après la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Ces douze procès ont été menés par des tribunaux militaires américains et non par le tribunal militaire international de Nuremberg, mais ils se sont tenus au même endroit, sous l’appellation Procès de criminels de guerre devant le tribunal militaire de Nuremberg.

Les accusés sont tous des généraux de haut rang de la Wehrmacht (et amiral) tous membres de l’OKW. Ils sont accusés d’avoir participé, planifié ou facilité les atrocités commises dans les territoires occupés par l’armé allemand.

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Le Generalmajor Erwin von Lahousen (25 octobre 1897 à Vienne – 24 février 1955

Après la guerre, Lahousen témoigne volontairement, comme premier témoin de l’accusation, lors du procès de Nuremberg, ce rôle prééminent lui étant confié en tant que seul survivant de la résistance à Hitler au sein de l’Abwehr. Son témoignage permet notamment de donner des preuves de l’assassinat de centaines de milliers de prisonniers de guerre soviétiques et du massacre de plus d’un million de Juifs perpétré par les Einsatzgruppen en Pologne et en Union soviétique.

Les juges de cette affaire, traitée par le tribunal militaire V-A, sont John C. Young, du Colorado, président de la cour, Winfield B. Hale du Tennessee, et Justin W. Harding, de l’Alaska ; le procureur en chef est Telford Taylor. L’acte d’accusation est présenté le 28 novembre 1947 et le procès se déroule du 30 décembre 1947 au 28 octobre 1948.

Sur les quatorze inculpés, deux seront acquittés de tous les chefs d’accusation, les autres seront condamnés à des peines variant de trois ans de prison à perpétuité. Johannes Blaskowitz se suicidera pendant le déroulement du procès.

Les accusations

Crimes contre la paix en participant à la préparation de guerres d’agression en violation de traités internationaux ;

Crimes de guerre pour meurtre, mauvais traitements et autres crimes commis à l’encontre de prisonniers de guerre ou de soldats ennemis ;

Crimes contre l’humanité, pour participation ou ordres donnés pour le meurtre, la torture, la déportation, la prise d’otages, etc. de civils dans les territoires occupés ;

Participation à un complot pour commettre les trois premiers chefs d’accusation.

Tous les accusés sont inculpés des quatre chefs d’accusation et tous plaident non coupable.

Le quatrième chef d’accusation est rapidement abandonné, se confondant avec les trois premiers. Pour le premier chef d’accusation, le tribunal déclare les accusés non coupables, compte tenu du fait qu’ils n’étaient pas des responsables politiques et que leur participation à la préparation de la guerre, en obéissant aux ordres, n’est pas un crime au regard du doit international en vigueur.

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Hans von Salmuth  Generaloberst  ICCI 20 ans d’emprisonnement; peine réduite à 12 ans en 1951

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Karl-Adolf Hollidt  Generaloberst  ICCI 5 ans d’emprisonnement; libéré le 22 décembre 1949

General Almirante Otto Schniewind: Desde el 31 de Octubre de 1938 al ...

Otto Schniewind     Amiral              IIII aquité

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Karl von Roques    Genenralleutnant  ICCI 20 ans d’emprisonnement décédé le 24 décembre 1949

 

Hermann Reincke  Generalleutnant ; chef du bureau central des forces armés à l’OKW (Allgemeines Wehrmachts-Amt, AWA) et du National-Sozialistische Führungs-Offiziere, regroupant les officiers nazis en charge de la propagande politique au sein de la Wehrmacht ICCI emprisonnement à vie; libéré en 1954

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Walter Warlimont Generalleutnant; chef adjoint des opérations de l’OKW  ICCI emprisonnement à vie. Peine réduite à 18 ans en 1951; libéré en 1954

Otto Wöhler

Otto Wöhler          Generalleutnant   ICCI 5 ans d’emprisonnement; libéré en 1951

Rudolf Lehmann   Generalleutnant  avocat général de l’OKW, notamment responsable,

entre autres, de l’élaboration de l’ordre sur les commissaires politiques ICCI 10 ans d’emprisonnement

Toutes les peines comprennent la durée de la détention depuis le 7 avril 1945.

AUTRES PROCES D’ALLEMANDS

Classé sous PROCÈS D'ALLEMANDS — braultjeanpaul @ 6 h 19 min

Procès Milch

Le Procès Milch (officiellement The United States of America vs. Erhard Milch) est le deuxième des douze procès pour crimes de guerre organisé par les autorités américaines dans leur zone d’occupation en Allemagne, à Nuremberg, après la fin de la Seconde Guerre mondiale.

AUTRES PROCES D'ALLEMANDS dans PROCÈS D'ALLEMANDS artfichier_732018_1907024_201303232144476

Erhard Milch (à gauche) dans un parloir de la prison de Nuremberg.

Dans ce procès, l’ancien maréchal de la Luftwaffe Erhard Milch a été accusé d’avoir commis des crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

Milch plaida non coupable de toutes les charges le 20 décembre 1946. Le procès dura du 2 janvier 1947 à avril 1947. Il fut reconnu coupable sur 2 des 3 chefs de l’accusation et fut condamné à la prison à vie. Emprisonné à la prison de Landsberg, sa sentence fut commuée par John McCloy, Haut commissaire allié en Allemagne à 15 ans de prison en 1951. Il fut libéré en juin 1954.

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John J. McCloy dans la Cabinet Room de la Maison Blanche en 1966

Procès des juges

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Condamnation d’Oswald Pohl

Le procès Pohl ou procès WVHA (officiellement The United States of America vs. Oswald Pohl,) a été le quatrième des douze procès pour crimes de guerre organisé par les autorités américaines dans leur zone d’occupation en Allemagne, à Nuremberg, après la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Dans ce procès, Oswald Pohl et 17 autres officiers SS travaillant à la SS-Wirtschafts-Verwaltungshauptamt (WVHA), le Département économique et administratif de la SS, ont été jugés pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis pendant la période du Troisième Reich. La principale accusation portée contre eux est leur participation active et de l’administration de la Shoah. Le WVHA était le bureau du gouvernement qui dirigeait les camps de concentration et d’extermination. Il a aussi géré les achats pour la Waffen-SS et, à compter de 1942, l’administration de la 3e Panzerdivision SS Totenkopf. Condamné à mort, Oswald Pohl fut pendu le 7 juin 1951 à la prison de Landsberg.

Procès de  Friedrich Flick

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Friedrich Flick, au centre.

Friedrich Flick, né en 1883 et mort en 1972, fut l’un des principaux hommes d’affaires allemands pendant la république de Weimar, le Troisième Reich et les Trente Glorieuses. Il fut le fondateur de la dynastie après avoir établi un considérable conglomérat. Il devint un des membres et fondateurs du parti nazi, profita de la liquidation des propriétés juives, et fut un producteurs d’armements d’Adolf Hitler. Ses usines devinrent célèbres car elles utilisaient des prisonniers internés dans les camps de concentration comme main d’œuvre.

Il fut accusé de crimes de guerre au procès de Nuremberg, et il fit 3 des 7 années de prison auxquelles il avait été condamné. Il réussit à rebâtir son empire, devenant ainsi l’une des plus grosses fortunes du monde jusqu’à sa mort en 1972.

Au cours d’un procès en 1983, l’affaire Flick, on révéla que des politiciens allemands avaient été corrompus pour permettre au fils Friedrich Karl Flick de réduire les impôts de ses sociétés. Il devint plus tard citoyen autrichien pour réduire encore ses dettes.

En 1986, la famille Flick est obligée de vendre la majeure partie de son patrimoine industriel à la Deutsche Bank pour 2,5 milliards de dollars (1,4 milliard de livres sterling)

La famille Flick est une richissime dynastie politique et industrielle allemande, héritière d’un empire industriel englobant la houille, l’acier et la société Daimler AG. La famille Flick s’est ensuite étendue aux États-Unis, à Philadelphie. Le Dr Lawrence Flick, qui développa la première cure contre la tuberculose, est un descendant direct d’un des frères de Friedrich Flick.

La famille Flick a porté devant les tribunaux la controverse de sa contribution au nazisme, et le refus de payer des dédommagements aux victimes.

En 1997, l’Université d’Oxford a refusé, après une campagne menée par la direction de l’université et la communauté juive, une donation de 350 000 livres sterling provenant de Gert Rudolph Flick, afin de doter Balliol College d’un professeur de pensée humaine.

La tentative de Friedrich Christian Flick d’exposer sa collection d’art à Zurich dans un musée construit par l’architecte Rem Koolhaas fut rejetée par les autorités suisses. En septembre 2004, la collection fut exposée à Berlin à la Hamburger Bahnhof Gallery, malgré la protestation d’associations juives.

Otto-Ernst Flick (1916 – 1974), et ses enfants :

Dagmar, comtesse Vitzthum von Eckstaedt,

Gert Rudolph Flick Muck Flick,

Friedrich Christian Flick Mick Flick (19 septembre 1944) épouse la comtesse Maria (Maya) de Schönburg-Glauchau (sœur de Gloria, princesse de Tour et Taxis) :

Friedrich-Alexander (1986)

Maria-Pilar (1988)

Ernst-Moritz (1989)

Rudolf Flick (né en 1919, décédé le 28 juin 1941 au début de l’opération Barbarossa sur le front de l’est),

Friedrich Karl Flick (3 février 1927 – 5 octobre 2006) – industriel, impliqué dans un scandale politique allemand ; marié trois fois dont une première sans descendance.

Alexandra (du 2e mariage avec Ursula Kloiber née Reuther)

Elisabeth (du 2e mariage avec Ursula Kloiber née Reuther) épouse le prince Wilhelm Alexander d’Auersperg-Breunner.

Victoria-Katharina (du 3e mariage avec Ingrid Ragger)

Karl-Friedrich (du 3e mariage avec Ingrid Ragger)

Donatella Flick – mondaine et philanthrope, première femme de Gert Rudolph Flick

Procès IG Farben. Carl Krauch

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Carl Krauch lors des procès de Nuremberg

Carl Krauch (7 avril 1887 à Darmstadt, Allemagne – 3 février 1968 à Bühl, Allemagne) était un chimiste et un industriel allemand. Il a été officier de BASF, puis d’IG Farben.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, il était membre du directoire de supervision d’IG Farben. Il a activement participé à l’implantation du Plan de quatre ans du Troisième Reich.

Il fut plénipotentiaire sur les questions touchant la production chimique, sénateur de la Société Kaiser-Wilhelm et professeur honoraire à l’Université de Berlin.

Après la Seconde Guerre mondiale, il fut condamné à six ans de prison pendant le procès IG Farben.

Procès des otages

Le Procès des otages (officiellement The United States of America vs. Wilhelm List, et al) a été le septième des douze procès pour crimes de guerre fait par les autorités américaines dans leur zone d’occupation en Allemagne, à Nuremberg, après la fin de la Seconde Guerre mondiale.

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Wilhelm List (gauche) et Walter Kuntze dans la cour de Nuremberg.

Ce procès est aussi connu comme L’affaire du Sud-Est  car les accusés étaient tous des généraux allemands dirigeant des troupes allemandes dans le Sud-Est de l’Europe pendant la campagne des Balkans, à savoir en Grèce, en Albanie et ce qui était alors la Yougoslavie. Ils ont été accusés de prises d’otages de civils et de leur exécution, mais également de l’exécution de partisans  que les troupes allemandes y ont commises vers 1941.

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Il est capturé par les Alliés après la guerre et est accusé de crime de guerre et de crime contre l’humanité lors du procès des otages à Nuremberg. Il est condamné à la prison à vie en février 1948. Il est libéré de la prison de Landsberg en décembre 1952 à cause de problèmes de santé et vivra ensuite jusqu’à sa mort survenue en 1971 à Garmisch-Partenkirchen. List est inhumée à Munich, au Waldfriedhof de Munich.

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Walter Kuntze est capturé par les troupes alliées en 1945. Il est jugé dans le Procès des otages en 1947. Coupable, il est condamné à la prison à vie, il est libéré en 1953 pour raisons de santé. Il meurt le 1er avril 1960.

Procès du RuSHA

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Les accusés au procès du RusHA lisent l’acte d’accusation le 7 juillet 1947.

Le procès du RuSHA (officiellement : The United States of America vs. Ulrich Greifelt,) est le huitième des douze procès pour crimes de guerre que les autorités américaines ont organisés dans leur zone d’occupation en Allemagne à Nuremberg après la Deuxième Guerre mondiale. Ces douze procès se sont tenus devant un tribunal militaire américain et non devant le tribunal militaire international, mais dans les mêmes salles. Ils sont connus sous le nom de Second procès de Nuremberg, ou plus formellement Procès des criminels de guerre devant le tribunal militaire de Nuremberg.

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Richard Walther Darré Darré fut arrêté en 1945 et jugé à Nuremberg, au Procès des ministères (1947-49). Il fut acquitté de nombre des accusations les plus lourdes qui pesaient sur lui, en particulier celles liées au génocide ; il fut cependant condamné à sept ans de réclusion. Libéré en 1950, il mourut à Munich le 5 septembre 1953, d’un cancer du foie probablement lié à l’alcoolisme.

Au procès du RuSHA, les 14 accusés étaient tous des officiels de différentes organisations SS responsables de la réalisation du programme nazi de purification de la race: le bureau pour la race et le peuplement (Rasse- und Siedlungshauptamt ou RuSHA, créé par Walther Darré), le commissariat du Reich pour la consolidation du germanisme (Reichskommissar für die Festigung des deutschen Volkstums ou RKFDV, dirigé par Heinrich Himmler), le bureau de rapatriement des Allemands de race (Volksdeutsche Mittelstelle, VoMi), et le Lebensborn. Les accusations se sont concentrées sur ces activités de nettoyage racial et de déplacement de populations.

Les juges de ce procès, membres du 1er tribunal militaire de l’armée américaine, étaient Lee B. Wyatt (président), Daniel T. O’Connell et Johnson T. Crawford. Les accusations ont été prononcées le 7  juillet 1947, et le procès s’est tenu du 20 octobre 1947 au 10 mars 1948.

Chefs d’accusations

Crimes contre l’humanité, par l’exécution des programmes sur la pureté raciale impliquant l’enlèvement d’enfants, l’avortement forcé de femmes enceintes non-aryennes, le pillage, la déportation des populations des pays occupés et le repeuplement de ces pays par de prétendus allemands de race (Volksdeutsche), l’envoi des personnes ayant eu des relations sexuelles interraciales en camps de concentration, et la participation à la persécution des Juifs en général.

Crimes de guerre pour les mêmes raisons.

Membres d’une organisation criminelle, la Schutzstaffel (SS). Tous les accusés furent inculpés aux titres 1 et 2, Inge Viermetz fut exclue du titre 3. Tous les accusés plaidèrent non coupable.

Accusés

Nom                                  Fonction                               Accusation         Condamnation

Ulrich Greifelt          Chef du personnel du RKFDV     CCC   Prison à vie

Rudolf Creutz           Adjoint de Greifelt                        CCC   15 ans de prison

Konrad Meyer-Hetling Chef de bureau au RKFDV   AAC   Peine de prison exécutée (emprisonné depui le 27mai 1945), libéré après le jugement

Otto Schwarzenberger Chef de bureau RKFDV AAC    Peine de prison exécutée (emprisonné depuis le 2 mai 1945). libéré après jugement

Herbert Hübner    Chef du bureau Poznań du RKFDV CCC 15 ans de prison

et représentant du RuSHA en Pologne occidentale                                                   

Werner Lorenz         Chef du VoMi                          CCC   20 ans de prison

Heinz Brückner        Chef de bureau au VoMi        CCC   15 ans de prison

Otto Hofmann          Chef du RuSHA jusqu’au 20 avril 1943, puis chef de la SS pour le sud-ouest de l’Allemagne CCC 25 ans de prison

Richard   Hildebrandt   Chef du RuSHA, successeur d’Hofmann  CCC 25 ans de prison

Max Sollmann          Chef du Lebensborn   AAC  peine de prison  exécutée (emprisonné depuis Le 6 juillet 1946). Libéré après le jugement

Gregor Ebner   Chef du département sanitaire du Lebensborn  AAC  peine de prison exécutée (emprisonné depuis le 5 juillet 1945), libéré après le jugement

Günther Tesch    chef du département juridique  AAC Peine de prison exécutée (emprisonné depuis le 13 mai 1945), libéré après le jugement

Inge Viermetz           Adjointe de Sollmann      AA  aquitée

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Inge Viermetz lors de son internement

Inge Viermetz, née le 7 mars 1908 et décédée à une date inconnue était une responsable de Lebensborn sous le Troisième Reich.

En tant qu’adjointe de Max Sollmann, chef du Lebensborn, elle est acquittée lors du procès du RuSHA.

Inge Viermetz étudie entre 1914 et 1918 à l’école primaire d’Aschaffenburg puis au lycée, où elle obtient son baccalauréat. Titulaire d’un diplôme en commerce en 1923, elle travaille comme sténographe de cette date à 1932. Elle se marie à cette date, et déménage en Autriche. Elle retourne en Allemagne en 1935, et travaille jusqu’en 1938 dans une usine textile à Augsbourg, puis dans un hippodrome de Munich où elle est secrétaire. Elle divorce en 1936 et se remarie en 1939. À partir de 1937, elle devient membre du Nationalsozialistischen Volkswohlfahrt (NSV), du Frauenschaft et du Reichskolonialbund.

Après une brève période de chômage, Inge Viermetz obtient un emploi dans un Lebensborn de Munich. Elle appartient à partir de ce moment aux SS-Gefolge. Elle travaille d’abord comme sténographe. Dès septembre 1939, elle supervise le département de placement de mères célibataires, puis se charge de celui des soins infirmiers et travaille également au sein des organismes d’adoption. Par exemple, elle est un temps chargée du transfert de 300 enfants polonais depuis le Reichsgau Wartheland, dans le Reich.

De décembre 1942 jusqu’à l’été 1943, elle est commissaire du Lebensborn pour la Belgique, le Nord de la France et les Ardennes, et dirige un établissement à Végimont. Pendant l’été 1943, elle est mise de côté en raison d’irrégularités financières, puis licenciée le 21 décembre de la même année. Elle vit ensuite à Munich mais est évacuée à Winhöring suite à l’évolution de la guerre.

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Inge Viermetz au procès du RuSHA, le 28 janvier 1948.

À la fin de la guerre, en juillet 1945, Inge Viermetz est arrêtée et incarcérée. En janvier 1946, elle est libérée, vit d’abord à Winhöring puis à Munich à partir du mois de décembre de la même année. En janvier 1947, elle est de nouveau emprisonnée. Elle est mise en accusation, dans le cadre du procès de Nuremberg et du procès du RuSHA. Dans ce second procès, qui commence le 1er juillet 1947, elle est la seule femme parmi les 14 prévenus. Elle est notamment accusée d’enlèvement d’enfants mais se justifie en appuyant son rôle subalterne et en avouant agi par compassion, présentant les Lebensborn en institutions sociales. Elle est acquittée le 10 mars 1948.

Elle est reconnue dénazifiée  par un tribunal de Munich, en 1950. On perd ensuite sa trace concernant sa vie future.

Les quatre membres du Lebensborn ne furent pas condamnés pour les chefs d’accusation 1 et 2. Le tribunal considéra que le Lebensborn n’était pas responsable de l’enlèvement des enfants qui lui étaient confiés, perpétrés par d’autres organisations nazies.

Greifelt mourût à la prison de Landsberg le 6 février 1949. Hildebrandt fut remis aux autorités polonaises. Il fut jugé à nouveau en Pologne pour crime de guerre et condamné à mort. Il fut pendu le 10 mars 1952. Hübner, Brückner, et Schwalm furent relâchés en 1951. Cette année-là, les condamnations de Hofmann et Lorenz furent réduites à 15 ans, et celle de Creutz à 10 ans. Hofmann fut libéré en 1954.

Proces d’Anton Doster

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L’exécution d’Anton Dostler

Anton Dostler (né le 10 mai 1891 à Munich – fusillé le 1er décembre 1945 à Aversa en Campanie) était un General de l’Infanterie allemande de la Wehrmacht lors de la Seconde Guerre mondiale. Anton Dostler rejoint l’armée impériale allemande en 1910 et sert comme officier subalterne pendant la Première Guerre mondiale. Au début de la Seconde Guerre mondiale, en 1940, il est chef d’état-major de la 7e armée. Par la suite, il commande la 57e division d’infanterie (1941-1942), la 163e division d’infanterie (1942) et le 42e corps d’armée (1943-1944). Il est nommé commandant du 75e corps d’armée de janvier à juillet 1944, puis du 73e corps d’armée de novembre 1944 jusqu’à la fin de la guerre.

Procès et exécution

Dostler est fait prisonnier par les Américains le 8 mai 1945 et placé le 8 octobre 1945 devant un tribunal militaire au siège du Commandement suprême des forces alliées, le palais de Caserte.

Anton Dostler est accusé d’avoir donné au colonel Almers un ordre d’exécution de 15 prisonniers américains, illégal selon la Convention de Genève de 1929. Dostler soutient qu’il n’a pas donné cet ordre, mais seulement transmis l’ordre de son supérieur le général Albert Kesselring, commandant des forces allemandes du Sud-Est de l’Europe. Jugé pour crime de guerre lors de ce premier procès d’après-guerre organisé par les alliés, le tribunal le condamne à la peine de mort. Son exécution a lieu le 1er décembre 1945 à Aversa, où il est fusillé par un peloton d’exécution ; celle-ci a été photographiée en noir et blanc et filmée.

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Anton Dostler lors de son procès accompagné de son interprète Albert O. Hirschmann.

Les faits d’après la thèse de la défense

Le 22 mars 1944, un commando de 15 agents secrets militaires américains (membre de l’OSS, ancêtre de la CIA) (incluant deux officiers) a débarqué sur les côtes italiennes, à l’arrière du front, avec pour mission de détruire un tunnel ferroviaire entre La Spezia et Gênes. Les membres de ce commando étaient habillés en costume civil et donnaient l’impression d’être Italiens. Deux jours après, le commando est arrêté par des soldats italiens et allemands dépendant du commandement du général (Brigadier General) Almers. Celui-ci reporte à son commandant du quartier général local le général Dostler. Ce dernier considère que ce sont des saboteurs italiens ce qui le conduit, en tant que commandant de la zone militaire, à ordonner l’exécution des 15 saboteurs.

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Insigne de l’Office of Strategic Services.

Les membres du commando sont enfermés près de La Spezia et interrogés. L’un des deux officiers américains avoue leur nature de militaires américains et la raison de leur présence. L’information, confirmée par une unité des services de renseignements allemands, est transmise à Anton Dostler qui ordonne la suspension de l’exécution des 15 soldats américains désormais reconnus comme tels. Il informe alors son supérieur, le général Albert Kesselring, dont il reçoit la réponse par l’intermédiaire de son Adjudant-Général (au sens où on l’employait pendant la Révolution et l’Empire) : Kesselring ordonne l’exécution des militaires américains. Dostler indique à son Adjudant-Général de transmettre l’ordre de Kesselring à son subordonné, le général Almers.

Les membres du commando seront tous exécutés le 26 mars 1944.

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Albert Kesselring 1885-1960

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Dostler juste après son exécution

Décorations

Croix de fer (1914)

2e classe

1re classe

Ordre du Mérite militaire (Bavière) 4e classe avec glaives

Médaille de service de la Wehrmacht 4e à 1re classe

Médaille de l’Anschluss

Médaille des Sudètes avec barrette du château de Prague

Agrafe de la Croix de fer (1939)

2e classe

1re classe

Médaille du Front de l’Est

 

Le procès d’Oskar Schiffner

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Oskar Schiffner (1909-?) né à Hof en Allemagne

Le 18 mars 1953 se tient au Tribunal militaire de Bordeaux, le procès d’Oskar Schiffner, redoutable agent du SD (organe de la Gestapo) de Carcassonne. Ce n’est donc que dix ans après la libération que s’ouvre l’instruction à charge contre ce criminel nazi, accusé d’avoir torturé et assassiné des résistants audois. Ce délai ne plaide pas en faveur de l’accusation; la défense, assurée par Maître de Caunes et son frère, va tenter de l’utiliser afin d’enfumer un peu le dossier. Seuls les faits directement imputables à Schiffner seront jugés, pas deux de l’ensemble des services de la Gestapo carcassonnaise.

Le groupe des maquisards espagnols

Michel Karner

Ce monteur-ajusteur de Carcassonne, membre de la Résistance, s’avance à la barre. Il est de nationalité allemande, malgré ses séjours en Espagne et en France. Le 20 janvier 1944, il fut arrêté dans les rues de Carcassonne par la Feldgendarmerie avec deux autres compagnons de lutte. Amenés à la caserne Laperrine, ils furent sauvagement maltraités avec un traitement spécial pour Karner. Ce témoin raconte:

J’étais porteur de tracts. On m’a demandé aussitôt de les traduire en allemand. Arrivé au mot Boche, qui figurait sur une phrase, je fus prié d’en donner le sens exact. J’ai alors déclaré que je ne le savais pas exactement, mais que dans le jargon espagnol cette appellation correspondait à celle de « fou ». Inutile de dire comment cette réponse fut accueillie. J’eus la mâchoire cassée, une clavicule fracturée. Je crachais encore le sang, un an après mon retour de déportation. Schiffner a certes participé à mon arrestation, mais il n’était pas là quand je fus maltraité à la caserne Laperrine. Personnellement, il n’est donc pas responsable. Mais j’estime qu’il l’est pour beaucoup dans les mauvais traitements qui me furent infligés par ses compatriotes.

Michel Karner évoque également le souvenir de son compagnon de résistance, Louis Blazy, commissaire spécial, déporté et exécuté par les allemands au moment de la débâcle.

Si des déportations ont eu lieu, ajoute Schiffner, je les ignorais. Elles ont nécessairement été le résultat d’ordres supérieurs qui ne me furent pas communiqués à moi, petit fonctionnaire de police.

Thomas Martin

Il reconnaît parfaitement Schiffner qui dit-il, était présent lors de son interrogatoire, route de Toulouse.

J’étais saoulé de coups. Je ne puis savoir qui me frappais (à la caserne Laperrine, NDLR). Mais au siège de la Gestapo, où je n’eus droit qu’à des bourrades, Schiffner m’interrogeait et m’envoya quelques coups.

L’accusé déclare alors ne pas reconnaître les témoins et assure ne pas les avoir interrogés. Thomas Martin, avant de se retirer, rend hommage à la mémoire de M. Pavi, Ingénieur des Ponts et Chaussées, pour son exemple émouvant de patriotisme.

Miguel Amantegui

Cet homme faisait partie d’un groupe de guérilleros espagnols arrêtés le 25 mai 1944, avec notamment Escuriola et Almagro (morts en déportation). Schiffner nie! Il était selon lui en permission en Allemagne. Les archives de Hof ayant été bombardées, nulle preuve ne pourra être apportée. Ces affirmations seront démenties par Jean Pech, inspecteur de police, qui réussit à enlever Jean Pijuan des mains de la Gestapo.

Appartenant à la police française, j’ai pu obtenir que Schiffner me remettre ce patriote, qui avait le dos marqué par la flagellation qu’on venait de lui infliger. Je n’ai pas assisté à la scène mais j’ai vu Schiffner sortir de la maison (Rte de Toulouse. NDLR) d’où les cris s’échappaient. Il avait un nerf de bœuf à la main.

On lit alors la déposition du témoin qui, actuellement à Cuba ne pouvait pas se déplacer à l’audience.

J’ai été tellement battu que je crachais le sang (Route de Toulouse, NDLR). Quand je m’évanouissais, ces brutes me lançaient des seaux d’eau froide sur le corps. Après quoi Eckfelner et Schiffner me roulèrent à coup de pied dans l’escalier.

Miralès

Ne pouvant pas se déplacer, il a fourni un certificat médical. On lit sa déposition dans laquelle il affirme avoir été pendu par les pieds. L’accusé affirme à nouveau qu’il était en Allemagne auprès de sa mère malade. La défense, elle, tente de démontrer qu’il était impossible de pendre quelqu’un par les pieds dans les locaux de la Gestapo, route de Toulouse.

Le maquis de Villebazy

Auguste Pons

Habitant Belpech, affirme avoir été arrêté le 23 juillet 1944 par Oskar Schiffner et René Bach. Il reconnaît l’accusé et raconte se souffrances.

Il m’a pendu par les pieds pendant une bonne demi-heure et, pour me faire parler, il me plantait des aiguilles dans les reins. Je fus certes libéré le 19 août 1944, lors du départ des Allemands, mais j’étais tellement abîmé que l’on m’a fait bénéficier d’une pension.

Schiffner se défend et calomnie:

Ce monsieur ne dit pas la vérité. Il s’est rendu de son plein gré aux troupes allemandes et, quand nous l’avons interrogé, il n’a fait aucune difficulté pour nous donner les noms des chefs de la résistance de la région.

Jamais je n’ai fait une chose pareille, rétorque Auguste Pons scandalisé. On avait un pauvre blessé que le chef m’avait confié, après m’avoir dit Sauve qui peut. Je n’étais que cuistot mais je n’ai rien dit.

Je vous assure que ces aveux ont été spontanés, renchérit Schiffner

Le commissaire du gouvernement rappelle à l’ordre la défense qui soutient un accusé qui diffame un témoin

L’exécution d’Edmond Agnel

Le maire de Trassanel fut exécuté par les nazis lors du massacre des troupes résistantes de ce maquis, le 22 avril 1944. La présence de l’accusé est mise en cause dans cette triste expédition. La défense présente alors de soi-disant documents provenant du chancelier Adenauer, innocentant l’accusé. L’audition du commissaire de police Cortez qui a interrogé Bach sur cette affaire lors de son procès, n’apporte rien de nouveau.

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René Bach à son procès en 1945

Bach ayant déclaré qu’il avait agi sur ordre de son supérieur. Laurent Durand, entrepreneur de maçonnerie à Villeneuve-Minervois, était responsable du maquis de Fournes où il fut arrêté. Il déclare:

Agnel participait au ravitaillement du maquis. Mais il n’avait pas d’armes chez lui lorsqu’il a été arrêté. Il a vu la corde sur l’arbre pour le pendre. Elle cassa au premier essai et Agnel s’écria: Je ne suis pas mort (Agnel a été exécuté par balles ensuite. NDLR)

Le président s’adressa alors à lui: Reconnaissez-vous l’accusé ici présent comme ayant participé aux faits?

Oui, je le reconnais. C’est un des trois hommes qui dirigeait l’opération. Pour moi, c’est l’assassin.

L’arrivée de la veuve d’Edmond Agnel, en larmes à la barre et demandant justice, jeta l’émoi dans la salle du tribunal.

Fournes

Juliette Busqué

Dont le fils a été arrêté et ne revint pas des camps de la mort témoigna. Pour elle, pas de doute, c’est bien Schiffner qui a arrêté son enfant. Mlle Magniet, dont le frère subit le même sort:

Je le reconnais et lui aussi, dit-elle en le fixant du regard

Tout à tour Théophile Rieussec et Alfred Cosinie sont formels

Le maquis de Rodier

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Lors de cette triste journée du 23 mai 1944, Auguste, le fils de Marius Cathala âgé de 19 ans fut exécuté par les Allemands et la ferme incendiée. Il témoigne:

Ils sont venus me demander où était le maquis. Ils ont ordonné à mon fils de les conduire au Rodier. C’était une ferme abandonnée au milieu du bois.

Julien Boulbes, ancien maire de Monjardin, puis M. Rovira racontent. Ce dernier explique comment son camarade Ballester a été assassiné au cours de l’expédition par Bach et Schiffner. L’accusé aurait donné le coup de grâce.

Baudrigue

Les résistants détenus de la prison de Carcassonne dont Ramond, Bringer et Roquefort furent amenés au château de Baudrigue sur la commune de Roullens. Là, les Allemands les firent sauter sur le dépôt de munitions. On ne retrouva presque rien de leurs corps. L’accusation met en évidence la seule responsabilité de Schiffner, puisque son chef Eckfelner était parti de Carcassonne.

L’audition du Dr Delteil

Le Dr Delteil arrive dans le prétoire alors qu’il purge une peine de prison à Carcassonne pour escroquerie à la sécurité sociale. Il déclare à ce sujet:

Je paie actuellement par de la prison, une fâcheuse erreur comptable de ma secrétaire. C’est normal car un chef est responsable des fautes de ses employés. C’est la rançon du galon

Le commissaire du gouvernement demande au témoin comment fut fait, le 19 août 1944, le choix des hommes qui furent conduits au Baudrigue (Malgré son arrestation en même temps que les autres résistants, seul le Dr Delteil fut libéré et échappa à la mort. NDLR).

Bach m’a dit que quand Eckfelner était parti, il avait laissé l’ordre à Schiffner de faire fusiller l’échelon trois qui comprenait ceux qui avait été pris les armes à la main ou dans une action contre les Allemands. Ramond, ajoute t-il, a été condamné par Schlutter.

Quel a été le rôle de Schiffner dans votre libération?

Si je n’étais pas condamné à mort, comme me la dit Sclutter, Schiffner n’a rien fait. Si vraiment j’étais condamné à mort, Schiffner a joué un rôle. Il avait été touché par une amie de ma femme. Le 29 août, vers une heure et demi, il est arrivé à la prison pour nous rendre nos papiers. Il nous a confirmé que nous allions être libérés. Je lui ai dit: Où sont les autres? Il m’a répondu en français: Ils sont partis ce matin. Comme il avait été gentil avec ma femme et lui avait permis de venir me voir, je lui ai dit: Où allez-vous? Il m’a répondu, je ne sais pas. Je lui ai demandé ma carte de visite et je lui ai dit, si vous ne pouvez pas passer venez chez moi, je vous ferai remettre aux autorités militaires régulières.

Donc Schiffner était le chef de la Gestapo ce jour-là?

Oui

Les parents d’Aimé Ramond

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Aimé Ramond

La mère et le père de l’officier de police exécuté sur le dépôt de munitions de Baudrigue s’avance. Elle porte le deuil de son fils et tient dans sa main tremblante une mallette qu’elle a peine à ouvrir. Elle sort un pantalon et un veston déchiqueté qu’elle pose sur la rampe. D’une petite boîte pieusement gardée elle exhibe des morceaux d’os d’une omoplate, deux ou trois molaires encore collées à la mâchoire. Tout ce qui a été retrouvé de son fils sur les lieux du crime. D’un doigt vengeur, elle désigne le monstre, le fixe droit dans les yeux et d’une voix brisée, coupée de sanglots, s’écrie:

C’est lui qui a arrêté mon fils, je le sais. Je demande justice. Il ne mérite pas le pardon.

Le verdict

Oskar Schiffner est condamné le 23 mars 1953 à la peine de Travaux forcés à perpétuité. Le décret de 1960 remplacera les peines de travaux forcés en réclusion à perpétuité. Nous ne savons pas quand ce criminel nazi a été libéré, ni ce qu’il est advenu de lui.

ProcèsAmon Göth

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Amon Göth en 1946, peu avant sa mort

Amon Léopold Göth (ou Goeth), né le 11 décembre 1908 à Vienne et mort par pendaison le 13 septembre 1946 (à 37 ans) à Cracovie, était un Hauptsturmführer SS et le commandant du camp de concentration de Płaszów près de Cracovie. Il était surnommé le boucher d’Hitler.

Né dans une famille d’industriels de l’impression, Amon Göth entre à l’âge de 22 ans, en 1930, dans la branche autrichienne du parti ouvrier allemand national-socialiste (numéro de membre : 510764). Il rejoint les SS autrichiens la même année (numéro de membre : 43673).

Ses premières activités en tant que SS sont mal connues, en bonne partie parce que la section SS autrichienne est illégale et clandestine jusqu’à l’Anschluss de 1938. Entre 1932 et 1938, il est membre de l’Allgemeine-SS à Vienne, et en 1937, il a atteint le rang d’Oberscharführer (équivalent : adjudant). Sa progression au sein de l’organisation est rapide : le 14 juillet 1941, il est élevé au grade d’Untersturmführer (équivalent : sous-lieutenant). Göth amasse de l’expérience dans les camps d’extermination de Belzec, Sobibor et Treblinka.

Liquidation des ghetto

En août 1942, Göth quitte Vienne et rejoint l’état-major SS de Cracovie. Officier SS préposé au service des camps de concentration, il est envoyé le 11 février 1943 pour construire et diriger un camp de travail forcé à Płaszów. Les prisonniers travaillent à un rythme forcené et le camp est achevé un mois plus tard ; le ghetto juif de Cracovie est alors fermé le 13 mars 1943 et ses survivants emprisonnés dans le nouveau camp. Près de 2 000 personnes meurent au cours de l’évacuation, certaines d’entre elles exécutées de la main de Göth.

En mars 1943 dans le ghetto de Cracovie, Mieczyslaw Pemper fut témoin de scènes où Göth lâchait ses chiens sur les habitants, et leur tirait dessus lui-même.

En septembre 1943, Göth est chargé de fermer le ghetto de Tarnów. On ignore combien de personnes ont été exécutées sur place lors de cette opération. Le 3 février 1944, Göth évacue le camp de concentration de Szebnie, ordonnant que les détenus qui ne sont pas tués sur-le-champ soient déportés vers d’autres camps. Cette nouvelle opération se solde par plusieurs centaines de morts.

Le 20 avril 1944, Göth est élevé au rang de Hauptsturmführer, ayant reçu une double promotion qui lui permet de sauter le rang d’Obersturmführer. Il devient également officier de la Waffen-SS. Son assignation au poste de commandant du camp de travail à Plaszow est reconduite, cette fois sous l’autorité directe des services économiques et administratifs SS.

Płaszów, apogée d’une carrière.

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Oskar Schindler 1908-1974

En tant que commandant du camp de Płaszów, où l’espérance de vie moyenne était de quatre semaines, Göth était redouté des prisonniers, qu’il soumettait à divers mauvais traitements, et qu’il exécutait même parfois par balles. Ses deux chiens Ralf et Alf, qu’il lançait sur les détenus, avaient sinistre réputation. Poldek Pfefferberg, l’un des juifs de Płaszów sauvés par l’industriel Oskar Schindler, témoigna en ces termes : Voir Göth, c’était voir la mort.

Lors du procès de Göth en 1946, Henryk Bloch rapporte les faits suivants :

Göth ordonna que chacun reçoive 100 coups (de fouet), mais tout le monde reçut plus de 200, voire 300 coups. Chaque prisonnier devait compter les coups à voix haute, si une erreur était commise, alors les coups recommençaient à partir de zéro. Après avoir été retiré de la table, quiconque était littéralement une masse sanglante aux chairs coupées. Pendant tout ce temps, un homme criait terriblement. Göth hurla, lui demandant de se calmer et de compter. L’homme ne se calma pas. Göth s’approcha, prit la moitié d’une brique au sol, vint vers la table sur laquelle l’homme était en train d’être battu, et il asséna un coup avec la brique, fendant sa tête en deux. Couvert de sang, le crâne fendu, l’homme se leva de la table, s’approcha de Göth et lui dit qu’il avait reçu sa punition. On lui ordonna de partir et lorsqu’il se tourna, Göth sortit son revolver et tira une balle dans la tête de l’homme.

À Płaszów, Göth entretient avec l’industriel allemand Oskar Schindler des relations amicales mais non désintéressées. Schindler se sert de ses relations cordiales avec le commandant de Płaszów pour lui faire épargner des Juifs rattachés à un camp secondaire et travaillant dans ses entreprises. Le 4 septembre 1944, alors que les Soviétiques approchent de Cracovie, les autorités nazies ferment ce camp secondaire et les détenus juifs sont transférés à Auschwitz. Pour maintenir en vie ses ouvriers, Schindler les rachète à Göth contre de l’argent et des produits du marché noir.

Retour en Allemagne

PHOTO 3.jpg Le 13 septembre 1944, Göth est relevé de ses fonctions et assigné au bureau administratif et économique des SS. Peu après, en novembre 1944, il est accusé d’avoir détourné à son profit, lors de la liquidation des ghettos, des biens qui appartiennent au Reich (la législation nazie a placé les propriétés des Juifs sous le contrôle de l’Allemagne). Göth est arrêté par la Gestapo ; il doit comparaître devant la Cour de la police SS, mais les défaites allemandes qui se succèdent et l’approche d’un dénouement à la guerre monopolisent l’attention de ses supérieurs. Les charges contre lui sont finalement abandonnées. Pour ces mêmes faits, deux commandants de camps, Karl Otto Koch et Hermann Florstedt avaient été exécutés par les SS.

Göth est affecté à Bad Tölz en Allemagne, où les médecins de la SS l’examinent et diagnostiquent des troubles mentaux ainsi que du diabète. Il est alors transféré dans un sanatorium : c’est là que les troupes américaines l’arrêtent en mai 1945.

Après la guerre

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Göth, prisonnier des alliés le 28 août 1945.

Extradé vers la Pologne après la guerre, Amon Göth est reconnu coupable par le Tribunal national suprême de Pologne, à Cracovie, de l’assassinat de milliers de personnes. Le jugement se déroule en deux temps, du 27 au 31 août, puis du 2 au 5 septembre 1946. Il est condamné à mort pour les charges suivantes extraites du compte rendu du procès (traduction libre) :

L’accusé, en tant que commandant du camp de travail forcé de Plaszow (Cracovie) du 11 février 1943 au 13 septembre 1944, provoqua la mort d’environ 8 000 prisonniers en ordonnant l’extermination d’un grand nombre d’entre eux.

En tant que SS-Sturmführer, l’accusé s’occupa, sur l’ordre du SS-Sturmbannführer Willi Haase, de la fermeture définitive du ghetto de Cracovie. Cette liquidation qui commença le 13 mars 1943, priva de la liberté 10 000 personnes qui furent internées dans le camp de Plaszow, et causa la mort d’environ 2 000 d’entre elles.

En tant que SS-Hauptsturmführer, l’accusé s’occupa de la fermeture du ghetto de Tarnów, le 3 septembre 1943. Le résultat de cette action fut qu’un nombre inconnu de personnes périrent, tuées sur le champ à Tarnów ; d’autres moururent par asphyxie pendant le transport par rail ou furent exterminées dans d’autres camps, en particulier Auschwitz.

Entre septembre 1943 et le 3 février 1944, l’accusé ferma le camp de travail forcé à Szebnie, près de Jasło, en ordonnant que les prisonniers soient tués sur le champ ou déportés vers d’autres camps, ce qui provoqua la mort de plusieurs milliers de personnes.

En même temps que les activités décrites du point 1 au point 4, l’accusé retira les biens aux prisonniers, l’or et les liquidités qu’ils avaient déposés, et s’appropria ces valeurs. Il vola des vêtements, des meubles et d’autres biens mobiliers appartenant à des personnes transférées ou internées, et les envoya en Allemagne. La valeur des biens volés, et en particulier des liquidités, atteint plusieurs millions de zlotys selon le taux de change en vigueur à cette époque. Pour tous ces actes, l’accusé fut arrêté par les autorités allemandes le 13 septembre 1944, mais ne comparut devant aucune cour allemande. Il fut plus tard extradé vers la Pologne par les autorités alliées en Allemagne.

Il est exécuté par pendaison le 13 septembre 1946 à Cracovie, à proximité du site de Płaszów. Son corps a été incinéré.

De nombreux internautes ont vu une vidéo supposée de son exécution où l’on voit le bourreau devant s’y reprendre à 3 reprises.

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Ludwig Fischer 1905-1947 Capturé par les alliés après guerre, il est livré aux autorités polonaises qui le jugent pour crimes de guerre et le condamnent à mort. Le docteur Ludwig Fischer est pendu le 8 mars 1947.

Cependant, des analyses météorologiques (afin de vérifier s’il avait pu neiger lors de son exécution), ainsi que des comparaisons faciales informatiques réalisées pour National Geographic ont pu déterminer avec certitude qu’il s’agit en réalité sur la vidéo de Ludwig Fischer.

Procès de Neuengamme

Des gardiennes SS ou Aufseherinnen furent affectées dans les camps annexes de Neuengamme cités plus haut. Aujourd’hui plusieurs gardiennes sont connues : Kaethe Becker, Erna Dickmann, Johanna Freund, Angelika Grass, la Kommandofuhrerin Loni Gutzeit (qui servit aussi à Hamburg-Wandsbek et que les déportées surnommèrent Le Dragon de Wandsbek), Gertrud Heise, Frieda Ignatowitz, Gertrud Moeller qui servit aussi dans le camp extérieur de Boizenburg, Lotte Johanna Radtke, la chef Annemie von der Huelst, Inge Marga et Marggot Weber. Quelques-unes ont été jugées pour crimes de guerre comme Susanne Hille (qui était à la tête des gardiennes à Unterluss) et Anneliese Kohlmann (qui était l’une des six gardiennes à Neugraben).

Proces Vidkun Quisling

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Vidkun Abraham Lauritz Jonnsøn Quisling 1887-1945

Les leaders civils de la résistance, représentés par l’avocat Sven Arntzen, exigent que Quisling soit traité comme n’importe quel autre suspect de meurtre. En fin de compte, l’ancien ministre-président n’a d’autre choix que de se rendre avec les membres de son gouvernement le 9 mai. Il est transféré à Møllergata 19, le principal commissariat d’Oslo. Sa cellule, le no 9, possède pour tout mobilier une petite table, une bassine et un trou dans le mur avec un seau à excréments. Quisling y reste deux semaines sous étroite surveillance policière, afin d’empêcher toute tentative de suicide de sa part. Il est ensuite transféré à la citadelle d’Akershus pour y attendre son procès.

Quisling souffre de neuropathie périphérique et perd beaucoup de poids, mais sa constitution solide lui permet de se remettre assez rapidement pour préparer sa défense avec son avocat Henrik Bergh. Bien que ce dernier ne ressente aucune sympathie pour son client, il le croit lorsque celui-ci affirme avoir agi dans l’intérêt de son pays et décide de construire sa plaidoirie sur cette idée.

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Gimlé, le manoir de Quisling à Bygdøy, en 1945. C’est là qu’il est arrêté le 9 mai.

Les charges qui pèsent sur Quisling relèvent à la fois de la justice civile et de la justice militaire. Elles concernent tout d’abord le coup d’État du 9 avril 1940 et ses actions en tant que leader du Nasjonal Samling et ministre-président, incluant l’aide apportée à l’ennemi et les tentatives illégales de modifier la Constitution. Quisling est également accusé du meurtre de Gunnar Eilifsen. Sans contester les principaux faits, il réfute toutes les charges, affirmant avoir toujours œuvré en faveur d’une Norvège libre et prospère dans une réponse longue et verbeuse de soixante pages. Il blâme Jonas Lie et les Allemands pour la mort d’Eilifsen. De nouveaux chefs d’accusation viennent s’ajouter à l’affaire le 11 juillet : meurtres supplémentaires, vol, détournement de fonds, et surtout conspiration avec Hitler en vue de l’occupation de la Norvège. Quisling continue à protester de son patriotisme et rejette la responsabilité de l’invasion allemande sur le gouvernement Nygaardsvold.

Le procès débute le 20 août 1945.

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Dans sa défense, Quisling, qui plaide non coupable pour tous les chefs d’accusation, minimise ses liens avec l’Allemagne et insiste sur sa lutte pour la pleine indépendance de la Norvège, en contradiction avec les souvenirs de la plupart de ses concitoyens. Son biographe Hans Fredrik Dahl décrit la façon dont Quisling balance dès lors entre vérité et mensonges, apparaissant finalement comme un personnage insaisissable et souvent pitoyable. Son comportement donne lieu à des doutes sur sa santé mentale, et des examens médicaux sont effectués avec son consentement du 25 au 28 août afin de confirmer qu’il est entièrement sain d’esprit. Il en ressort très affaibli, et sa défense s’en ressent durant le reste du procès. L’accusation se sert des témoignages de fonctionnaires allemands pour lui imputer la responsabilité de la Shoah en Norvège, et le procureur Annæus Schjødt  exige la peine de mort, en invoquant des lois passées par le gouvernement en exil en octobre 1941 et janvier 1942.

Dans sa plaidoirie finale, le 5 septembre, Bergh tente de sauver son client en semant le doute dans l’esprit de la cour : il invente l’énigme Quisling (gåten Quisling), en rappelant les antécédents complexes du personnage et en insistant sur le fait qu’il aurait toujours agi dans l’intérêt de la Norvège. Il sollicite donc l’indulgence du tribunal. Schjødt rejette l’idée d’une énigme, n’y voyant qu’un nouvel avatar du mythe du fører, et rappelle les défauts de l’accusé : son ambition, son indécision, sa faiblesse.

Le verdict est rendu le 10 septembre : Quisling est reconnu coupable pour la quasi-totalité des chefs d’accusation, presque toujours à l’unanimité de la cour. Il est condamné à mort, ainsi qu’à verser une amende de plus d’un million de couronnes. La demande d’appel déposée par Bergh devant la Cour suprême le 28 septembre, portant à la fois sur la culpabilité de son client et la peine prononcée, est rejetée le 13 octobre. De son côté, Quisling adopte une posture de martyr : il est convaincu que l’Histoire lui donnera raison. Après avoir apporté son témoignage dans les procédures judiciaires intentées à d’autres membres de haut rang du NS, il est fusillé par un peloton d’exécution au pied des remparts de la citadelle d’Akershus, le 24 octobre 1945, à 2 h 40 du matin. Ses dernières paroles sont : Mon procès n’était pas équitable, et je meurs innocent.

MÉDECINS NAZIS

Classé sous PROCÈS D'ALLEMANDS — braultjeanpaul @ 5 h 56 min

Le Procès des médecins.) a été le premier des douze procès pour crimes de guerre fait par les autorités américaines dans leur zone d’occupation en Allemagne, à Nuremberg, après la fin de la Seconde Guerre mondiale. 20 des 23 accusés avaient été médecins, les trois autres étant fonctionnaires nazis. Plaidant non coupables (leur ligne de défense fut qu’ils agissaient au nom de la médecine de guerre), ils ont tous été accusés d’après plusieurs chefs : l’expérimentation médicale nazie, le Programme Aktion T4.

Les attendus du jugement, appelés improprement Code de Nuremberg, ont été à la base des principes positifs éthiques de l’expérimentation clinique, plus tard décrits dans la Déclaration d’Helsinki.

Alors que le procès de Nuremberg concerne 24 des principaux responsables du Troisième Reich, le procès touchant un corps social débute par celui des médecins allemands car il s’agit de la population professionnelle la plus nazifiée de l’Allemagne (plus de 50 % des médecins sont alors membres du parti nazi – SA et SS).

Les accusés

Karl Brandt, autorité médicale suprême du IIIe Reich. Chargé notamment du programme Aktion T4, utilisé pour euthanasier les malades mentaux et les handicapés. Il est condamné à mort et exécuté le 2 juin 1948.

Karl Gebhardt, médecin de Heinrich Himmler et président de la Croix-Rouge allemande. Jugé pour avoir pratiqué des expériences sur les prisonniers des camps, spécialement les femmes de Ravensbrück. Condamné à mort, il est exécuté le 2 juin 1948.

Waldemar Hoven, médecin du camp de Buchenwald. Jugé pour avoir euthanasié massivement les déportés. Condamné à mort, il est exécuté le 2 juin 1948.

Joachim Mrugowsky, médecin et chef de l’Institut d’hygiène de la SS. Jugé pour expérimentation sur les prisonniers des camps. Condamné à mort, il est exécuté le 2 juin 1948.

Wolfram Sievers, dirigeant de l’Ahnenerbe. Jugé pour ses expériences mortelles sur des humains. Condamné à mort, il est exécuté le 2 juin 1948.

Kurt Blome, scientifique ayant testé des vaccins sur des prisonniers de camp de concentration. Jugé pour extermination de prisonniers malades et expériences conduites sur des êtres humains, il est acquitté.

Adolf Pokorny,dermatologue, accusé d’avoir coopéré avec les programmes de stérilisation, acquitté  pas à cause de mais malgré sa défense  qui était d’avoir su que la méthode proposée par lui dans une lettre n’était valable.

Herta Oberheuser, médecin qui participe à l’injection de sulfamide. Seule femme à être jugée, elle est condamnée à 20 ans de prison.

Gerhard Rose médecin connu pour commettre certains sévices à ces victimes/patients condamné à mort.

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Donald Ewen Cameron

L’un des membres du tribunal, le docteur canadien Donald Ewen Cameron, fut plus tard le premier président de l’association mondiale de psychiatrie, après avoir travaillé pour la CIA dans le projet d’expérimentations illégales MKULTRA.

Le rapport Green produit par le Pr Anrew Ivy devant le tribunal fut rédigé suite à un débat prévu auprès d’une commission scientifique internationale mais signé hâtivement par l’American Medical Association pour la circonstance alors que cette commission n’avait pas été réunie, cette turpitude fut soulevée par la défense des médecins allemands.

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Viktor Brack 1904-1948

Il participe aux Freikorps et au putsch de la Brasserie de Munich (1923). Il entre dans la SS en 1929, et pendant un certain temps, il est le chauffeur d’Heinrich Himmler. En tant que Reichamtsleiter il officie à la chancellerie du Führer, dirigée par le Reichsleiter Philipp Bouhler, où il dirige le programme d’euthanasie des handicapés plus connu sous le nom de Programme Aktion T4 au cours duquel entre soixante-dix et quatre-vingt mille handicapés et malades mentaux sont exécutés dans des chambres à gaz aménagées dans des instituts d’euthanasie.

Il s’implique aussi directement dans la Shoah puisqu’en septembre 1941 en visite à Lublin il informe Odilo Globocnik de l’intégration du personnel de l’Aktion T4 dans l’Aktion Reinhardt, qu’il propose à la même période son aide à la création d’installations de gazage à Riga, et qu’il insiste dans une lettre à Himmler datée du 23 juin 1942 sur la nécessité, pour la réussite totale de l’opération, d’accélérer le processus de déportation et d’extermination des Juifs. Il est jugé au Procès des médecins à Nuremberg en 1947. Reconnu coupable de crimes contre l’humanité, il est condamné à mort et pendu le 2 juin 1948 dans la prison de Landsberg am Lech.

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Karl Brandt 1904-1948

Bien que né en Alsace, Brandt n’était pas de parents alsaciens, son père, commissaire de police, avait été muté à Mulhouse. Brandt quitte l’Alsace en 1919 et poursuit ses études à Dresde où il passe son Abitur, puis commence ses études de médecine à Dresde, Iéna, Berlin puis Fribourg-en-Brisgau. À Bochum, il se spécialise dans la chirurgie des traumatismes crâniens et obtient son diplôme en 1928. Il émet alors le vœu de partir à Lambaréné au Gabon, afin de rejoindre le docteur Schweitzer, mais n’ayant pas opté pour la nationalité française en quittant l’Alsace, il renonce à ce projet.

C’est en 1933, alors que Brandt et sa fiancée Anna Rehborn suivent le cortège menant Hitler du restaurant où ils venaient de dîner ensemble au Berghof, que la Mercedes du Führer quitte la route. Adolf Hitler est indemne, mais le chef de sa garde personnelle, Wilhelm Brückner, est gravement blessé. L’intervention du Dr Brandt lui sauve la vie. C’est Brückner en personne qui propose le Dr Brandt comme médecin personnel du Führer et l’appelle le 13 juin 1934 pour lui demander de venir de suite à Münich afin d’accompagner Hitler lors d’un voyage en Italie. On considère le jour de cet accident comme celui ou la vie du Dr Brandt a basculée, mais les faits nous montrent qu’il ne se trouvait pas là, par hasard.

Il rejoint d’abord la Ligue national-socialiste des médecins et le NSDAP dès 1932, en soulignant ne pas vouloir appartenir ni à la SS ni à la SA, mais il devient finalement membre de la SA en 1934, pour rejoindre ensuite les SS fin 1934, devenant Untersturmführer, le grade d’officier le moins élevé. Il terminera néanmoins la guerre avec le grade de Brigadeführer SS (Médecin-général SS). En novembre 1938, il est envoyé à Paris après l’attentat d’Ernst vom Rath.

Dès 1939, Brandt dirige l’administration du programme d’euthanasie T-4 chargé d’expurger l’Allemagne de ses aliénés et autres handicapés. Il inventa alors l’injection létale, utilisée encore aujourd’hui dans certains États des États-Unis pour appliquer la peine de mort. Il cumula les grades et les charges de SS-Brigadeführer, lieutenant général de la Waffen-SS et de commissaire général pour la Santé et les Affaires sanitaires. Il fut impliqué dans un programme d’expérimentation humaine, aux côtés du psychiatre Werner Heyde et d’autres médecins.

Brandt fut jugé en 1947 durant le procès que l’on surnomma le Procès des médecins et condamné à mort pour appartenance à une organisation criminelle, crime de guerre et crime contre l’humanité. La peine de mort par pendaison fut prononcée le 19 août et Brandt fut exécuté avec six autres accusés (dont l’un de ses collaborateurs Viktor Brack) le 2 juin 1948 à la prison de Landsberg.

Sans être ministre de la Santé publique, Karl Brandt détenait l’autorité médicale suprême sous le IIIe Reich. Sa condamnation à mort et son exécution soulevèrent pourtant de vives protestations, même parmi les Alliés.

Les derniers mots de Karl Brandt avant de mourir furent les suivants : Vous n’avez pas de leçons à nous donner, vous êtes les vainqueurs et vous avez jeté une bombe sur Hiroshima.

Le procureur McHaney de la cour de Nüremberg ayant jugé Karl Brandt prononcera cette phrase ayant encore plus alimenté la polémique sur le bien fondé de la sentence prononcée à l’encontre du médecin du Reich: Le procès a montré que Karl Brandt n’a rien su des expériences, mais il est coupable parce qu’il aurait dû savoir.

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Karl Gebhardt 1897-1948

Gebhardt est né à Landshut, en Bavière. En 1919 il commence ses études en médecine à Munich ; il est habilité en 1935 et l’année suivante devient professeur associé à Berlin. Dès 1937 il enseigne la chirurgie orthopédique.

Sa carrière au sein du parti nazi commence quand il adhère au Parti national-socialiste des travailleurs allemands le 1er mai 1933. Il rejoint la Schutzstaffel (SS) deux ans plus tard et devient médecin en chef du sanatorium de Hohenlychen dans l’Uckermark, une clinique pour patients atteints de tuberculose qu’il transforme en clinique orthopédique ; plus tard, pendant la guerre, celle-ci devient à son tour un hôpital pour le Waffen-SS. En 1938 on le nomme médecin personnel d’Heinrich Himmler.Il occupera plusieurs postes : Directeur médical des Jeux olympiques (1936), professeur de chirurgie à l’Université de Berlin (1937), clinicien en chef de la SS (1943).

Gebhardt traite Albert Speer au début 1944 pour fatigue et un genou gonflé. Il tue presque son patient et est remplacé par un autre médecin. Himmler voyait Speer comme un rival.

Gebhardt aura les grades de Gruppenführer dans la SS et de Generalmajor dans la Waffen SS.

Les ayant ordonnées ou les ayant faites lui-même, il est directement responsable de la plupart des expériences chirurgicales sur des prisonniers des camps de concentration, particulièrement au quartier des femmes à Ravensbrück (qui était près de Hohenlychen), ainsi qu’à Auschwitz. Il dirige particulièrement les tests des sulfamides. Il travaille avec Herta Oberheuser.

Pendant la guerre, il occupe quelque temps la présidence de la Croix-Rouge allemande.

Il se réfugie quelques jours au Führerbunker lors des derniers jours de la bataille de Berlin. Joseph et Magda Goebbels y arrivent le 22 avril 1945 avec leurs enfants. Gebhardt, en tant que président de la Croix-Rouge, parle à Goebbels de la possibilité de quitter Berlin avec les enfants ; celui-ci refusera et les enfants seront empoisonnés par leur mère quelques jours plus tard. Gebhardt lui-même quitte le Führerbunker le 22 avril.

Après la guerre, Gebhardt est l’un des vingt-trois accusés du Procès des médecins, tenu devant le Tribunal militaire international de Nuremberg. Déclaré coupable de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, il est condamné à mort le 21 août 1947. Il est pendu à la prison de Landsberg, dans sa Bavière natale, le 2 juin 1948.

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Waldemar Hoven 1903-1948

Après des études de médecine aux États-Unis, il rejoint les SS en 1934 en Allemagne et gravit les échelons militaires pour atteindre finalement le grade de Hauptsturmführer dans la Waffen-SS).

Arrivé à Buchenwald en 1939, il devient le médecin-chef du camp de concentration en 1942, où il fut le responsable de l’euthanasie de déportés par injection de phénol et d’hydrocarbure, ainsi que des expériences sur le typhus.

En 1943, il fut également responsable d’injections létales d’aconitine données à différents anciens officiers SS qui étaient des témoins potentiels dans les enquêtes contre Ilse Koch avec qui il avait une relation. Arrêté pour meurtre sur les personnes de ces officiers SS, il fut reconnu coupable par les SS et condamné à mort pour ses crimes, mais sa peine fut commuée en 18 mois de captivité à Buchenwald.

Suite à la chute du Troisième Reich en 1945, il fut traduit devant la justice lors du procès des médecins. Il y fut reconnu coupable de crimes de guerres, crimes contre l’humanité et reconnu membre d’une organisation criminelle pour sa participation à l’extermination massive de déportés avant sa captivité. Il fut condamné à mort et pendu le 2 juin 1948 à la prison de Landsberg en Bavière.

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Joachim Mrugowsky 1905-1948

Son père est médecin généraliste, tué au début de la Première Guerre mondiale. En 1925 Mrugowsky commence ses études en sciences naturelles et médecine à l’université de Halle et les y complète en 1930-1931 avec un doctorat en médecine et un doctorat en sciences naturelles.

Mrugowsky s’intéresse à l’idéologie nazie dès 1930. Il devient d’abord chef d’un groupe de l’Association des étudiants allemands national-socialistes, puis membre du Parti national-socialiste (membre n°210 049). Il rejoint la Schutzstaffel (SS) en 1931, où il grimpe rapidement les rangs jusqu’à devenir Standartenführer de la SS et de la Waffen-SS.Après un stage de deux ans, il devient en 1933 assistant à l’Institut d’hygiène de l’université de Halle. En 1937, Heinrich Himmler le nomme à l’Institut d’hygiène de la SS à Berlin avec le grade de Sturmbannführer.

En 1940 il participe à la conquête de l’Europe occidentale en tant que médecin dans la 2e division SS Das Reich. Il est impliqué dès 1943 dans de nombreuses expériences médicales, sauf celles concernant l’aviation, qui se firent sur des prisonniers des camps de concentration.Il devient professeur adjoint d’hygiène à l’université de Berlin en septembre 1944. Il est condamné à mort au Procès des médecins en août 1947 et exécuté le 2 juin 1948.

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Wolfram Heinrich Friedrich Sievers 1905-1948

Après avoir fait des études de libraire, Sievers entre au Parti nazi en 1929, où il fait vite carrière. Il s’engage parallèlement dans le groupe de résistance formé par Friedrich Hielscher. En 1935, il prend la direction de l’Ahnenerbe et devient en 1943 directeur adjoint du conseil du Reichsforschungsamt.

Le témoignage de Sievers lors des premiers procès de Nuremberg fut l’un des plus grands scandales. Lors de son interrogatoire, il avait attiré l’attention sur la collection de squelettes du professeur d’anatomie August Hirt de la Reichsuniversität de Strasbourg. Wolfram Sievers avait donné l’ordre que l’on assassine plus de 100 prisonniers juifs dans le camp de Natzwiller-Struthof pour préparer leurs squelettes. On doit l’identification des victimes des décennies plus tard à un résistant qui avait tenu des notes secrètes. Après la Seconde Guerre mondiale, il est accusé pour des expériences mortelles menées sur des humains et est condamné à mort comme criminel de guerre le 20 août 1947 lors du procès des médecins à Nuremberg. Il est exécuté en 1948.

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Rudolf Brandt 1909- 1948

Docteur en droit en 1934, il entre comme conseiller au ministère de l’Intérieur. Il s’inscrit au Parti nazi en 1932 puis à la SS en 1933. Dès décembre 1933, il fait partie de l’état-major du Reichsführer-SS Heinrich Himmler, dont il devient le conseiller personnel de 1936 à la fin de la guerre. Il est également son officier de liaison auprès du ministère de l’Intérieur, qu’il rejoint en 1943.

Brandt fait partie de ceux qui planifient l’assassinat de 86 Juifs détenus en camps de concentration, afin d’enrichir la collection de squelettes de l’institut d’anatomie de la SS dirigé par August Hirt.

Dans les derniers jours du Troisième Reich, il fait partie des rares compagnons d’Himmler : lors d’une conversation avec Walter Schellenberg, le 13 avril 1945, Himmler lui déclare qu’il est le seul, avec Rudolf Brandt, en qui il a encore une entière confiance. Brandt est aux côtés d’Himmler lors des dernières négociations que celui-ci mène avec le comte Folke Bernadotte, fin avril 45 et lors de sa fuite vers la Bavière, le 10 mai 1945. Brandt est capturé à Bremervörde, en Basse-Saxe, fin mai 1945.

Accusé au Procès des médecins, il est condamné pour son appartenance à la SS, déclarée organisation criminelle lors du procès de Nuremberg, pour crime de guerre et crime contre l’humanité en raison de sa responsabilité dans l’administration et la coordination d’expériences médicales dans les camps de concentration nazis. Il est pendu à la prison de Landsberg le 2 juin 1948, jour de son 39e anniversaire.

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Fritz Fischer 1912-2003

Fritz Fischer naît à Berlin et étudie la médecine à Bonn, puis à Berlin, Leipzig et finalement Hambourg, ville où il sort diplômer en 1938. Il rejoint la SS en 1934 et le NSDAP en juin 1937. Le 1er novembre 1939, la Waffen-SS l’affecte au département SS du sanatorium de Hohenlychen, comme médecin et SS-Untersturmführer. En 1940, il devient médecin des armées au sein de la 1re division SS Leibstandarte Adolf Hitler. Blessé, il revient à Hohenlychen, et officie à l’hôpital du camp de concentration de Ravensbrück, comme chirurgien assistant de Karl Gebhardt. Il participe à des expérimentations chirurgicales.

Après la guerre, il est jugé au procès des médecins, et condamné à la prison à vie. Sa sentence est commuée en 15 ans de prison en 1951, mais il sort dès mars 1954. Il retourne alors à son métier de médecin, et commence une nouvelle carrière au sein de l’entreprise chimique Böhringer, où il reste jusqu’à sa retraite. Il décède en 2003.

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Joachim Mrugowsky 1905-1948

Son père est médecin généraliste, tué au début de la Première Guerre mondiale. En 1925 Mrugowsky commence ses études en sciences naturelles et médecine à l’université de Halle et les y complète en 1930-1931 avec un doctorat en médecine et un doctorat en sciences naturelles.

Mrugowsky s’intéresse à l’idéologie nazie dès 1930. Il devient d’abord chef d’un groupe de l’Association des étudiants allemands national-socialistes, puis membre du Parti national-socialiste (membre n°210 049). Il rejoint la Schutzstaffel (SS) en 1931, où il grimpe rapidement les rangs jusqu’à devenir Standartenführer de la SS et de la Waffen-SS.Après un stage de deux ans, il devient en 1933 assistant à l’Institut d’hygiène de l’université de Halle. En 1937, Heinrich Himmler le nomme à l’Institut d’hygiène de la SS à Berlin avec le grade de Sturmbannführer.

En 1940 il participe à la conquête de l’Europe occidentale en tant que médecin dans la 2e division SS Das Reich. Il est impliqué dès 1943 dans de nombreuses expériences médicales, sauf celles concernant l’aviation, qui se firent sur des prisonniers des camps de concentration.Il devient professeur adjoint d’hygiène à l’université de Berlin en septembre 1944. Il est condamné à mort au Procès des médecins en août 1947 et exécuté le 2 juin 1948.

Accusé au Procès des médecins, il est condamné pour son appartenance à la SS, déclarée organisation criminelle lors du procès de Nuremberg, pour crime de guerre et crime contre l’humanité en raison de sa responsabilité dans l’administration et la coordination d’expériences médicales dans les camps de concentration nazis. Il est pendu à la prison de Landsberg le 2 juin 1948, jour de son 39e anniversaire.

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Herta Oberheuser 1911-1978

Herta Oberheuser travaille sous la supervision du Dr Karl Gebhardt et prend part aux expérimentations médicales nazies (utilisation de la sulfanilamide sur les os, les muscles et les nerfs) menées sur 86 femmes. 74 d’entre elles étaient des prisonnières politiques polonaises du camp. Elle est responsable du décès d’enfants en bonne santé, causés par des injections d’huile et d’hexobarbital. Elle prélèvait ensuite des organes. Le temps d’injection des doses allait alors de trois à cinq minutes, la personne restait pleinement consciente jusqu’au dernier moment. Herta Oberheuser est la seule femme présente dans le box des accusés du procès des médecins lors du procès de Nuremberg. Elle est condamnée à vingt ans de prison. Le verdict prononcé par le tribunal est le suivant : Herta Oberhauser, Le Tribunal militaire  vous a jugé coupable de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Pour les dits crimes, le Tribunal militaire vous condamne à 20 ans de réclusion dans la ou les prisons ou centres de détention qu’il appartiendra à l’autorité compétente de décider.

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Herta Oberheuser au procès des médecins, le 20 août 1947.

Emmenez l’accusée Herta Oberhauser. Elle est libérée en avril 1952 pour bonne conduite et devient médecin de famille à Stocksee. Elle perd son poste en 1956, après qu’une survivante du camp de Ravensbrück l’ait reconnue ; son permis de pratiquer la médecine est révoqué en 1958.

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Gerhard Rose

Médecin connu pour commettre certains sévices à ces victimes/patients condamné à mort.

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Kurt Blome 1894-1969

Est un scientifique nazi de haut rang. En 1935, il devient directeur de l’école de médecine d’Alt-Rehse. En 1939, il est nommé adjoint de Leonardo Conti. En 1941, il entre au Conseil de recherche du Reich pour les recherches sur le cancer. Il avoua à des interrogateurs américains, en 1945, qu’il avait expérimenté des vaccins contre la peste sur des prisonniers de camps de concentration. Acquitté en août 1947 lors du procès des médecins à Nuremberg pour extermination de prisonniers malades et expériences conduites sur des êtres humains, il fut récupéré par la JIOA deux mois après son acquittement et interrogé à Camp David, au Maryland, au sujet de ses expériences scientifiques. Dans le cadre de l’Opération Paperclip, Blome fut intégré dans la United States Army Chemical Corps pour travailler à l’élaboration d’armes chimiques et biologiques.

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