LES PROCÈS DE 1945-1948

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4 juillet 2014

PROCES BELSEN-AUSCHWITZ, LÜNEBERG 1945

Classé sous PROCÈS DES CAMPS DE CONCENTRATION — braultjeanpaul @ 5 h 52 min

Le camp de Bergen-Belsen a été construit par des prisonniers Juifs que les SS ont déplacés des camps de concentration  de Buchenwald et Natzweiler. Il a ouvert le 30 avril 1943. Il était considéré comme ayant une capacité de 10.000 prisonniers. Le premier commandant du camp a été le SS Hauptsturmführer Adolf Haas auquel a succédé Josef Kramer le 02 décembre 1944.

Intérieur du camp de Belsen

Intérieur du Camp de Belsen

Le 15 avril 1945, à l’arrivée des troupes Britanniques qui vont libérer le camp de Belsen, l’horreur de la découverte des conditions de (sur)vie dans le camp est totale. Les Alliés réalisent véritablement ce que signifiaient les camps de l’Allemagne nazie. On estime à 60.000 le nombre de prisonniers entassés dans le camp (Belsen a été la destination de nombreuses évacuations de prisonniers d’autres camps). Les conditions dans lesquelles les Britanniques trouvent ces prisonniers sont épouvantables, tant du point de vue du manque de nourriture que de celui de l’hygiène. Plus de 10.000 morts y côtoient les vivants entre les baraques. 13.000 personnes mourront encore dans la période qui suivra, leur état de santé étant déjà si épouvantable qu’ils ne pourront être sauvés.

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Josef Kramer lors de son arrestation au camp de belsen

La plupart des membres du personnel SS du camp s’étaient enfuis, mais plusieurs dizaines étaient encore sur place, y compris le commandant du camp, Josef Kramer.

Deux jours plus tard, 48 personnes sont officiellement arrêtées, dont J. Kramer, et les Britanniques leur imposent d’enterrer de leurs propres mains les corps des prisonniers épars dans tout le camp.

Devant l’état du camp et la situation spécifique due à une épidémie de typhus, les Britanniques décident de brûler les bâtiments, c’est pourquoi il ne reste aujourd’hui du camp d’origine que les emplacements des fosses communes.

Ce procès a duré 54 jours (du 17 septembre au 17 novembre 45) en présence de 200 journalistes et observateurs internationaux. Il a eu lieu en Allemagne, à proximité du camp, dans la ville de Lüneburg, au 30 Lindenstraße.

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Des gardiennes SS du camp transportent les cadavres dans les fosses pour être insinérés

Il s’agissait d’un tribunal militaire Britannique. Il s’est donc tenu en anglais (avec traducteurs allemands et polonais). Il est appelé procès de Belsenmais en réalité c’était un procès bicéphale car y ont été jugées des personnes ayant officié à Bergen Belsen, mais aussi antérieurement à Auschwitz pour certaines. En fait, 19 personnes parmi les accusés avaient davantage sévi à Auschwitz et la plupart n’étaient en réalité venues à Bergen Belsen qu’à l’approche des troupes Soviétiques fin 44 et début 45.
Les accusés étaient au nombre de 48 au départ, mais les charges contre trois d’entre eux ont été abandonnées (Nikolas Jenner, Paul Steinmetz et Walter Melcher) et l’état de santé d’un quatrième (Ladislaw Gura) lui a évité le procès. Ils étaient donc quarante quatre. Ainsi ce procès est dit procès de Josef Kramer et 44 autres.

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Le tribunal militaire britannique qui a servi pour le procès de Belsen

Josef Kramer et Fritz Klein étaient les deux principaux accusés, qui avaient essentiellement sévi à Birkenau (Auschwitz II) jusqu’en décembre 44, date à laquelle ils sont arrivés à Bergen-Belsen.
Vingt-quatre avaient officié à Belsen, dix-neuf étaient concernés par les deux procès et une seule était accusée pour ses exactions à Auschwitz et n’était pas allée à Belsen (Stanislawa Staroska ou Starostka, appelée « Stanie » par les prisonnières). Trente deux des accusés avaient été des membres de la SS dont seize femmes, douze (sept hommes et cinq femmes) avaient été des prisonniers de fonction (Kapo, Blockältester, Lagerältester).
Huit hommes et trois femmes ont été condamnés à la peine de mort et exécutés par pendaison le 13 décembre 45 à la prison de Hameln. Dix neuf autres ont été jugés coupables et condamnés à diverses peines, quatorze ont été acquittés.
Il était très difficile de se prononcer en connaissance de cause pour ce tribunal. La réalité et les particularités de la vie dans les camps (ici, en l’occurence à Auschwitz-Birkenau) n’étaient pas encore suffisamment connues pour que la cour puisse toujours poser les questions les plus pertinentes ; en outre les accusés venaient de camps divers, ils n’étaient arrivés à Belsen que dans les tous derniers mois du fait des évacuations. Les véritables exactions et responsabilités de ces accusés ne pouvaient donc être clairement posées et connues parce qu’elles avaient eu lieu dans d’autres camps.

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Le banc des accusés

Les accusés concernés par le procès de Bergen-Belsen uniquement

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Antoni Aurdzieg (32) Kapo. Né le 15 septembre 1924 à Brzesc en Pologne. Déporté vers l’Allemagne le 28 septembre 41. Au camp de Sachsenhausen (différents commandos) jusqu’en mars 45 où il est envoyé à Belsen, Block 12. Il déclare y avoir été l’un de 4 aide-Stubendienst et non pas Blockälteste comme le disent plusieurs témoins. Certains affirment qu’il a battu et tué de nombreux prisonniers. Condamné à 10 ans de prison et libéré en 1952.

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Eric Barsch (28) Déclare avoir été toujours employé dans la section médicale de la SS. Un prisonnier en atteste à Mittelbau et à Belsen. D’autres prisonniers sont convaincus qu’il était chef cuisinier SS de la cuisine n° 1 et évoquent un meurtre par balles dont il se serait rendu coupable devant leurs yeux. Le tribunal considère que rien ne pouvant être confirmé par des preuves suffisantes, l’accusé ne peut être jugé. Acquitté.

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Herta Bothe (37)  Aufseherin. Née le 03 janvier 21 à Teterow au Mecklemburg. En septembre 42 elle est formée à Ravensbrück puis est envoyée au camp de Struthof (près de Gdansk) où elle reste presque 2 ans, jusqu’en juillet 44. A ce propos elle répond à une question en disant que non, ce n’était pas un camp « dur ». Elle est ensuite nommée à Bromberg. Le 21 janvier 45 elle évacue avec des prisonnières pour la plupart Juives Hongroises pour Oranienburg. Elle ira ensuite à Belsen fin février où elle s’occupera du Kommando du bois (60 prisonniers, les hommes, presque tous Russes, sous les ordres d’un SS et les femmes sous ses ordres). Beaucoup de témoins l’accusent d’avoir battu des prisonnières à mort. Elle nie Condamnée à une peine de dix ans de prison, elle est libérée en décembre 51, se marie ensuite et vit désormais sous le nom de H. Lange. Morte en 2000.

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Medislaw Burgraf (20) Né à Czestochowa en Pologne et employé au service ferroviaire Arrêté en août 1940, il est déporté à Buchenwald jusqu’en décembre, puis à Neuengamme jusqu’en mars 43 où il est transféré à Drütte. Il dit y avoir été Vorarbeiter. Le 8 avril 45 il arrive à Celle et à Belsen le lendemain. Après une journée au Block 16, il est au 19 ou le Blockälteste lui demandait de l’aider pour la distribution de nourriture bien qu’il n’ait pas de fonction officielle. Un témoin dit qu’il était Kapo à Drütte et Stubendienst à Belsen. Condamné à 5 ans de prison, libéré en 1949.

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Otto Caleson / Kulessa (19) Scharführer. Né le 04 septembre 1892 à Rastenburg. Dit qu’il a été forcé de joindre la SS et a été envoyé à Belsen (après Struthof et Mittelbau puis Nordhausen) où il serait arrivé le 10 avril 45 avec un train d’environ 35 wagons de prisonniers où il était avec 124 autres membres de la SS durant 5 jours. Il dit avoir été responsable à Belsen du Block 88 où étaient 600 prisonniers. Condamné à 15 ans de prison, il a été libéré en 1955.

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Wilhelm  Door (27) Rottenführer. Né le 09 février 1921 à Nuremberg. Fils d’agriculteur. Dit s’être porté volontaire pour l’armée en décembre 40, mais faute d’avoir été accepté, est entré à la SS. Resté à Dresde jusqu’en automne 41 puis, après une période de maladie, allé à Oranienburg comme garde du camp où il serait resté jusqu’en janvier 44, puis à Mittelbau (où il dit avoir été formé comme Blockführer) et Klein Bodungen en septembre 44. Confirme avoir été le second de Stoffel à Mittelbau avec lequel il a mené une marche jusqu’à Belsen d’une colonne de 590 prisonniers qui étaient partis à 610 d’après ses dires. Pendu le 13 décembre 45.

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Gertrud Fiest (40) Aufseherin. Née le 31 mai 1918 à Neugebhartsdorf. Travaillait dans une usine de Silésie de 1935 à août 44. Entrée à la SS en août 44, elle est envoyée à Groß Rosen puis à Langenbielau (3 semaines) et repart après cette formation  dans on entreprise où elle est affectée à la surveillance des prisonnières. Elle arrive à Belsen fin février 45. Condamnée à 5 ans de prison, elle est libérée en 1949.

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Ida Foster (34) Aufseherin. Née le 15 mai 1902 à Blumendorf en Silésie. Sœur aînée d’Ilse (ci-dessous). Travaillait dans une usine textile à Rohrsdorf. Entrée à la SS le 16 août 44. Elle a été envoyée à Langenbielau durant 3 semaines  pour apprendre le traitement des prisonniers  puis est retournée dans son usine d’origine. En février 45, évacuée avec les prisonniers, elle arrive à Belsen le 28 février où elle surveille les 35 prisonnières de sa partie de la cuisine 3 dont Jenner était responsable (Francioh responsable de l’autre partie ou travaillait Irene Haschke). Acquittée.

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Ilse Foster (33) Aufseherin. Née le 02 septembre 1922 à Neusaltz en Silésie. Entrée à la SS le 17 août 44. Travaillait dans une usine à Grunberg. Formée 6 semaines à Langenbielau en août-septembre 44, elle retourne ensuite à l’usine de Grunberg. Arrivée à Belsen le 17 février 45 où elle surveillait les 60 prisonnières de la cuisine 1 du camp des hommes dans laquelle Hila Lippmann était Kapo. Plusieurs témoins disent qu’elle emmenait les prisonnières dans une pièce adjacente pour les battre violemment. Condamnée à 10 ans de prison.

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Hildegard Halmel/ Halnel (45)Aufseherin. N’est pas présente au tribunal. Les témoins qui l’évoquent disent qu’elle est arrivée au camp bien plus tôt qu’elle ne le prétend. Elle sera acquittée de toutes charges pour Belsen où elle n’est arrivée que très peu de temps avant les Britanniques.

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Irene Haschke (39) Aufseherin. Née le 16 février 1921 à Friedeberg en Silésie. Elle travaillait dans une usine textile jusqu’en août 44.  Entre à la SS le 16 août 44 et est envoyée à Groß Rosen 1 journée) et Langenbielau (5 semaines) puis dans un camp de travail à Weiss Wasser (3 semaines) et revient ensuite dans son entreprise comme surveillante du travail des prisonniers. Évacuée le 16 février 45, elle arrive à Belsen le 28. Kommando du bois (8 jours) puis cuisine (2-3 jours). Condamnée à 10 ans de prison.

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Anna Hempel (44) Aufseherin. Née le 22 juin 1900 à Zielone Gorze (Grünberg) en Silésie. Elle travaillait dans une usine textile à Grunberg jusqu’à ce qu’elle soit envoyée en formation à Ravensbrück durant 3 semaines en mai 44 avant d’y revenir comme surveillante des prisonnières. Elle arrive à Belsen le 17 février 45. Elle y travaille à la cuisine 2 du camp des hommes. Condamnée à 10 ans de prison, libérée en 1951.

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Charlotte Klein (36)  Aufseherin. Née le 13 décembre 1921 à Eimenburg. Travaillait comme assistante de laboratoire depuis 1939. En août 44 elle entre à la SS, est formée à Ravensbrück durant quatre jours, puis nommée à Stutthof jusqu’en septembre. Elle a ensuite été affectée au camp de travail de Bremberg jusqu’au 21 janvier 45. Elle évacue vers Oranienburg puis arrive à Belsen (avec 2 autres Aufseherinnen, sans prisonniers) le 26 février. Elle y attrape le typhus. Travaillait au magasin de pain où 13 à 15 prisonniers étaient sous ses ordres. Acquittée.

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Josef klippel (12) Sturmbannführer. Né le 24 novembre 1909 à Vukovar en Yougoslavie (Volksdeutscher). En 43 il avait une épicerie en Yougoslavie mais tous les Volksdeutscher de moins de 35 ans ont été mis dans la SS. Il est alors allé à Dora-Mittelbau Kommando B 12 jusqu’au 05 avril 45 (évacuation) et être arrivé à Belsen le 11 avril 45 en tant que membre de la SS. Deux jours plus tard, Hössler l’aurait affecté aux cuisines et après deux autres jours, les Britanniques sont arrivés. Du fait qu’il semble n’avoir pas appartenu au camp de Belsen, il a été acquitté.

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George Kraft (4) Lagerführer. Né le 16 décembre 1913 en Roumanie. Il a été affecté à Buchenwald de juillet à septembre 43 puis à Dora (attesté par le SS Stefan Hermann, membre de la SS et témoin au procès). Il a donc été acquitté puisqu’il n’était concerné ni par Auschwitz ni par Belsen où il n’a été envoyé que pour nettoyer le camp autant que possible avant l’arrivée des Alliés.

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Hilde Lisiewitz (42) Aufseherin. Née le 31 janvier 1922 à Grünwald. Elle a travaillé pour le Reichsarbeitsdienst  d’octobre 40 à mars 41, puis dans un restaurant de gare jusqu’à janvier 43. De février 43 à novembre 44, elle travaille dans une usine de munitions d’où elle est envoyée à Groß Rosen puis en formation à Langenbielau. Elle retourne à l’usine de Grünberg. Le 29 janvier elle est évacuée et arrive à Belsen le 3 mars 45 où elle occupera divers postes. Condamnée à un an de prison.

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Fritz Mathes (18) Né le 13 juin 1893 à Offenbach. Homme de la Wehrmacht, il dit être devenu homme de la SS (au 25 janvier 45) contre sa volonté. Déclare être arrivé à Belsen le 22 ou 23 novembre 44 et avoir travaillé aux cuisines jusqu’au 10 ou 11 janvier 45, puis aux bains jusqu’en avril. Dit qu’il a été confondu avec Henkel dans les accusations des témoins parce qu’il lui ressemble. Un témoin (une femme Juive Hollandaise, Johanna Kurd) déclare qu’en effet il aurait parlé de sa promotion au statut de SS avec dégout, et qu’il aurait bien traité les prisonniers, leur aurait donné de la nourriture et les dernières nouvelles des avancées alliées. Jugé non coupable pour ses activités à Belsen.

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Klara Oopitz (35) Aufseherin. Née le 16 avril 1909 à Schmiedeberg en Silésie. Travaillait dans une usine AEG à Zillerthan. Entrée à la SS le 10 octobre 44, elle est formée comme Aufseherin à Langenbielau durant 3 semaines et demie. Elle retourne ensuite à l’usine AEG de Zillertau comme surveillante. Elle est arrivée à Belsen le 13 avril 45 (soit 5 jours avant l’arrivée des Britanniques) où elle a été placée à la surveillance de l’épluchage des pommes de terre de la cuisine du Block 9. Déclarée non coupable pour Belsen et acquittée.

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Anchor/ Ansgar Pinchen / Pichen (22) Né le 22 septembre 1913 à Esbjerg (Danemark) Il déclare avoir émigré en Silésie en 14 et s’être vu imposer la nationalité polonaise en 22 quand la Pologne a pris le contrôle de la Silésie et être entré dans l’armée allemande le 25 mai 40. Le 25 novembre 42 il a été blessé au bras. Il est arrivé avec Francioh et deux autres à Belsen vers le 10 mars 45 et a été affecté en tant que garde. Du fait de son bras, il a été transféré aux cuisines. Il a rapidement eu la charge de la cuisine n°1. Il n’a jamais porté l’uniforme de la SS. Il a été arrêté le 17 avril. Il a été pendu le 13 décembre.

concernée par le procès d’Auschwitz uniquement

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Stanislawa Staroska (48) Blockälteste et Lagerälteste. Née le 1er mai 1917 à Tarnow en Pologne. Libraire avant la guerre. Arrêtée par la Gestapo le 13 janvier 40 comme membre de la Résistance Polonaise, condamnée à mort, sa peine convertie en emprisonnement à vie. Le 28 avril 42 elle est envoyée à Auschwitz (n°6865). Travaille au Kommando de l’eau et comme interprète parce qu’elle parle allemand. Est nommée Blockälteste par Langenfeld pour cette raison lorsque la précédente est démise de sa fonction. Elle est au Block 8 puis au 5, celui des arrivantes. Un Block de 1000 qui a contenu jusqu’à 3.428 prisonnières. Fin août 42 le camp des femmes est transféré à Birkenau. Attrape le typhus en juillet 43. A sa sortie d’hôpital, devient l’une des 3 Lagerälteste. Des survivantes viendront témoigner en sa faveur. Condamnée à 10 ans de prison, libérée en 1950.

Concernés par le procès de Bergen-Belsen et d’Auschwitz à la fois

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Juana Bormann (6) Aufseherin. Née le 10 septembre 1893 à Birkenfeld. Entrée aux auxiliaires de la SS en 1938 « pour gagner sa vie » déclare-t-elle. Elle travaillait à la cuisine de Lichtenburg de 38 à 39 jusqu’à ce que tout le camp soit évacué à Ravensbrück en 1939. Elle y serait restée jusqu’en 43 (1 an à la cuisine, 1 an en Kommando extérieur puis 1 an au domaine de Pohl où elle surveillait 150 prisonniers. C’est à ce moment là qu’elle dit avoir acheté son chien). Nommée à Auschwitz elle y arrive le 15 mai 43. Après 3 semaines au Kommando Babetz elle sera à Birkenau jusque fin décembre 43. Elle prétend avoir donné son chien à Hartjenstein début juin 43 et l’avoir récupéré début mars 44 parce qu’il était malade (donc ne pas l’avoir eu à Birkenau). Nombreuses sont les survivantes à se souvenir de la façon dont elle envoyait ce chien sur les prisonnières qu’il mettait en sang. (Hössler avait confirmé le jour précédent dans sa déposition qu’elle avait un très grand chien marron). En 44 elle aurait été au sous-camp de Budy. Serait arrivée à Belsen à la mi-février 45 où elle aurait été en charge de la porcherie avec 18 femmes sous ses ordres (et 52 porcs alors que les prisonniers du camp mouraient de faim). Condamnée à mort et pendue le 13 décembre 45.

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Karl Egersdorf (21) Né le 20 juillet 1902 à Rosenbach en Bavière. Déclare être entré dans la SS le 30 mars 41 puis être allé à Auschwitz I au service des cuisines. Il aurait quitté ce camp le 21 janvier 45 et serait arrivé à Belsen le 7 ou 8 avril et affecté au magasin de nourriture. Aucune question ne lui sera posée par la cour quant à Auschwitz.   Jugé non coupable des charges pesant sur lui à Bergen-Belsen.

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Herta Ehlert née Liess (8) Aufseherin. Allemande née à Berlin le 26 mars 1905. Appelée à la SS en novembre 39, elle est formée à Ravensbrück où elle restera trois ans. Elle est ensuite envoyée à Majdanek en octobre 42. Elle déclare qu’il s’agissait d’un transfert de punition, car elle était considérée comme manquant de sévérité à l’égard des prisonniers. Au printemps 44 elle est envoyée à Cracovie puis à Auschwitz en novembre 44 au sous camp de Rajsko qu’elle quitte le 18 janvier 45. Elle arrive à Bergen-Belsen début février 45 où elle sera responsable du magasin de vêtements des prisonniers. Ensuite, pendant l’absence de Volkenrath, à partir de début mars, elle a eu la charge des Aufseherinnen (en tant qu’Oberaufseherin, donc) mais dit qu’en réalité elles faisaient ce qu’elles voulaient. Elle n’hésite pas à dire qu’elle a été témoin de mauvais traitement infligées par divers(es) SS aux prisonnières (en particulier Gollasch) en dehors de celles accusées au présent procès. Condamnée à 15 ans de prison, elle est libérée en décembre 51 et prend le nom de H. Naumann.

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Helena Koepper (46) Blockälteste. Née le 24 février 1910 à Ploki, en Pologne. Arrêtée en juin 40 par la Gestapo pour être en possession de tracts anti-allemands. Envoyée à Ravensbrück et le 21 octobre 42 à Auschwitz où elle est restée jusqu’au 20 décembre 44 au Strafkommando où elle dit avoir eu à connaître Grese, Lohbauer et Lothe. Ensuite elle a été envoyée à Belsen sous une tente puis Block 27 et 205. Au 27 elle était assistante de la Blockälteste (fonction non officielle) et la Rapportführerin Gollasch l’a nommée Blockälteste lorsque la précédente a été transférée. Block 224 (850 prisonnières) ensuite, au camp 2. Elle y était à nouveau Blockälteste. Elle dit avoir demandé à quitter cette fonction et avoir été versée dans la police du camp du 15 février 45 au 15 mars. Reconnaît avoir constamment joué un rôle de dénonciatrice. Accuse Borman et Volkenrath. Condamnée à 15 ans de prison, libérée en 1952.

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Karl Fanzich/ Francih (16) Rottenführer. Né le 05 octobre 1912 à Wriecen (Brandenburg). L’accusé dit être entré à la SS en avril 40 et avoir officié comme cuisinier des soldats SS puis au mess des officiers à Auschwitz. Il serait arrivé à Belsen de Groß Rosen avec Pichen (n°22) le 10 ou le 15 mars 45. A la fin du mois, il a été affecté à la cuisine 2 du camp des femmes, puis à la 3 où il devait préparer les repas de 16.300 personnes. Un officier médecin Britannique qui a visité le camp le matin du 16 avril confirme les témoignages des prisonniers (disant qu’on tirait sur ceux qui s’approchaient, ce que tous les SS nient avec constance) en confirmant avoir vu lui-même de nombreux corps autour de cette cuisine. Condamné à mort pour ses activités à Belsen.

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Irma Grese (9) Oberaufseherin. Née le 07 octobre 23. En 1942, à 18 ans, elle est volontaire pour les SS-Helferinnen et formée à Ravensbrück où elle reste de juillet 42 à mars 43. Elle est ensuite à Birkenau où elle restera jusqu’à janvier 45. Après deux jours (déclare-t-elle) en responsabilité de la Strafkompanie (qui ramenait dans le camp des pierres de l’extérieur), elle s’occupe du Strassenbaukommando. En décembre 43 elle est à la censure du courrier à la place de Volkenrath (l’accusée H. Kopper nie ces dates et particulièrement cet emploi, et affirme qu’elle a longuement été responsable du Strafkommando dont elle était l’une des prisonnières). De mai à décembre 44, promue Oberaufseherin, place importante dans la hiérarchie, elle est responsable de 28 Blocks de prisonnières, soit 20 à 30.000 personnes (camp C) bien qu’elle les dise conçus pour 100 prisonnières, 300 au maximum. Elle passe ensuite deux semaines à Auschwitz I en responsabilité de deux Blocks d’hommes avant l’évacuation. Elle prétend n’avoir eu une arme que par obligation de sa hiérarchie et en auto-défense. Elle assure bien entendu n’avoir jamais battu personne sévèrement, ne jamais avoir utilisé de chien, ne jamais avoir fait travailler de commando à la sablière. Comme toutes les autres accusées, elle affirme que tous les témoins mentent. Après un bref passage par Ravensbrück de janvier à mars 45, où ce camp est également évacué, elle accompagne un transport de prisonnières à Bergen-Belsen où elle sera Kommandoführerin.

Elle a une réputation d’extrême brutalité, de plaisir à tuer, et de nymphomanie. Elle niera bien entendu tout cela lors du procès mais nous savons pour l’avoir si souvent constaté, et cela dès le procès de Nuremberg, comment les accusés s’avèrent englués dans leur médiocrité et leur peur d’assumer leurs actes dans la grande majorité des cas, et comment ils tentent de reporter leurs responsabilités sur d’autres (sur des SS qui se sont suicidés par exemple). Il semblerait que des néo-nazis la prennent aujourd’hui comme un emblème, sans doute attirés par cette réputation sulfureuse et glauque derrière un visage à l’aryenne beautée qu’ils masquent peut-être derrière une image de jeune femme courageuse face à son destin (son attitude lors de l’exécution de sa sentence ayant prétendument été rapportée comme telle par le bourreau). Condamnée à mort, elle est pendue le 13 décembre 45.

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Franz Hössler (5)Obersturmführer. Né le 04 février 1906 à Oberdorf ou Kempen en Allemagne. Voilà l’autobiographie orale qu’il annonce au procès Dans les annexes au procès, figure sa déposition écrite où il ne donnera pas les mêmes informations. Il entre à la SS en 1933 le jour de l’arrivée d’Hitler au pouvoir. En mars 33 il est envoyé à Dachau et en juin 40 à Auschwitz qui se compose alors de 3 Blocks et 400 prisonniers. Il en part en novembre 40 et ne revient à Birkenau qu’en juillet 43 (il passe sous silence ce qu’il aurait fait entre temps). Il y reste jusqu’au 06 février 44 en tant que Lagerführer du camp des femmes puis est transféré dans un sous-camp de Dachau. A la mi-juin 44 il revient à Auschwitz comme Lagerführer (Ausch. I) jusqu’en janvier 45. Il est ensuite à Dora de la fin février jusqu’au début avril ou le camp doit évacuer. Il arrive à Belsen le 8 ou le 9. Condamné à mort et pendu le 13 décembre 45.

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Fritz Klein (2)Obersturmführer. Né le 24 novembre 1888 à Zeiden, Roumanie, pendu le 13 décembre 45. Il étudie la médecine et devient en effet médecin à la fin de la 1ère guerre mondiale. Il est parmi les tous premiers à entrer au NSDAP (n° 732 !). De 40 à 43 il sert dans l’armée Roumaine et décide de devenir citoyen allemand en été 43. En décembre de la même année, il est envoyé à Auschwitz Birkenau en tant que médecin du camp des femmes puis du camp des Tziganes. Il prenait part aux sélections, comme tout le personnel médical. Il est ensuite versé au camp d’Auschwitz I avant d’être envoyé pour un mois à Neuengamme en décembre 44 en tant que médecin du camp. Il est ensuite nommé à Bergen Belsen en remplacement du Dr Schnabel (hôpital des SS) sous les ordres du Dr Horstmann qui, d’après lui, aurait quitté le camp trois jours avant l’arrivée des Britanniques en lui laissant son poste. Condamné à mort.

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Josef Kramer (1) Hauptsturmführer. Né le 10 novembre 1906 à Münich. Il quitte l’école à 14 ans pour travailler comme électricien. Il reprend des études (de commerce) mais cela ne mène à rien. Considérant que le nazisme est la réponse aux difficultés que traverse l’Allemagne, il entre à la NSDAP en décembre 1931 et à la SS en juin 32. Il sera formé à Dachau où il arrive en avril 37 puis sera envoyé à Sachsenhausen, Mauthausen où sa « carrière » commence véritablement dans la mesure où il a alors des responsabilités dans la gestion du camp, donc dans le quotidien des prisonniers. Il est ensuite envoyé une première fois à Auschwitz (de mai 40 à octobre 41) comme adjoint de Höss avant de retourner en formation à Dachau. Il administre alors le camp de Natzweiler-Struthof en tant que Lagerführer puis commandant. Il revient à Auschwitz comme Lagerführer de Birkenau (échangeant son poste avec F. Hartjenstein) de mai à décembre 44. C’est lui qui décide de la nomination d’Otto Moll comme chef des quatre crématoires. Il reçoit l’ordre de partir pour Belsen le 1er décembre 44 à l’approche des troupes Soviétiques. Il y est nommé commandant à la place de Adolf Haas. Condamné à mort et pendu le 13 décembre 1945.

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Hilde Lohbauer (11) Arbeitsdienstführer. Née le 06 novembre 1918 à Plauen. Déclare qu’elle travaillait dans une usine de tissage et ayant refusé d’aller dans une usine de munitions avoir été déportée à Ravensbrück jusqu’en mars 42 puis Auschwitz I durant un mois et Birkenau jusqu’en janvier 45. Avoir été nommée Kapo vers Noël 42 et cela durant un mois, fonction que les SS lui auraient enlevée ensuite faute qu’elle soit suffisamment sévère mais elle est nommée à l’Arbeitsdienst (camps A et B du camp des femmes) début 44 où elle a 25 à 30 Kapos sous ses ordres ! Elle est surnommée la SS sans l’uniforme. En mars 45, après un mois à Ravensbrück elle déclare arriver à Belsen avec Ilse Lothe (voir ci-dessous) sous la conduite d’Ehlert. Elle y est à nouveau membre de l’Arbeitsdienst. Condamnée à 10 ans, elle est libérée en 1950.

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Ilse Lothe (10) Kapo. Née le 06 novembre 1914 à Erfurt. Déclare qu’elle travaillait dans une usine de chaussures et qu’en 39 on lui a demandé d’aller dans une usine d’armement. Ayant refusé, elle a été envoyée à Ravensbrück jusqu’en mars 42 puis à Auschwitz I et un mois plus tard dans un sous-camp à 7 km pour des travaux de creusement (barrage) et enfin à Birkenau de juin 43 à février 44. Elle est alors devenue Kapo d’un commando de 100 Juives Hongroises puis quatre mois plus tard, à sa dissolution, d’un autre commando (50 Juives Hongroises) de février à décembre 44. Elle est ensuite en Kommando punitif (le Vistula Kommando de Weingartner) jusqu’à l’évacuation. En janvier 45 elle part pour Ravensbrück (4 semaines) puis Belsen (début mars) où E. Volkenrath lui redonne un poste de Kapo après quelques semaines.  Acquittée des charges qui pesaient contre elle pour Auschwitz comme pour Belsen.

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Walter Otto (23) Oberscharführer et Blockführer. Allemand né le 20 juillet 1906 à Wuppertal, électricien dans le civil. Il a rejoint les forces allemandes le 15 octobre 40, est entré dans la SS et a été envoyé à Auschwitz où il est resté jusqu’au 21 janvier 45. Il était électricien à Auschwitz I sous la responsabilité de l’Oberscharführer Bohn. Il est arrivé à Belsen le 04 février 45. Aucune question de la cour quant à Auschwitz. Jugé non coupable pour Belsen.

 

 

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Anton Polanski (47) Né le 24 octobre 14 à Nuszyna en Pologne. Fait prisonnier par les Allemands parce qu’il servait dans l’armée Polonaise. S’évade et finalement sera déporté à Auschwitz ainsi que sa famille en avril 41. Kommando de construction du camp puis travail dans les champs. Il est ensuite envoyé à Neuengamme en mars 43 et à Hanovre en décembre de la même année. Il arrive à Belsen le 7 ou 8 avril 45, Block 12 durant 2 jours, puis 16 (Kommando des creuseurs de fosses communes). Des survivants disent qu’il a été assistant du Blockälteste, ce qu’il nie j’aurais refusé toute fonction si on m’en avait proposée une. Confirme en revanche ce que tous ceux qui ont travaillé aux cuisines nient : les prisonniers qui essayaient de récupérer quelque nourriture aux abords des cuisines étaient abattus sur place. Des témoignages de poids sont faits en sa faveur. Libéré de toute condamnation pour Belsen.

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Johannes Roth (43) Stubendienst à Belsen. Née le 27 janvier 1913 à Steinheim en Silésie. Arrêtée par la Gestapo en janvier 41 parce qu’elle vivait avec un Polonais elle est envoyée à la prison de Darmstadt puis à Ravensbrück, Auschwitz 1, Birkenau où elle était une prisonnière ordinaire. Le 27 janvier elle arrive à Belsen. Block 213 durant 6 semaines puis Block 199 où elle devient Stubendienst. Condamnée à 10 ans de prison. Libérée en 1950.

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Ignatz Schlomovicz (30) Kapo et Blockälteste. Né le 17 décembre 1918 à Vienne. Quand les Allemands ont envahi l’Autriche en 38, il a voulu émigrer en Hongrie mais n’a pu aller qu’en Yougoslavie. On l’a renvoyé à la frontière autrichienne alors il est passé par l’Allemagne et la Belgique pour aller en Hollande où il a été accueilli par la communauté Juive. Arrêté en septembre 39 il est déporté à Oranienburg. En juillet 41 il est envoyé à Groß Rosen avec 500 autres Juifs. Ils sont envoyés à Auschwitz en septembre 42. Des 500 il restait 7 hommes. A Auschwitz il a été affecté à la Buna où il était Kapo et contremaître. En septembre 44 il est envoyé à Lauenhütte (sous-camp) et en janvier 45 la marche l’a conduit à Mauthausen puis le 8 avril à Belsen, Block 12 où un Lagerälteste qu’il connaissait de Monowitz le fait nommer Blockälteste pour succéder au précédent, mort du typhus. Il le restera 2 jours. Ils étaient 1.300 dans ce Block. D’anciens prisonniers Juifs qui ont eu à le connaître dans différents camps témoignent de sa probité. Acquitté.

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Oscar Schmedidzt / Schmitz (14) Né le 23 février 1916 à Köln (Cologne, Allemagne). Formation d’ingénieur mais déclare qu’il lui était impossible de trouver du travail parce qu’il était aux Jeunesses Communistes dans les années 30 et avait refusé ensuite d’appartenir à une instance du parti Nazi. Arrêté et mis en prison de novembre 34 à décembre 35 pour avoir vendu au Mont-de-piété des objets qui ne lui appartenaient pas. Il tente de quitter le pays mais n’y parvient pas. Il est de nouveau mis en prison de 36 à 39 pour avoir volé une voiture. Il travaille ensuite dans une usine. Lorsqu’il est appelé pour la guerre il s’enfuit à Vienne, est capturé, mis dans un camp pour déserteurs et transféré plus tard à Mauthausen où il restera jusqu’en novembre 44 avant d’aller à Auschwitz (Monowitz), Nordhausen, Dora où il a rencontré Klippel (n° 12), puis Belsen le 10 avril 45, camp 2.  Il dit y avoir été nommé Lagerälteste par les prisonniers eux-mêmes et avoir alors organisé le regroupement des prisonniers par nationalité et essayé de mettre en place une distribution de nourriture avec l’accord de Hössler (qu’il avait connu à Dora). Il raconte qu’après l’arrivée des Britanniques, il a été attaqué par une bande de prisonniers Ukrainiens qui l’a déshabillé. Il aurait alors pris un uniforme SS, d’où son arrêt par les libérateurs du camp, ne comprenant pas ses explications en allemand (confirmé par Hössler). Jugé non coupable au procès et acquitté.

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Heinrich Schreirer (26) Oberscharführer. Né le 11 juin 1923 à Mirceah Voda en Roumanie. Imprimeur de profession. Naturalisé Allemand. Il est venu en Allemagne en juin 41, entré à la Luftwaffe le 15 octobre et dit n’avoir jamais servi ni à Auschwitz ni à Belsen mais dans des équipes médicales en Roumanie. Plusieurs témoins et une accusée (Kopper) affirment se souvenir de sa présence à Auschwitz, notamment comme Blockführer et en charge de la Strafkompanie. Il affirme avoir fait partie de la Luftwaffe mais pas de la SS. Il déclare par ailleurs avoir été trouvé avec un uniforme de la SS parce qu’il l’avait pris mais qu’il n’était pas à lui. Outre le fait que son groupe sanguin était tatoué sur la face interne haute de son bras gauche comme il était de coutume dans la SS, il avait une mallette avec divers documents le concernant incompatibles avec ses déclarations ainsi qu’une photo de lui en uniforme SS. Jugé coupable pour exactions à Auschwitz, il est condamné à 15 ans de prison et libéré en 1950.

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Elisabeth Volkenrath (7) Oberaufseherin. Allemande née le 05 septembre 1919 à Schonan.     Coiffeuse de formation, elle déclare être entrée dans la SS en 41 et être allée en formation à Ravensbrück. Elle serait arrivée à Auschwitz I en mars 42 où elle aurait eu en charge une équipe de couturières. En août 42 le camp des femmes est transféré à Birkenau. A partir de décembre 42 elle dit avoir été responsable du « magasin des paquets » (réception, distribution) avec 25 à 30 prisonniers sous ses ordres, ainsi qu’à la distribution de pain qui relevait du même bureau, cela jusqu’en septembre 44. Ensuite elle est de nouveau à Auschwitz I, responsable d’un camp de travail, jusqu’à l’évacuation de janvier 45. Elle nie avoir participé à des sélections et dit qu’elle devait être présente en tant que personnel en charge du camp des femmes, mais ignorait le but de ces sélections. Elle affirme aussi (en réponse à l’accusation d’une survivante) n’avoir jamais empêché les prisonnières de manger mais seulement récupéré la nourriture quand elles en avaient trop on en reste sans voix ! Elle déclare être arrivée à Belsen le 05 février mais juste pour quelques jours après lesquels elle fut hospitalisée et revint le 22 mars 45.  Condamnée à mort, pendue le 13 décembre 45.

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Peter Weingartner (3) Né le 14 juin 1913 à Putinci (Yougoslavie). Carpentier de formation. Il a d’abord combattu dans l’armée Yougoslave puis est entré à la SS mais dit qu’il n’était pas pour autant volontaire. Il est alors allé à Auschwitz où il a été entraîné au maniement des armes pour devenir garde (jusqu’en novembre 43). Il devient ensuite Blockführer au camp des femmes puis au service du téléphone durant un an. En décembre 44 il dirige l’Arbeitskommando Weber (aussi appelé Kommando Vistula). Mille prisonnières creusant pour réguler la Vistule y étaient sous ses ordres. Ce commando est réputé particulièrement épouvantable du fait de la difficulté du travail tout autant que du comportement d’une extrême brutalité de Weingartner, ce qu’il nie. Il dit avoir quitté Auschwitz le 19 janvier. Il est arrivé à Belsen début février où il est de nouveau Blockführer au camp des femmes. Condamné à mort, il est pendu le 13 décembre 1945.

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Dr. Siegfried Seidl Né le (24 août, 1911 dans Tulln, La Basse Autriche; puis L’Autriche-Hongrie4 février, 1947 dans Vienne) était a La deuxième guerre mondiale Commandant de Camp de concentration de Theresienstadt situé dans ce qui est maintenant République Tchèque.

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PROCES AUSCHWITZ CRACOVIE

Classé sous PROCÈS DES CAMPS DE CONCENTRATION — braultjeanpaul @ 4 h 39 min

Le procès d’Auschwitz (24 novembre 1947 – 22 décembre 1947, à Cracovie) est celui de 40 membres du personnel du camp de concentration d’Auschwitz devant le Tribunal suprême de Pologne. Les accusés étaient, outre le commandant du camp Arthur Liebehenschel, les médecins Johann Paul Kremer et Hans Münch , 32 officiers, sous-officiers et gardes SS ainsi que 5 gardiennes. Le tribunal a prononcé 23 sentences de mort, 16 peines d’emprisonnement et un acquittement.

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Le procès d’Auschwitz, Cracovie, 1947

Auschwitz est le lieu emblématique de la Shoah avec plus d’un million de victimes. Mais c’est aussi celui de l’extermination de 23 000 tsiganes, de 15 000 prisonniers de guerre soviétiques et de 25 000 personnes de diverses nationalités. C’est enfin le plus meurtrier des camps pour les victimes polonaises indépendamment du génocide juif : environ 150 000 polonais y ont laissé la vie.

Plus de 8 000 officiers, gardes, médecins et auxiliaires féminines SS y ont servi entre 1940 et 1945 ; l’effectif courant de la garnison SS passe de 700 hommes en 1941 à plus de 3 000 en août 1944. Les 40 accusés du procès d’Auschwitz de 1947 ne représentent qu’une fraction de poursuites engagées contre le personnel du camp : 673 personnes sont poursuivies au total par les tribunaux polonais entre 1946 et 1953. D’autres sont jugés par les tribunaux alliés, comme Franz Hössler et Joseph Kramer au procès de Bergen-Belsen en 1945. Certains ne sont jugés que beaucoup plus tardivement, dans les années 1960 en RFA notamment lors du procès de Francfort (Josef Klehr) ou en RDA (Horst Fischer.

Le cadre légal des procès polonais est fixé par la déclaration de Moscou adoptée en octobre 1943 par les Alliés. Elle décide que les criminels nazis seraient « renvoyés dans les pays où ils perpétrèrent leurs actes abominables afin qu’ils puissent être jugés et punis selon les lois de ces pays libérés et des gouvernements libres qui y seraient formés.

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L’entrée d’Auschwitz et son inscription Arbit macht frei (le travail rend libre)

Le Tribunal suprême de Pologne est créé en janvier 1946 pour juger les principaux auteurs de crimes commis en Pologne sous l’occupation allemande. Il mène sept procès entre 1947 et 1948, dont celui d’Auschwitz, sur la base du décret du 31 août 1944 du gouvernement provisoire polonais sur le châtiment des traîtres à la nation et des criminels nazi coupables de meurtres et de tortures sur des civils ou des prisonniers.

Ce procès tranche par sa sévérité avec les nombreux autres procès polonais du personnel d’Auschwitz.

Des trois commandants (Lagerkommandant) successifs du complexe d’Auschwitz, seul Arthur Liebehenschel est présent au procès. Le principal commandant d’Auschwitz-Birkenau de mai 1940 à décembre 1943, Rudolf Höss, a été jugé séparément par le Tribunal suprême de Pologne en avril 1947. Richard Baer, dernier commandant du camp après mai 1944, meurt en détention en juin 1963 avant son propre procès en Allemagne.

PROCES AUSCHWITZ CRACOVIE dans PROCÈS DES CAMPS DE CONCENTRATION artfichier_732018_1883508_2013031611291000

Hans Aumeier Hauptsturmführer. Lagerführer.

Major (Sturmbannführer) né le 20 août 1906 à Amberg ; Bavière. Quasi-analphabète. Entre au parti NS en 29 (n° 2 700). Officia dans différents camps dont Dachau, Flossenbürg (d’août 38 à janvier 42) puis a été notamment le chef de camp (Schutzhaftlagerführer) puis à Auschwitz sous le commandement de Rudolf Höss de septembre 42 à août 43. Son arrivée s’explique peut-être par ses bonnes relations avec Höß (les deux étaient allés  à l’école d’Eicke  à Dachau). Il ne se contentait pas d’exécuter les ordres, mais donnait dans l’excès de zèle. Il en est parti à l’automne 43 (sur proposition de Höss) pour le camp de Vaivara en Estonie puis Mysen ou Grini en Norvège où son attitude semble avoir été tout à fait différente. Lorsque les Britanniques l’ont arrêté et interrogé au début de l’été 45, il a d’abord nié toute connaissance sur les chambres à gaz d’Auschwitz, mais plus tard il a détaillé les gazages aux Bunkers 1 et 2. Il a été condamné à mort au procès de Cracovie et exécuté par pendaison en janvier 1948.

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August Bogusch Blockführer

Sergent-chef (Scharführer), né le (5 août 1890 à Liblinitz. Entré à la NSDAP en 32 et à la SS en 33. Il est affecté à Buchenwald en 1939 puis à Auschwitz de janvier 41 à janvier 44. Condamné à mort, pendu en janvier 1948.

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Therese Brandl Erstaufseherin.

Née en 1902 (ou 1909 selon les sources) à Staudach, Autriche. Elle arrive à Ravensbrück en mars 40 où elle devient rapidement Rapportaufseherin. En mars 42 elle est nommée à Auschwitz 1 comme Rapportführerin puis mutée (en même temps que Maria Mandel) à Birkenau en octobre 42. En novembre 44, devant les avancées de l’Armée Rouge elle est envoyée à Muhldorf (camp annexe de Dachau) puis fuit en avril 45 devant l’arrivée imminente des troupes US. En août 45 elle est arrêtée par l’US Army. Condamnée à mort, pendue en janvier 1948.

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Arthur Breitweiser Unterscharführer.

Sergent (Unterscharführer) né le 31 juillet  1910 à Lwow (Lemberg). À Auschwitz de mai 1944 à janvier 1945. Chef des magasins  d’Auschwitz 1, à partir de mai 1944 . Accusé notamment d’avoir été parmi les premiers à expérimenter le gaz Zyklon B sur des victimes humaines (témoignage de Motz, de Varsovie, ingénieur civil et de Schlupper notamment) puis d’avoir participé aux gazages du block 11. Condamnation à mort commuée en perpétuité après 10 à 14 années de détention selon les sources. Libéré en décembre 1958  Il sera aussi parmi les accusés du procès de Francfort où il sera acquitté.

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Alexander Bülow. Sturmmann

Né en 1905. Garde à Auschwitz de novembre 41 à janvier 45. Condamné à 15 ans de prison.

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Fritz Buntrock Blockführer et Raportführer.

Sergent (Unterscharführer), né en 1909 à Osnabrück. Entré à la SS en 1935.  Birkenau de juillet 1942 à août 1944. Rapportführer, a participé à la liquidation du camp des familles de Theresienstadt en avril 1944 . Condamné à mort, pendu en janvier 1948.

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Luise Danz Aufseherin.

Née en 1917 à Waldorf. Gardienne dans différents camps, elle commença son service au camp des femmes de Ravensbrück. En 1944 elle a été surveillante à Plaszow, Majdanek et Auschwitz. De janvier à avril 45 elle était surveillante au camp des femmes de Malhof. Condamnée à la prison à vie, elle sera libérée en 1956 et vit toujours en 2005.

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Erich Dinges Chauffeur.

Né en 1911 à Francfort. En service à Auschwitz en 41 puis de 42 à 44. A été condamné à 5 ans de prison.

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Wilhelm Gerhard Gehring

Adjudant-chef (Hauptscharführer), né en 1901 à Osnabrück. Entré dans la SS en 1934. A été garde notamment à Sachsenhausen. À partir de janvier 1942, il occupe diverses fonctions successives à Auschwitz  de janvier 42 à janvier 45. Il est notamment Blockführer au bloc 11 disciplinaire, puis à Monowitz. Condamné à mort. Pendu en janvier 1948.

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Paul Götze Blockführer. Garde

Caporal-chef (Rottenführer) né le 13 janvier 1901 à Halle. Est garde à Auschwitz de juillet 42 à août 44. Il y devient chef de bloc en février 1943. Il exerce ensuite cette fonction au camp des tziganes de Birkenau de mai 1943 à août 1944, avant d’être transféré à Buchenwald.  Condamné à mort. Pendu en janvier 1948.

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Maximilian Grabner Untersturmführer.

Sous-lieutenant (Untersturmführer) né en 1905 à Vienne. Reçut un enseignement scolaire limité. En 1932 il adhère au parti NS (illégal) puis à la SS lors de l’annexion de l’Autriche. En 1939 il arrive à la Gestapo de Katowice et en juin 40 il devient chef de la section politique (Gestapo) d’Auschwitz jusqu’en novembre 43. En tant que tel, il est responsable de la lutte contre la résistance à l’intérieur du camp, l’empêchement des évasions et l’évitement de tout contact entre les prisonniers du camp et l’extérieur. À ce titre il ordonne les tortures des prisonniers du Block 11. Celles-ci sont effectuées par ses collaborateurs, tel Wilhelm BOGER. Il commandait régulièrement aussi les «vidages du Bunker . Il avait également pour mission de lutter contre la corruption, mais s’est tellement enrichi lui-même qu’en automne 43 il fut accusé par les SS. Lors de son procès à Weimar en 1944 (pour vols réitérés et meurtre d’au moins 2 000 personnes) des difficultés de procédure ont fait qu’il n’a pas abouti. Il est alors revenu à Katowice puis à Breslau. Il a été arrêté en août 45 en Autriche et livré en 47 à la Pologne. Il essaya de nier toute culpabilité lors de son procès. À Cracovie il sera condamné à mort et exécuté (pendu en janvier 1948).

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Hans Hofmann Garde

Caporal-chef (SS) (Rottenführer) né en 1919 à India (Yougoslavie). A été affecté à Auschwitz d’octobre 42 à janvier 45. Il y travaille notamment au département politique. A été condamné à 15 ans de prison. Libéré en juillet 1956.

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Rudolf Höss Obersturmbannführer.

Né en 1900. Membre du parti nazi (n°3 240) et des SS. A débuté à Dachau le 1er décembre 1934. Le 1er avril 1935 il est Blockführer, un an plus tard, Raportführer. Le 1er août 38 il est transféré à Sachsenhausen dont il sortira Hauptsturmführer. Il occupe ensuite la fonction de commandant du camp de concentration puis d’extermination d’Auschwitz du 1er mai 1940 à la fin octobre 1943. Il a l’ordre d’Himmler d’en faire un centre de la solution finale. Après son départ d’Auschwitz, il a travaillé dans les services de la SS-WVHA. Il devient inspecteur des camps. A partir d’avril 45, il se cache sous le nom de Frantz Lang. Arrêté le 11 mars 46, il fut mis à disposition des autorités Polonaises et emprisonné à Cracovie. Condamné à mort par le tribunal national (jugement du 02 avril 1947), la sentence a été exécutée par pendaison au camp d’Auschwitz (entre le KI et sa villa) le 16 avril de la même année. Durant sa détention, R. Höss a rédigé ses mémoires.

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Heinrich Josten Obersturmführer.

Lieutenant (Obersturmführer), né le 11 décembre 1893 à Malmedy. Il entre à la SS en 33 (n°92.316) et peu après au NSDAP (n°1.593.636). Il est successivement affecté à Flossenburg (en tant que garde) puis à Sachsenhausen. Il est envoyé à Auschwitz en novembre 40. Le 20 avril 41 il devient responsable de l’équipement militaire de la garnison du camp. Fin 42 il devient responsable du travail des prisonniers. En octobre 43 il devient adjoint du chef de camp Lagerführer d’Auschwitz 1. Lors de l’évacuation, il est transféré à Nordhausen puis à Belsen. Il est accusé d’avoir participé au gazage des Juifs de Hongrie à Birkenau en 44, d’avoir abattu des prisonniers à Auschwitz 1 d’avoir et pris part à des pendaisons. Condamné à mort, il est pendu en janvier 1948 à la prison de Cracovie.

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Karl Jeschke Garde.

Né en 1890 à Hehenliebenthel. À Auschwitz de 40 à 45. 3 ans de prison.

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Hans Koch Garde

Né en 1912 à Tangerhütte. Garde à Auschwitz de 40 à 45. Prison à vie. Mort en prison, à Gdansk en juillet 1955.

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Josef Kollmer Obersturmführer.

Lieutenant (Obersturmführer), né le 26 février 1901 à Handlern (Bavière). Il entre à la SS en 35 (n°267.573) et au NSDAP en 37 (n°4.263.096) . Au début de janvier 41 il arrive à Auschwitz en tant que garde. En août 43 il devient commandant d’une compagnie de gardes à Auschwitz Birkenau. D’octobre 43 à mai 44 il est à Nordhausen. Il revient ensuite à Auschwitz et d’août à novembre 44 il commande l’ensemble de la garde d’Auschwitz 3 (Monowitz). Condamné à mort, il est pendu en janvier 1948.

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Franz Xaver Kraus Sturmbannführer.

Major (Sturmbannführer) né le 27 septembre 1903 à Munich. Entre au NSDAP en janvier 31 (n°405.816) et en novembre à la SS (n°16.299). Il est d’abord affecté à Esterwegen puis à la prison de la Gestapo à Berlin, à Sachsenhausen, à Oranienburg, à Mogilev (de l’hiver 41 à l’hiver 42), à Breslau. Il est muté à Auschwitz le 1er novembre 44. Dont il devient le dernier chef de camp Schutzhaftlagerführer. Il reçoit l’ordre de tuer les prisonniers restés au camp après l’évacuation. Il y revient ainsi les 24 et 25 janvier avec ses hommes avant de fuir du fait de l’extrême proximité des troupes Soviétiques. Il est condamné à mort et exécuté par pendaison  en janvier 1948.

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Johannes Paul Kremer Obersturmführer.

Lieutenant (Obersturmführer), né  le 6 décembre 1883 à Stelberg. Après son service militaire (1909-1910) il étudie la philosophie et la médecine et obtint le titre de docteur dans les deux domaines. En 32 il adhère au parti NS et en 34 à la SS. En 36 il écrit sa thèse sur la privation de nourriture et devient professeur d’anatomie à l’Université de Münster. Il arrive à Auschwitz le 30 août 42 à novembre 1942, en tant que médecin et prend part à une première sélection. Il tenait un journal qui permet de certifier qu’il prit part à 14 sélections au moins et aux gazages afférents. À Auschwitz il poursuit ses études sur son thème de travail et entreprend des expériences sur les modifications du tissu musculaire dues à la dénutrition . Il se fait livrer des musulmans  qui sont installés vivants sur la table de dissection (il les appelle d’ailleurs  lebendfrischem Material ) afin qu’il puisse les interroger avant que son infirmier ne fasse la piqûre de phénol mortelle. Peu après son départ d’Auschwitz (novembre 42), il réintègre l’université. En juin 45 il est arrêté par les Anglais, en 46 il est livré à la Pologne, jugé à Cracovie, il est condamné à mort en décembre 1947. Cette peine a été commuée en perpétuité. En janvier 1958 il est libéré pour bonne conduite et du fait de son âge (74 ans). Il est à nouveau jugé en Allemagne en 1960, il est également l’un des témoins du second procès d’Auschwitz en 1964  de Francfort comme témoin. Il meurt en 1965 à Münster.

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Hildegard Lächert Aufseherin.

Née en 1920 à Berlin. En 42 elle est à Ravensbrück puis (d’octobre 42 à août 43) à Majdanek. Elle sera ensuite gardienne à Plaszow puis à Birkenau d’avril à juin/juillet 44 (camps de Rajsko et Budy). Elle était mère de deux enfants. Condamnée à 15 ans de prison, elle est relâchée en 1956. Elle sera de nouveau en procès à Düsseldorf (novembre 1975- juin 1981) avec 15 autres accusés de Majdanek. Beaucoup de témoignages sur son comportement sadique seront entendus. Sa peine sera alors de 12 ans. Elle meurt en 1995.

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Anton Lechner Garde

Né en 1907 à Bachers. Garde à Auschwitz de février 41 à décembre 44. Prison à vie.

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Arthur Liebehenschel  Obersturmbannführer.

Né à Poznan en 1901. Rejoint le parti NS en 32 et la SS en 33 (n°39 254). En 34 il est au KL Lichtenberg puis passe rapidement au service de l’inspection des camps (installé à Berlin puis à proximité du camp de Sachsenhausen). En 42 il est l’adjoint du Brigadeführer Richard GLÜCKS, le chef de tous les camps. En novembre 43 il remplace HÖSS en tant que commandant d’Auschwitz (jusque mai 44) ce qui entraîne quelques améliorations dont la suppression des sélections au Bunker du block 11, la destruction du mur noir et la non-utilisation des cellules debout . Les sélections dans le camp sont moins fréquentes également, mais les meurtres de masse de Juifs se poursuivent sans changement. C’est le moment où Auschwitz est séparé en trois camps, chacun étant dirigé par son propre commandant. Tombé en disgrâce pour son manque de poigne et pour avoir voulu se marier avec une femme  ayant fait honte à la race  (Rassenschande begangen zu haben) parce qu’elle avait fréquenté un garçon Juif des années auparavant, Liebehenschel est muté à Majdanek où il sera commandant du camp. Il est arrêté par les Américains et livré à la Pologne qui le juge à Cracovie où il est condamné à mort et pendu en janvier 1948.

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Eduard Lorenz Blockführer.

Né en 1921 à Neudorf. À Auschwitz de janvier 42 à janvier 45. 15 ans de prison.

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Herbert Ludwig Blockführer.

Adjudant (Oberscharführer), né le 16 octobre 1904 à Grisbach. À Auschwitz d’octobre 40 à janvier 45. Condamné à mort. Pendu en janvier 1948.

Les auxiliaires féminines SS (Aufseherin) apparaissent à Auschwitz en mars 1942 avec la création du premier camp des femmes, déplacé ensuite à Birkenau en août 1942, dont ont notamment témoigné Charlotte Delbo et Marie-Claude Vaillant-Couturier. La plupart de ces gardiennes sont formées au camp de Ravensbrück. Telles qu’elles sont décrites dans les mémoires de Rudolf Höss, ces Aufseherin auraient été à ses yeux parmi les pires éléments sous ses ordres ; il leur reproche vols, relations homosexuelles avec les détenues (l’une de ses phobies) et d’une manière générale de constantes négligences dans leur service. Certaines ont été jugées lors d’autres procès, en particulier Irma Grese au procès de Bergen-Belsen en 1945.

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Maria Mandel Lagerführerin

Aufseherin (inspectrice), née le 10 janvier 1912 à Münzkirchen (Autriche). A été gardienne c’est à dire surveillante à Lichtenberg en 1938, elle part à Ravensbrück en mai 39 où son comportement lui vaut une promotion, elle devient Oberaufseherin (inspectrice supérieure, ou surveillante chef). En septembre ou octobre 42 elle est mutée à Auschwitz et devient chef du camp des femmes (Lagerführerin) à Birkenau jusqu’en novembre 44. Elle est connue pour son comportement violent et son plaisir à sélectionner. Fin 44 elle est mutée à Mühldorf en Bavière à l’automne 1944. . Elle sera arrêtée par l’armée US en août 45 et interrogée. Elle est décrite comme intelligente et cruelle. Condamnée à mort et exécutée par pendaison en janvier 1948.

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Adolf Medefind Garde

Né en 1908 à Koenigshütte. À Auschwitz de 42 à janvier 45. Prison à vie

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Karl Ernst Mockel Obersturmbannführer.

Né en 1901 à Klingenthal (Silésie). Au NSDAP en novembre 25 (n°22.293) et à la SS en décembre 26 (n°908). Il a travaillé comme administrateur financier pour le Reich puis comme responsable du personnel (promotions, transferts, recrutement). À Auschwitz d’avril 43 à janvier 45 comme responsable de l’administration du camp. A ce titre il était notamment responsable des biens volés aux prisonniers, incluant les bijoux et l’or dentaire pillés aux crématoires, à envoyer à Berlin. Condamné à mort. Pendu en janvier 1948.

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Erich Muhsfeldt Oberscharführer.

Adjudant (Oberscharführer), né le 18 février 1913 à Beubrück, Allemagne. Il entre à la SS en 1940, subit un entraînement spécial à l’issue duquel il est envoyé à Auschwitz en août où il sera nommé Blockführer Il y est chef de bloc jusqu’en novembre 1941. Transféré à Majdanek le 15 novembre 41, il participe à l’extermination en devenant chef du Kommando du crématoire en 1942 qui s’occupait d’enterrer les cadavres puis, à partir de la mise en marche du crématoire en juin 42, il en devint le chef. Il prend une part active à l’opération fête des moissons (Aktion Erntefest) le 3 novembre 1943, où 18 000 Juifs sont exterminés. Il vit les derniers jours du camp puis vint à Auschwitz Birkenau en juin 44. Chef des crématoires et chambres à gaz II et III et de leurs Sonderkommandos aux côtés d’Otto Moll. Il est ensuite affecté à Flossenbürg. puis chef des SK des K II et III en 44. Il fut jugé par un tribunal Américain qui le condamna à la prison à perpétuité, et par le tribunal de Cracovie pour ses agissements à Auschwitz-Birkenau. Condamné à mort au procès d’Auschwitz, il fut pendu en janvier 1948. 

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Kurt Hugo Müller Blockführer.

Sergent (Unterscharführer), né le 14 avril 1909 à Harpersdorf. À Auschwitz d’octobre 40 à janvier 45. Il devient chef de bloc en octobre 1941, notamment au bloc 11. Condamné à mort. Pendu en janvier 1948.

Le rôle des médecins comportait en particulier la sélection lors de l’arrivée des convois, déterminant qui serait immédiatement conduit à la chambre à gaz, ainsi que celle des malades exécutés le plus souvent par injection de phénol ; la plupart ont également pratiqué des expérimentations sur des cobayes humains. Seuls deux des nombreux médecins d’Auschwitz sont jugés à Cracovie en 1947.

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Hans Münch Gynécologue.

Sous-lieutenant (Untersturmführer), né le 11 mai 1911 à Freiburg. Médecin d’Auschwitz à l’Institut d’hygiène de Rajsko à partir de juin 1943,  de décembre 43 à janvier 45 il est médecin à Auschwitz. Seul médecin d’Auschwitz à avoir refusé de participer aux sélections Il a déclaré à son supérieur (Weber) qu’il ne pouvait pas sélectionner et a pu éviter en effet de participer aux sélections. Emprisonné à la Libération, il rédige un rapport sur l’extermination par la faim, collabore avec les autorités, est acquitté. C’est le seul des 40 accusés à avoir été acquitté. Il va s’installer comme médecin de campagne en Bavière. (Daniel Mermet le rencontrera pour une interview destinée à l’émission de France-Inter  Là-bas si j’y suis  qui prendra des proportions parce que Münch s’y présente plus revendicatif qu’amendé).

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Detlef Nebbe Garde

Né en 1912 à Huson. A Auschwitz d’octobre 40 à janvier 45 comme garde. Prison à vie.

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Alice Orlowski Kommandoführerin.

Née ELLING. Née le 30 septembre 1903 à Berlin. En 41 et 42 à Ravensbrück, elle arrive fin 42 (ou mi-43 selon les sources) à Majdanek où elle restera jusqu’en avril 44. Elle est ensuite envoyée à Plaszow d’avril à octobre 44, puis à Auschwitz d’octobre 44 à janvier 45 (camp de Budy). Partout les témoignages indiquent un comportement brutal et sadique. Elle fera ensuite partie des gardes des marches de la mort d’Auschwitz où un témoignage lui attribue un comportement à l’opposé de celui qu’elle eût dans les divers camps. Capturée par les Soviétiques en mai 45 et remise à la Pologne, le tribunal de Cracovie a requis 15 ans de prison à son encontre. Libérée en 1957, elle a été de nouveau appelée au procès de Düsseldorf (voir LACHERT ci-dessus) mais est morte en 1976.

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Ludwig Plagge Raportführer.

Adjudant (Oberscharführer), né le 13 juin 1910 à Landesbergen. A été d’abord à Sachsenhausen puis à Auschwitz à partir d’octobre 1940, où il devient Rapportführer notamment au bloc 11 disciplinaire à octobre 43, en octobre 1943, il est affecté à Majdanek  . Condamné à mort. Pendu en janvier 1948.

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Franz Romeikat Garde

Sergent (Unterscharführer) 7 octobre né le  1904 à Iwenburg, est arrivé à Auschwitz de février 41 à octobre 44. Il y participe notamment à la gestion des biens saisis sur les déportés et les victimes des chambres à gaz. Il est condamné à une peine de 15 ans d’emprisonnement.

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Richard Schröder Garde

Sergent (Unterscharführer), Blockführer né le 4 avril 1921 à Hamburg, a été affecté à Auschwitz en décembre 1940 à janvier 45. Il y travaille dans les services administratifs comme aide-comptable. Il est condamné à une peine de 10 ans d’emprisonnement

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Hans Schumacher Garde.

Sergent (Unterscharführer), né le31 août 1906  Düsseldorf. A été garde à Ravensbrück puis à Auschwitz d’août 42 à janvier 45. Il y devient responsable des magasins alimentaires. Condamné à mort. Pendu en janvier 1948.

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Heinrich Schwarz Auptsturmfükrer

Heinrich Schwarz, né le 14 juin 1906 à Munich sous l’Empire allemand et mort le 20 mars 1947 (à 40 ans) à Baden-Baden en Allemagne, est un Hauptsturmführer de la Schutzstaffel (SS).

Il rejoint le Parti national-socialiste des travailleurs allemands et la SS en novembre 1931. Il sert dans la Waffen-SS au début de la Seconde Guerre mondiale, jusqu’en octobre 1940, date à laquelle il devient commandant du camp de concentration de Mauthausen, puis d’Oranienburg-Sachsenhausen. En septembre 1941, il est transféré à Auschwitz. Il est aussi le dernier commandant du camp de concentration de Natzwiller-Struthof, qu’il dirige de février à avril 1945.

À la fin de la guerre, il est condamné à la peine de mort pour crime de guerre par les autorités françaises en Allemagne. Il est fusillé par un peloton d’exécution près de Baden-Baden le 20 mars 1947.

En novembre 1943, le commandement du complexe est réorganisé. Chacun des deux principaux camps annexes est doté d’un commandement spécifique sous l’autorité du commandant d’Auschwitz I: à Birkenau (Auschwiz II), ce sont Friedrich Hartjenstein, jugé par plusieurs tribunaux alliés successifs, puis Joseph Kramer jugé au procès de Bergen-Belsen en 1945 ; à Monowitz (Auschwitz III), il s’agit d’Heinrich Schwarz, jugé par un tribunal français en 1947.

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Karl Seufert Garde

Né en 1913 à Würzburg. À Auschwitz de novembre 40 à novembre 41. Prison à vie.

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Paul Szczurek Blockführer.

Sergent (Unterscharführer), né le 26 juin  1908 à Koenigshütte (actuel Chorzow). À servi notamment à Monowitz avant de rejoindre Auschwitz d’octobre 40 à janvier 45. Condamné à mort, pendu en janvier 1948.

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Johannes Weber Garde

Né en 1902 à Warblitz. À Auschwitz de novembre 42 à janvier 45. 15 ans de prison.

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Le serment pour entrer dans la SS: Je te jure, Adolf Hitler, Führer et Chancelier du grand Reich allemand, fidélité et bravoure. Je fais vœu d’obéir jusqu’à la mort à toi et aux chefs par toi désignés. Que Dieu me soit en aide !

Le premier procès d’Auschwitz ne suscite pas autant d’écho immédiat que celui, beaucoup plus emblématique, du commandant du camp Rudolf Höss en avril de la même année après son témoignage au procès des hauts dignitaires nazis à Nuremberg. La documentation et l’histoire du procès d’Auschwitz restent pour longtemps le seul fait de l’historiographie polonaise, notamment à travers les travaux publiés par des juristes du Tribunal suprême de Pologne comme le procureur Jerzy Sawicki

Sa notoriété est également éclipsée plus récemment par le second grand procès d’autres criminels d’Auschwitz menés au début des années 1960 en Allemagne (procès de Francfort) dont l’impact a été plus large et dont la documentation est beaucoup plus abondante.

3 juillet 2014

PROCES AUSCHWITZ-FRANCFORT OCT 63 À AOÛT 65

Classé sous PROCÈS DES CAMPS DE CONCENTRATION — braultjeanpaul @ 22 h 32 min

Les 24 accusés originellement prévus au procès d’Auschwitz qui s’est tenu à Francfort d’octobre 1963 à août 1965. Finalement, Richard Bär est mort en détention préventive avant la tenue du procès proprement dit et trois autres : Heinrich Bischoff, Gerhard Neubert et Hans Nierzwicki ont été jugés incapables de participer aux débats pour raison de santé. Ce sont ainsi 20 personnes qui ont effectivement été jugées lors de ce procès.

PROCES AUSCHWITZ-FRANCFORT OCT 63 À AOÛT 65 dans PROCÈS DES CAMPS DE CONCENTRATION artfichier_732018_1885575_201303165723706

Richard Baer

Né à Floss (Palatinat/Bavière) le 9 septembre 1911. École primaire puis formation de confiseur en apprentissage. Membre du parti NS fin 1930, il adhère à la SS en juin 32 (n°44 225) et abandonne son métier. En avril 33 il arrive à Dachau comme garde où il reste un an et demi et où il est promu Rottenführer. Il est ensuite muté à Oranienburg et promu simultanément Unterscharführer. En 37 il est à Sachsenhausen et en 38 à Buchenwald. Il y devient commandant de compagnie et Untersturmführer. Il part ensuite pour Neuengamme où il entre dans une division Totenkopf. Il est déplacé en France, à Korbach et promu Obersturmführer. Son unité est déplacée en Prusse-Orientale, il y est blessé durant l’hiver 41 (et soigné par Wirth qu’il retrouvera donc à Auschwitz mais qui officiait alors à Neuengamme). Il se marie en janvier 42. Il reste à Neuengamme en tant qu’officier d’ordonnance du commandant du camp jusqu’en novembre 42. Promu Hauptsturmführer. Il est ensuite muté à Berlin où il devient officié d’ordonnance de l’Obergruppenführer Pohl. Promu Sturmbannführer. Il arrive à Auschwitz comme commandant du camp le 15 mai 1944, poste qu’il conserve jusqu’à l’évacuation.  À partir du printemps 45, il se fait embaucher chez différents agriculteurs et prend le nom de Karl Neumann. Il est arrêté en décembre 1960 mais ne pourra être jugé à Francfort parce qu’il meurt en détention en juillet 1963.

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Heinrich Bischoff Unterscharführer.

Né le 16 juillet 1904 à Überruhr (Allemagne). Fils de mineur. Son père est mort d’un accident en 1926 et sa mère en 1931. Il ne peut poursuivre d’études au-delà de 17 ans pour situation de guerre. À 13 ans il travaillait aux mines de charbon jusqu’à ce qu’il soit au chômage (de 1931 à 1933). Il se marie en 1929. Il entre au parti NS en 1931 et dit en avoir été exclu en 1934. Il est ensuite chauffeur à l’hôpital de la mine. En juillet 1942 il entre aux SS Totenkopf et arrive à Auschwitz quelques jours plus tard. Il est d’abord affecté au service de surveillance. Il est ensuite muté à Golleschau, camp annexe. Il est ensuite Blockführer à Birkenau. Il s’occupait parfois de la surveillance de la rampe. En septembre 1943 il est de nouveau muté dans un camp annexe comme chef de bloc, à Schwientochlowitz. Fin 44 il change à nouveau de camp extérieur. À la mi-janvier 1945 c’est l’évacuation vers Gross-Rosen, qu’il accompagne. Il part alors au front où il est blessé. En mai 1945 il est capturé par les Américains qui le relâchent en août de la même année. Il retourne travailler à la mine. Victime d’un sévère accident en 1948 il reste invalide. Un infarctus du myocarde entraîne son invalidité complète en mai 1957. Son accusation ne sera finalement pas mené à terme pour raisons de santé.

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Stefan BARETZI Rottenführer.

Né le 24 mars 1919 à Czernowitz en Roumanie. Fils de mécanicien. Il a une sœur et deux frères. Formation scolaire jusqu’en 36. Leur père est mort en 38 ou 39. En automne 42 il est envoyé à Auschwitz en tant que SS. En mai 43 il est mis aux arrêts durant 21 jours pour bagarre avec des membres de la Wehrmacht en état d’ébriété. Membre de la Wachtsturmbanne et Blockführer à Birkenau du printemps 1942 à janvier 45. Le redoutable Blockführer S. Baretzki  dit H. Langbein. Il participe activement aux sélections et accompagne les victimes vers les fours crématoires pour leur gazage. En mai 45 il est capturé par les Soviétiques et relâché en août de la même année. Il ne s’est pas marié. En 55 il est condamné à une amende pour résistance à l’autorité publique et en 56 à une autre amende pour coups et blessures. En détention préventive depuis avril 1960, il se suicide en prison le 21 juin 1988 à Bad Nauheim (Allemagne).

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Emil Bednarek

Né le 20 juillet 1907 à Koenigshütte (Pologne). Son père travaillait dans les mines. Il a 4 frères et sœurs. Il suit une formation commerciale. À partir de 1920 il travaille à la mine. En 1927 il fait son service militaire en Pologne. Il se marie en 33 et il a deux enfants. Lors de la déclaration de guerre, il est rappelé dans l’armée Polonaise. Après une courte captivité, il travaille comme comptable dans une briqueterie. En avril 40 il est arrêté par la Gestapo pour appartenance à un mouvement de Résistance Polonais. Le 7 juillet 40 il est envoyé à Auschwitz, n° 1.325, où il restera jusqu’à l’évacuation. En tant que Volksdeutscher, il bénéficie d’un statut particulier. Il devient ainsi rapidement (octobre 40) Blockälteste (au Block 8). En hiver 42/43 il est déplacé à Birkenau dans un Kommando de travail. Quelques semaines plus tard, il devient à nouveau Blockälteste de la compagnie disciplinaire. À l’évacuation, il est transporté à Mauthausen avec environ 45 garçons Polonais où il est resté jusqu’à la libération du camp par les troupes Américaines. Il revient ensuite dans sa famille à Koenigshütte. En 47, il ouvre un café à la gare de Schirnding qu’il agrandit au fil du temps (kiosque, magasin d’alimentation) où il vit maritalement. Lors de sa déposition auprès du juge d’instruction, il déclare n’avoir jamais tué aucun prisonnier. Lors du procès ensuite, nombre de témoins racontent les circonstances dans lesquelles ils l’ont vu de leurs propres yeux. Il est décrit comme extrêmement brutal et sadique. En détention préventive depuis novembre 1960. Libéré le 1er décembre 1975.

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Arthur Breitwieser Unterscharführer.

Né le 31 juillet 1910 à Lwow (Lemberg). Obtient le Bac en 31 puis fait des études de droit à l’université jusqu’en 36. Pendant ses études il devient membres du parti de la jeunesse Allemande » (Jungdeutschen Partei). Il travaille comme conseiller juridique. En novembre 39 il entre à la SS. Il est formé à Varsovie et Buchenwald et envoyé à Auschwitz en mai 40. Il est dans l’administration puis aux magasins d’Auschwitz 1 (Häftlingsbekleidungskammer).

En octobre 40 il est Sturmmann. Un an plus tard il revient dans un service de l’administration du camp. En juillet 41 il est Rottenführer. Il est notamment accusé d’avoir été parmi les premiers à expérimenter le gaz Zyklon B sur des victimes humaines en octobre 41 (témoignage de Motz, de Varsovie, ingénieur civil et de Schlupper notamment). Il était en compagnie de Frisch, Hauptsturmführer. Ces expérimentations de gazage ont eu lieu dans les caves du Block 11 sur des prisonniers Russes. Il avait été informé sur le Zyklon B, explique-t-il, à Hambourg durant l’été 41. Dans le service où il travaillait, il devait assurer la désinfection des locaux et des vêtements. En février 43 il est promu Unterscharführer. En avril 44 il est muté à Monovitz. Il accompagne la marche d’évacuation jusqu’à Buchenwald. De là, il est déplacé, avec d’autres SS, à Ohrdruf. Il est capturé. En décembre 46 il est livré à la Pologne. Il est condamné à mort au procès de Cracovie en décembre 47, où ses juges sont particulièrement choqués par le fait que cet homme qui a grandi et a été formé en Pologne, bien que citoyen Allemand, se soit retourné contre la Pologne et les Polonais au camp d’Auschwitz. L’année suivante (janvier 48) la peine a été commuée en perpétuité et après onze ans de détention (18 janvier 59) il est libéré. Il a travaillé ensuite comme comptable. Il sera donc parmi les accusés du procès de Francfort, détention préventive du 9 au 22 juin 1961. Il meurt en 1978

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Boger Wilhelm Oberscharführer.

Né le 19 décembre 1906 à Stuttgart. Il quitte les études en 1922, il a 16 ans, et entre aux Jeunesses hitlériennes, alors à peine connues, où il reste jusqu’en 29, il entre alors au parti NS et à la SS en 1930 (n°2 779), il est alors Hauptsturmführer. En 31 il se marie, il aura 2 fils et sa femme obtient le divorce pour faute en 41. Il se remarie deux mois après et aura trois filles. Dans le dossier constitué lors de ce mariage, il est écrit qu’il vient d’une famille héréditairement chargée, information complétée par les formules suivantes : son père est présenté comme un obsédé sexuel et son frère comme un psychopathe instable, fréquemment condamné.  En 33 il est appelé, en tant que membre de la SS, au service de police (Hilfspolizei) puis au service de la police politique. De l’automne 36 au printemps 37 il prépare l’école professionnelle de police et réussit l’examen. De 37 à 40 il occupe différents postes en rapport avec cette formation. Il passera un court laps de temps en prison à Berlin à cette époque pour aide à l’avortement (jusqu’en décembre 40). En novembre 41 il part au front dont il revient blessé à la mi-mars 42. D’après ses indications, c’est en décembre 42 qu’il arrive à Auschwitz en tant que SS Totenkopf, au grade de Sturmbann.

Etant donné sa formation, il est versé au service politique du camp. Son activité concerne donc les faits criminels ayant eu lieu dans le camp. Plus tard y sera ajouté le service d’information. Il reste de décembre 42 à janvier 45. Il est alors Oberscharführer. Il était surnommé le diable de Birkenau pour sa cruauté, le savait et en concevait de l’orgueil. Un moyen de torture était nommé la balançoire de Boger. Il était particulièrement anti Polonais et volait beaucoup, comme Grabner écrit H. Langbein. Dans les derniers jours de janvier 45, il emporte, avec l’aide de l’Untersturmführer Schurz (son adjoint), l’Oberscharführer Kirschner et Pery Broad, un camion chargé de dossiers vers Buchenwald. Il rejoint ensuite Dora avec eux, puis Nordhausen où il reprend son activité au service politique. Il encadre 5 000 prisonniers de ce camp dans la marche d’évacuation jusqu’à Ravensbrück puis part à Ludwigsburg (où vivent ses parents). Il y est arrêté en juin 45 par la police militaire Américaine. En novembre 46 il doit être livré à la Pologne et réussit à s’enfuir. Durant 3 ans, il va travailler chez des agriculteurs. En juillet 49 il est arrêté et emprisonné à Lüneburg  jusqu’en août (pour violences lors d’un interrogatoire en 36). En détention préventive depuis octobre 1958. Meurt le 3 avril 1977.

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Perry Broad Unterscharführer.

Né le 25 avril 1921 à Rio. Son père était Brésilien et commerçant, sa mère Allemande. Il naît à Rio de Janeiro, mais vient seul avec sa mère en Allemagne peu après sa naissance. En 26 il vit à Berlin. De 31 à 36 il était membre des Jeunesses hitlériennes. Il poursuit ses études jusqu’en 41 (école technique). En 42 il devient membre de la SS. Son bataillon est envoyé au front, lui à Auschwitz pour cause de myopie. Il est affecté à la surveillance mais demande à changer de service et faire partie de l’administration. Grabner (chef du service politique Politische Abteilung) l’y fait venir en juin 42. À l’exception des mois de juin et juillet 44 où il est allé en formation, il est resté au service politique jusqu’à l’évacuation du camp en janvier 45. Il est décrit comme musicien, cultivé et insaisissable. Il prenait régulièrement part aux exécutions au bunker ou au mur noir. En tant que membre du service politique, il participait donc aux sélections des Juifs arrivant par les divers convois sur la rampe de Birkenau. Il encadrait aussi des transports en camions de prisonniers sélectionnés vers les chambres à gaz. Il est parti d’Auschwitz dans un camion chargé des dossiers du service politique avec d’autres membres de la SS. En mai 45 il a été capturé par les Anglais qui l’ont relâché en 47. Il se marie en 48, divorce en 55 et se remarie en 58. Il n’a pas eu d’enfant. Il a alors travaillé comme employé commercial dans une scierie jusqu’en 1953. Cette entreprise ayant fait faillite, il reprit ce même emploi à Brunswick. En détention préventive d’avril 59 à décembre 1960 puis de novembre 64 à février 66. Meurt en février 1994.

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Victor Capesius Sturmbannführer.

Né le 07 février 1907 à Reussmarkt (Roumanie). Il est allé à l’école Hongroise et Allemande. Il obtient son bac en 24 puis étudie la pharmacie. En 31 il fait son service militaire Roumain (1 an). Il reçoit son diplôme en octobre 33. Il se marie en 34, il a trois filles. Jusqu’en août 43 il travaille comme visiteur médical et occasionnellement à la pharmacie de l’hôpital de l’armée de terre Roumaine de Cernavodă. Du fait de la convention entre l’Allemagne et la Roumanie, il devient Allemand en août 43. Il est versé dans la SS comme pharmacien avec le grade d’Hauptsturmführer. Il fait de courtes durées à Berlin (service central de santé) et Dachau puis est appelé à Oranienburg où il est chargé, en décembre 43, de la direction de la pharmacie d’Auschwitz. Il n’y arriverait pourtant qu’en février ou avril 44 (Capesius dit avril, mais certains documents évoquent février, notamment la date de la mort de Krömer : 18.02.44) en remplacement d’Heinrich Kühler (muté à Plaszów) et deux semaines avant la mort de Adolf Krömer, le SS qu’il remplacera finalement.

En novembre 44 il est promu Sturmbannführer. Il travaille et sélectionne avec Mengele. Il va sur la rampe comme tous les officiers de santé. Beaucoup le connaissaient au procès, des convois de Hongrie notamment, et a été évoqué notamment le fait qu’il organisait beaucoup et s’enrichissait en volant les objets de valeur des victimes gazées. À l’évacuation du camp, il part à Berlin. À Pâques 45 il est capturé par les Anglais qui le libèrent en juin 46. Il va s’installer à Stuttgart sous son véritable nom et ne peut exercer son activité en tant qu’ancien SS. Il étudie l’électrotechnique. Reconnu par un témoin, la police militaire Américaine l’arrête. Il est détenu quelques semaines à la prison de Munich puis envoyé à Dachau et Ludwigsburg. Il est libéré en août 47. Il travaille ensuite comme pharmacien jusqu’en 1950 et ouvre ensuite sa propre pharmacie puis un salon de beauté. Il est financièrement très aisé au moment du procès à Francfort. Il entre en préventive en décembre 59 et sera libéré en 68. Il meurt en 1985 à 78 ans.

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Klaus Dylewski Oberscharführer.

Né le 11 mai 1916 à Finkenwalde (près de Stettin). Fils d’un mineur. Il a grandi près de Katowice parce que son père avait pris la nationalité Polonaise après la 1ère guerre. Scolarisé de 22 à 35, il a ensuite entrepris des études aéronautiques validées par un premier examen en 38. Il interrompt ces études en 39 pour s’engager dans la SS puis cherche à revenir sur cette décision pour reprendre ses études mais cela lui est refusé et il est envoyé à Dachau en tant que SS Totenkopf de régiment d’infanterie. À ce titre il participe à l’expédition de France. En septembre 1940, il est muté en tant que Sturmbann à Auschwitz. Après un congé de quatre mois pour études, il est employé au service politique du camp (avec des périodes d’études en décembre 42 / janvier 43 et du printemps à l’été 44).

Cela signifie qu’il prend part aux sélections. En novembre 41 il est promu au grade d’Unterscharführer, et d’Oberscharführer en avril 44. En août 44 il est muté au bureau de l’administration centrale à Berlin pour la construction d’un ouvrage souterrain qui sera effectué par les prisonniers du camp de Hersbruck. En 45 il n’est pas capturé et travaille comme adjoint horticole à Hambourg sous le nom de Peter Schmidt jusqu’en 47. (Il réussira à conserver ce nom, avec de faux papiers, jusqu’en 1952). Il reprend ensuite des études qui lui permettent de devenir professeur dans le domaine industriel, puis expert en matériel technique à Düsseldorf à partir de 52 et jusqu’à la date du procès. Il s’était marié en 43, avait eu une fille, puis avait divorcé en 52 pour se remarier en 53 et a de nouveau eu une fille. Au moment du procès, il annonce avoir des problèmes de santé (cerveau mal irrigué) qui auraient commencé lorsqu’il est allé à Auschwitz. Préventive d’avril à mai 59, de décembre 60 à mai 61 et incarcéré d’octobre 64 à 1968 où il est libéré.

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Willy Frank Hauptscharführer.

Né le 9 février 1903 à Ratisbonne (Regensburg). Il passe le Bac en 23 puis poursuit des études de mécanique à Munich. Ingénieur de 27 à 29. Il entreprend ensuite des études de dentiste. Il dit être entré au parti NS en 33 et à la SS en 35. Dans son dossier personnel, son curriculum vitae écrit de sa propre main indique : « je suis entré au parti NS en 22 dans le groupe local de Ratisbonne, se décrit comme très engagé, très actif, et plus loin mentionne qu’il réitère sa demande d’affiliation au parti NS en 31 parce que sa 1ère demande se serait perdue et de nouveau en 33 à Munich, puisqu’il a quitté Ratisbone depuis longtemps. Il se marie en décembre 34. Il s’installe comme dentiste indépendant puis postule à la SS où il commence en septembre comme dentiste de l’état-major. Il a un fils en 37 et une fille en 39.

En 38 et 39 il a trois promotions qui le font Scharführer en 39. De janvier à mai 42 il est à Dachau puis dans des hôpitaux militaires. Il dirige le service dentaire d’Auschwitz de mars 1943 à août 44 puis le même service à Dachau jusqu’à Noël 44. Les témoins survivants du cabinet dentaire d’Auschwitz semblent porter sur lui un jugement plutôt favorable. Son Kalfaktor, Juif Allemand, Männe KRATZ l’a confirmé au procès. Frank s’occupait aussi de la refonte de l’or dentaire pris sur les cadavres des victimes gazées. Les médecins SS n’y suffisant plus à partir du printemps 44 pour la sélection sur la rampe et la surveillance des gazages, les dentistes ont également rempli cet emploi. Capturé par les Américains, il fut relâché en 47. En préventive depuis octobre 1964 il a été libéré en 1970. Meurt le 9 juin 1989 à 86 ans.

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Emil Hantl Unterscharführer.

Né le 14 décembre 1902 à Mährisch-Lotschnau. Fils d’ouvrier d’usine. Quatre frères et sœurs. Il apprend la boulangerie à la sortie de l’école primaire puis travaille comme ouvrier non spécialisé dans une usine textile jusqu’en 24, puis comme ouvrier agricole en Bohème durant un an et en 35 il revient en Allemagne où il travaille comme tisserand. En janvier 40 il est appelé dans la Waffen SS à Breslau. Après l’invasion des Sudètes, il s’inscrit au parti NS et à la SS. Il est formé comme SS tête-de-mort et muté à Auschwitz en août 40 comme garde du camp puis comme surveillant d’un Kommando, comme fourrier et à la cuisine (à la distribution des repas). En 42 il est affecté au HKB auprès de Wirth (médecin) puis de Klehr et de Scherpe, d’après lui au Block 21. En tant que membre du service de santé (Sanitätsdienstgrad) il a participé à des sélections au HKB. Il est également accusé d’avoir administré des piqûres de phénol. Au printemps 44, il est déplacé à Auschwitz III Monowitz puis dans le camp annexe de Jaworzno dont il s’occupa de la marche d’évacuation. Craignant ensuite d’être accusé de désertion, il a rejoint l’évacuation de Nordhausen. Capturé par les troupes Américaines, il a été relâché 3 semaines après parce qu’il a pu taire son appartenance à la SS et son activité à Auschwitz. Il a alors travaillé quatre ans en agriculture puis comme tisserand. Il nie l’ensemble des faits qui lui sont reprochés (piqûres de phénol, sélections, accompagnement aux gazages). En détention préventive depuis mai 1961, libéré le jour de la proclamation du jugement (19 août 1965). Il meurt en 1984 à 82 ans.

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Karl Höcker Obersturmführer.

Né le 11 décembre 1911 à Engershausen (près de Lubeck). Le plus jeune d’une famille de six enfants dont le père est mort durant la 1ère guerre mondiale. Suit une formation de mécanique durant 4 ans après l’école primaire. En octobre 33 il entre à la SS. Il était Sturmmann à la déclaration de guerre. En 37 il en au parti NS et se marie (il aura 2 enfants). En 39 il fait partie d’un régiment d’infanterie (à Danzig). Au printemps 40 il est muté à Neuengamme en tant que SS Totenkopf. Il remplit d’abord des fonctions au bureau de la Kommandantur et devient Unterscharführer. Au printemps 42 il va dans un camp annexe près de Wolfsburg qui ferme à l’automne. Il reçoit alors une formation militaire à l’issue de laquelle (mai 43) il est Untersturmführer et officier d’ordonnance au camp de Majdanek durant un an. Il est alors promu Obersturmführer lorsqu’il devient officier d’ordonnance de Richard Bär (commandant du camp d’Auschwitz 1) en mai 44. Il reste à Auschwitz jusqu’à janvier 45. Lorsqu’il arrive, tous les crématoires fonctionnent et les transports de Juifs Hongrois vont commencer. En tant qu’officier d’ordonnance du commandant du camp, il veille au bon déroulement de l’extermination. Après l’évacuation d’Auschwitz, on le retrouve pour quelques semaines à Nordhausen. Il est fait prisonnier par les Britanniques qui, ignorant ses activités à Majdanek et Auschwitz, le relâchent en janvier 46. En 1952 il se présente de lui-même au Ministère public et reçoit une peine de prison de 9 mois qu’il n’a pas lieu de purger (loi d’impunité de 1954). Au moment du procès à Francfort, il est employé de banque. Il y est condamné à sept ans de détention. Il en effectue cinq (en détention préventive à partir de mars 1965, il est libéré en 1970) puis retourne travailler dans la même banque de son lieu d’origine. Il meurt en 2000 à 89 ans.

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Frank Johann Hofmann Hauptsturmführer.

Né le 05 avril 1906 à Hof sur Saale. Fils de boucher, 5 frères et sœurs, sa mère meurt en 1915. Élève moyen, scolarisé de 12 à 1919. Il apprend le métier de tapissier. En 32 il entre au parti NS et à la SS. Fin septembre 33 il est nommé à Dachau où il est téléphoniste au bureau du commandant jusqu’en septembre 37, puis il travaille dans le camp. En 39 il est Hauptscharführer. Il se marie. Il a quatre enfants. Il ne retourne pas auprès de sa famille après la guerre et divorce. En 41 Untersturmführer, en 42 Obersturmführer. Il exerce alors les fonctions de chef de camp. En décembre 42 il est muté à Auschwitz comme troisième chef de camp d’Auschwitz (de décembre 42 à mars/avril 43 après Aumeier et Schwarz).

En tant que tel il participe donc à de multiples sélections et surveille le gazage des victimes. Peu de temps après il part à Birkenau comme chef du camp des Tziganes. En novembre 43, Höss est remplacé par Liebehenschel. Le camp est officiellement séparé en trois et Hofmann devient chef du camp I jusqu’à mai 1944. Il est alors promu Hauptsturmführer. Il est ensuite muté (été 44) à Natzweiler comme chef de camp de différents camps annexes jusqu’en février 45. Dans un dossier, le commandant du camp de Natzweiler écrit de lui en août 44 : Il s’est distingué par son zèle, sa conscience et sa circonspection. Du point de vue de son caractère comme de son comportement, il est irréprochable. C’est un national-socialiste convaincu et fanatique Il remplit très bien sa fonction actuelle. Il se prête particulièrement bien à ce type d’activités.

Il s’enfuit lors de l’effondrement du régime et travaille comme ouvrier agricole puis chauffeur en Bavière. Entendu en 48 ou 49, il prétend n’avoir adhéré au parti NS qu’en 37, tait son appartenance à la SS et a fortiori ses activités dans les camps. En 54 il veut se remarier avec une femme dont il a déjà deux enfants. Il a aussi un autre enfant né d’une troisième femme en 46 dont s’occupe un tuteur. En décembre 61 la cour d’assises de Munich le condamne pour ses activités à Dachau à la prison à vie. Il est libéré en mai 62, sa peine est considérée comme purgée (5 mois). Une autre procédure est en cours à Stuttgart concernant ses activités à Natzweiler, pour laquelle il est en préventive depuis avril 59 et qui prend fin au moment du procès à Francfort, où il retourne donc en préventive pour cette affaire. Meurt en 1973 à 67 ans.

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Oswald Kaduk Oberscharführer.

Né le 26 août 1906 à Koenigshütte (Haute Silésie). Fils de forgeron, cinq frères tous morts durant la 1ère guerre mondiale. Après l’école primaire, devient boucher en 24. Il travaille aux abattoirs de la ville puis comme pompier. Il se marie en 31. Il a un fils. Il entre à la SS fin 39. Il est appelé en 40. Formation militaire à Oranienburg, près de Berlin puis près de Varsovie. Membre de la Wachsturmbann. Au printemps 41 il est Sturmmann. Il est blessé en Finlande. Il est ensuite envoyé à Auschwitz en 42. En février 43 il est Unterscharführer. Il est Block- puis Raportführer. En tant que tel il a été associé à des sélections et a pris seul des décisions de sélections pour le gazage, notamment au Krankenbau d’Auschwitz I. En automne 44 il est promu Oberscharführer. Il reste à Auschwitz jusqu’à l’évacuation. De lui, le commandant de camp Höß a écrit : C’est sans doute lui qui a exécuté le plus de détenus d’une balle dans la nuque. Je l’ai beaucoup observé, mais je n’ai jamais pu apercevoir la moindre émotion chez lui. Après guerre il a travaillé dans une sucrerie. En 46 il est arrêté par les Soviétiques parce qu’un ancien prisonnier d’Auschwitz le reconnaît. Il est condamné à 25 ans de prison en mars 1947. Il est libéré en avril 1956. Pour le procès de Francfort, il entre en préventive en juillet 1959 et sera libéré en 1989. Il meurt en 1997 à 91 ans.

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Josef Klehr Oberscharführer.

Né le 17 octobre 1904 à Langenau (Haute Silésie). Ecole religieuse, formation de menuisier, apprentissage d’ébéniste. Entre à la SS en 32. Il se marie en 33, il a deux fils. Engagé par un établissement hospitalier fin 34 dans lequel il reste jusqu’en 38. Arrive à Buchenwald en 39 et à Dachau en 40 au Sanitätsdienstgrad (service de santé) en tant que Rottenführer et passe Unterscharführer en janvier 41. Peu après il est muté au HKB de Birkenau. En 43 il devient Oberscharführer. Spécialiste des piqûres de phénol, pour les prisonniers choisis par le médecin mais aussi pour ceux qu’il sélectionnait lui-même. (Les accusés Hantl, Nierzwicki et Scherpe participaient aussi aux meurtres par piqûres de phénol). Au printemps 43 il devient chef du commando de désinfection (Vergasungskommando) ce qui l’associe directement aux meurtres dans les chambres à gaz.

La tâche de ce service était d’introduire le Zyklon dans les chambres à gaz. Celle de Klehr en particulier était d’établir le tableau de service des personnels, auquel il participait souvent lui-même en surveillant ou versant lui-même le gaz. Il a aussi fait faire du sport en cas de besoin, voir cette expression dans le glossaire. Il a été présent aux fosses où étaient brûlés les corps et à des sélections sur la rampe (comme tous les médecins et personnels de santé du camp). En juillet 44 il est nommé chef de l’hôpital du camp annexe de Gleiwitz. En janvier 45, lors de la marche d’évacuation, il mène un groupe de prisonniers à Groß Rosen. Il part ensuite au front en Tchécoslovaquie. Il est arrêté par les Américains en mai 45 puis libéré en mars 48. Il travaille alors de nouveau comme ébéniste. Un témoin qui le voyait très souvent (Czesław GLOWAKI) a déclaré au procès de Francfort : Pour lui, tuer était une jouissance. En préventive depuis septembre 1960, il est libéré en 1988 et meurt la même année (23 août 1988) à 84 ans.

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Franz Lucas Obersturmführer.

Né le 15 septembre 1911 à Osnabrück. Père bouché. Passe le bac à 22 ans et commence des études de médecine à Münster, puis Rostock puis Danzig. Entré en juin 33 dans la SA qu’il abandonne en 34 (parce que cela ne correspondait pas à l’idéal qu’il s’en était fait, dit-il) et entre dans la SS en 37. En 42 il obtient son diplôme. Il est Hauptscharführer. Fin 42 il est déplacé à Nuremberg où il fait son service comme médecin dans un hôpital militaire SS. Il y reste environ un an pendant lequel il est promu Untersturmführer puis Obersturmführer. Selon l’accusé, pour avoir tenu des propos défaitistes un soir de beuverie il est formé comme parachutiste d’octobre à décembre et finalement envoyé ensuite à Auschwitz. Il est médecin du camp de Birkenau (d’abord aux camps des Tziganes et des Theresienstadt) de décembre 1943 à l’été 44 en remplacement du Dr Thilo. Peut-être de l’indifférence mais pas de cruauté dit H. Langbein à son sujet. En tant que médecin, il a donc été de service de rampe (décisions de sélection) et à la surveillance des gazages au Zyklon B. Il est ensuite muté à Mauthausen. Refusant de signer des certificats de mort naturelle pour 40 prisonniers Hollandais, il est muté à nouveau. C’est l’automne 44. Cette fois il arrive à Stutthof. Il n’y reste pas : au 1er janvier, il est à Ravensbrück puis très vite à Sachsenhausen. En conflit avec un plus haut gradé que lui, d’après ses dires, il craint le conseil de guerre, s’enfuit et se réfugie chez un ami près de Postdam jusqu’à la fin de la guerre. Il se marie en 50 et a deux enfants. Il travaille ensuite de nouveau comme médecin jusqu’à ce que son passé de SS soit connu du fait du procès, début 63. En préventive de mars 1965 à mars 68. Jugement levé en cassation en 1969, il est libre en octobre 70.

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Karl Ludwig Mulka Hauptsturmführer.

Né à Hambourg le 12 avril 1895. École communale puis collège. En 1914 il est engagé volontaire. Il va en France, en Russie et en Turquie. Il en sort officier. Il revient à Hambourg en 1920 où il se marie et travaille comme employé avant de fonder sa propre agence en 1931. Il entre à la Waffen SS en 1941 où il est Obersturmführer. En février 42 il est envoyé à Auschwitz en tant que commandant de compagnie. Il devient très vite officier d’ordonnance du commandant de camp R. HÖSS. En mars 43 il est suspendu de ses fonctions. Lorsque commencent les bombardements de Hambourg, il se met à disposition du chef de la police SS « Nordsee ». Début 45 on lui donne congé pour cause de maladie : il sera dans différents camps à partir de cette date et jusqu’en mars 1948. Il devient ensuite commerçant indépendant. En détention préventive de novembre 1960 à mars 61, puis de mai à décembre 61, et de février à octobre 64. Libéré en 1968. Meurt le 26 avril 1969 à 74 ans.

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Gerhard Neubert Unterscharführer.

Né le 12 juin 1909 à Johanngeorgenstadt (Allemagne). Formation de facteur de pianos. Il se marie en 34, il a trois enfants. En mai 40 il entre dans le régiment SS de l’Est à Prague et quatre semaines après il va en Hollande où il reste un an. Après le début de la guerre avec l’Union Soviétique, il est envoyé sur le front de l’est. Son unité ayant subi des pertes considérables, elle est rapatriée à Cracovie. Au début de 43 il est envoyé à Auschwitz. Il travaille au service de désinfection des vêtements puis est formé à Oranienburg. Lors de son retour, il est affecté au SDG service de santé (Sanitätsdienstgrad) du HKB (Häftlingskrankenbau) d’Auschwitz III Monowitz. Il y sélectionnera les prisonniers qui seront amenés au gazage à Birkenau avec le médecin SS et aussi de façon indépendante. Les prisonniers malades n’osant pas se déclarer, sachant que du HKB ils partiraient pour la chambre à gaz, tout le camp de Monowitz a dû défiler nu et Neubert s’est chargé de la présélection dont il a présenté le résultat au médecin SS pour décision définitive.

Des documents d’époque montrent que lors de la présence de Neubert, les statistiques de transferts (signées de sa main) augmentent. Est indiqué comme motif de ces transferts du HKB vers Birkenau « faiblesse physique (Körperschwäche). Neubert dit qu’il avait reçu l’ordre de ne pas garder de prisonniers au-delà de 5 à 6 semaines au HKB, mais que, bien qu’il avait entendu parler de gazage de prisonniers, il ignorait que ceux qu’il sélectionnait partaient pour les chambres à gaz. En janvier 45, il s’occupe de la marche d’évacuation du camp annexe de Gleiwitz vers Buchenwald. Il passe ensuite un court laps de temps à Nordhausen et Neuengamme. Il est ensuite emprisonné dix semaines. Au moment du procès, il travaille comme administratif dans un aérodrome. Il sera finalement jugé incapable de participer aux débats pour cause de maladie rénale (en juillet 64, soit treize mois avant la fin du procès). Il sera condamné à trois ans et demi de détention lors d’un autre procès.

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Hans Nierzwicki Unterscharführer.

Né le 18 janvier 1905 à Tczew (Pologne). Citoyen Polonais d’origine Allemande. Formation de garçon de café. Il se marie en 33, sa femme meurt dix ans après, il se remarie e, 46. Entre dans la marine de guerre Polonaise l’été 39. Capturé par les Allemands en septembre, il est relâché trois jours après en raison de son origine Allemande. En janvier 41 il entre dans la Waffen SS en tant que Sturmmann. Il est blessé en Hollande. Après sa guérison, il est formé en tant qu’infirmier et envoyé à Oranienburg. Il est promu Unterscharführer. Il est envoyé à Auschwitz comme infirmier où il travaillera au HKB d’Auschwitz I, au camp des femmes de Birkenau, et dans le camp annexe de Janina. En tant que tel, il participera aux sélections au HKB et à l’administration des piqûres de phénol (qu’il faisait lui-même ou ordonnait), tant à Auschwitz I qu’à Auschwitz II Birkenau. Lors de son interrogatoire par le juge d’instruction, il prétend ne pas s’en souvenir, c’est dire l’importance qu’il y a accordé et son courage pour assumer ses actes : Je ne parviens pas à me souvenir, si j’ai administré des piqûres à des gens. C’était un tel désordre, on ne savait pas du tout ce qui se passait. Je ne parviens pas à me souvenir de si j’ai fait ces piqûres. Inutile de dire que de nombreux témoins s’en souviennent et feront des déclarations dans ce sens. Fait prisonnier par les Américains, il est relâché à l’automne 46. S’est présenté au juge d’instruction pour la préventive mais est resté libre pour cause de tuberculose. Il est mort le 15 mai 1967 à 62 ans.

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Willi Schatz Untersturmführer.

Né le 1er février 1905 à Hanovre. Après le bac, il suit des études de dentiste à Göttingen. Il obtient l’examen en 33 et s’inscrit au parti NS la même année.  En 37 il a une amende pour aide à un avortement ce qui le fait exclure du parti. En 40 il est appelé et reste travailler à Hanovre comme dentiste, mais au service de l’armée de terre. Fin 43 il entre à la SS. En janvier 44 il est Untersturmführer et muté au bureau du commandant du camp d’Auschwitz en tant que dentiste. Son supérieur direct est W. Franz (co-accusé à Francfort). Au printemps 44, du fait de l’affluence de transports (Juifs Hongrois) le Dr Wirths (qui se suicidera à la fin de la guerre) ordonne qu’outre les médecins, les dentistes et pharmaciens soient également affectés au service de rampe et à la surveillance des gazages. Schatz a donc rempli aussi ces services. Il reste à Auschwitz jusqu’à l’automne 1944 puis est muté à Neuengamme. Fait prisonnier par les Anglais à la fin de la guerre, il est libéré en janvier 46. Il revient à Hanovre, reprend son métier et se marie. Il meurt en 1985 à 80 ans.

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Herbert Scherpes Oberscharführer.

Né le 20 mai 1907 à Gleiwitz. Fils d’un ingénieur électricien. Formation de boucher. Membre du parti NS et de la SS depuis 1931 et à la SS Totenkopf depuis 1939. Arrive à Auschwitz l’été 40, au service de surveillance puis au SDG (Sanitätsdienstgrad) service de santé d’Auschwitz I jusqu’en mars 43. L’année suivante (avril 43 à mars 44) il sera dans le camp annexe de Goleszow (Golleschau) et à partir d’avril 44 à Blechhammer. En détention préventive depuis août 1961, il est libéré le 19 août 65.

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Bruno Schlages Oberscharführer.

Né le 11 février 1903 à Trutenau (Pologne). Fils d’ouvrier. Lui fait une formation de maçon. Il se marie en 24 et a deux enfants. Il travaille et ne fait partie d’aucune formation politique. Il est appelé en 40, et directement affecté à une division SS. En novembre ou décembre 41 il est détaché à Auschwitz où il reste, avec des interruptions, jusqu’en janvier 45. Il est garde dans une Wachkompanie. En 42 ou 43 il devient inspecteur aux arrêts au Block 11. A ce titre, il a participé aux vidages de bunker sur ordre de la section politique. Plus tard il est chef d’un Kommando extérieur qui travaille dans une cimenterie. En mai 45 il est capturé par les Polonais qui le libèrent en août 49. Il rentre alors auprès de sa famille à Dehme où il vit depuis. En préventive depuis avril 1964, il a été libéré en 1969. Il est mort le 9 février 1977 à 74 ans.

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Johann Schobert Unterscharführer.

Né le 17 décembre 1922 à Aufsess. Sa mère est une paysanne, non mariée. Son père, meunier, quitte la ville deux ou trois ans après sa naissance et ne s’est jamais soucié de lui. (Au moment du procès, l’accusé vit avec sa mère dans cette même ferme). Il suit l’école élémentaire puis une école agricole durant 3 ans (jusqu’en 36). Il travaille ensuite (à 15 ans). Il fait partie des Jeunesses hitlériennes et pense qu’à ce titre il s’est trouvé automatiquement inscrit au parti NS. En février 41 il entre dans la Waffen SS, reçoit un enseignement de 8 semaines, est déplacé en Norvège puis en Laponie avec son unité. Il est blessé à deux reprises. Soigné, il est renvoyé au front dont il revient avec une 3ème blessure, très sévère, notamment à la colonne vertébrale. Après un long séjour dans les hôpitaux militaires, il est envoyé à Auschwitz en 43 avec deux autres membres de la SS. Il passe encore plusieurs semaines à l’hôpital de Katowice parce que sa blessure ne guérit pas. Il est d’abord affecté au bureau de poste auxiliaire puis à l’état civil qui dépend du service politique. Il y reste un an, soit jusqu’à l’été 44. Il est ensuite muté à Debica comme formateur pour des SS, puis renvoyé au front fin 44. Il est à nouveau blessé en avril 45 et capturé par les Soviétiques qui le libèrent fin août 45. Il se marie en 49 et a un enfant. Il meurt en 1988 à 66 ans.

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Hans Stark Untersturmführer.

Né le 14 juin 1921 à Darmstadt. Études de 1927 à 37. Son père, policier, le fait ensuite entrer aux SS-Totenkopf. Il a 16 ans ½. Il est affecté à Oranienburg (près de Berlin) et, en tant que membre d’un bataillon de garde (Wachbataillon) il est envoyé aux camps de Sachsenhausen, Buchenwald et Dachau. En juin 40 il est Unterscharführer. Vers Noël 40 il est envoyé à Auschwitz comme Blockführer du Block 7 dans lequel il y a 150 prisonniers politiques Polonais, essentiellement des étudiants. En juin 41 il est muté au bureau politique où la conduite du service d’accueil lui est attribuée. À ce titre il prenait part aux fusillades. (Au procès de Francfort, un pédagogue Polonais, Josef KRET, déclare : il était jeune, il avait l’air sympathique, je ne m’expliquais pas sa cruauté. Filipe MÜLLER l’évoque longuement, ne pouvant oublier, vingt ans après, un tel plaisir à la violence, une telle aisance à faire souffrir de la part d’un jeune homme de 20 ans, comme lui-même).

Il obtient un congé, de Noël 41 à mars 42, pour passer l’examen allemand équivalent au Bac (Abitur). Il revient ensuite à Auschwitz où il est nommé Oberscharführer. Il obtient un nouveau congé de novembre 42 à avril 43 pour études et s’inscrit à l’université de Francfort. En mai il demande à partir pour le front de l’Est. Il est rapatrié pour blessure. Il participe alors à des cours de formation d’officier. Il est Untersturmführer. En janvier 45 il demande à repartir au front. Il est capturé par les Russes en mai 45 et réussit à s’enfuir deux jours après. Il travaille chez un agriculteur jusqu’à l’automne 46. Ensuite il suit des études d’agriculture de l’automne 46 à l’été 48, puis en 50 et 51. Il est ensuite (jusqu’à son arrestation) soit professeur dans une école d’agriculture, soit employé par la chambre d’agriculture de Francfort. Il se marie en 1953 et aura deux enfants. En préventive d’avril 1959 à octobre 63. Libéré en 1968. Il meurt le 21 mars 1991 à Darmstadt à 70 ans.

2 juillet 2014

PROCÈS NUREMBERG

Classé sous PROCÈS DES CAMPS DE CONCENTRATION — braultjeanpaul @ 2 h 21 min

Création du tribunal

Le Tribunal de Nuremberg a été créé le 8 août 1945 par l’Accord quadripartite de Londres (Royaume-Uni, URSS, Etats-Unis et France). Cet accord constitue le Statut du Tribunal.

En exécution de l’Accord signé le 8 août 1945 par le Gouvernement Provisoire de la République Française, le Gouvernement des Etats-Unis d’Amérique, du Royaume Uni de Grande-Bretagne et de l’Irlande du Nord, et de l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques, un Tribunal Militaire International (dénommé ci-après le Tribunal), sera créé pour juger et punir de façon appropriée et sans délai, les grands criminels de guerre des pays européens de l’Axe. Le Tribunal sera composé de quatre juges, assistés chacun d’un suppléant. Chacune des puissances signataires désignera un juge et un juge suppléant. Les suppléants devront, dans la mesure du possible, assister à toutes les séances du Tribunal. En cas de maladie d’un membre du Tribunal, ou si, pour toute autre raison, il n’est pas en mesure de remplir ses fonctions, son suppléant siègera à sa place. Chaque Signataire prendra les mesures nécessaires pour assurer la présence aux enquêtes et aux procès des grands criminels de guerre qu’il détient et qui devront être jugés par le Tribunal Militaire International. Les Signataires devront également employer tous leurs efforts pour assurer la présence aux enquêtes et aux procès devant le Tribunal Militaire International de ceux des grands criminels qui ne se trouvent pas sur le territoire de l’un des Signataires. 

A) La présence des quatre membres du Tribunal ou, en l’absence de l’un d’eux, de son suppléant, sera nécessaire pour constituer le quorum.  B) Avant l’ouverture de tout procès, les membres du Tribunal s’entendront pour désigner l’un d’entre eux comme président, et le président remplira ses fonctions pendant toute la durée du procès, à moins qu’il n’en soit décidé autrement par un vote, réunissant au moins trois voix. La présidence sera assurée à tour de rôle par chaque membre du tribunal pour les procès successifs. Cependant, au cas où le Tribunal siègerait sur le territoire de l’un des quatre Puissances signataires, le représentant de cette puissance assumera la présidence.  C) Sous réserve des dispositions précédentes, le Tribunal prendra ses décisions à la majorité des voix ; en cas de partage égal des voix, celle du président sera prépondérante, étant entendu toutefois que les jugements et les peines ne seront prononcés que par un vote d’au moins trois membres du Tribunal. 

En cas de nécessité et selon le nombre des procès à juger, d’autres tribunaux pourront être créés; la composition, la compétence et la procédure de chacun de ces tribunaux seront identiques et seront réglées par le présent Statut.

Crimes contre la paix, c’est-à-dire d’avoir décidé, préparé, organisé la guerre,

Crimes de guerre, c’est-à-dire d’avoir violé les règles de la guerre, en exécutant des prisonniers de guerre, par exemple, en ne respectant pas les Conventions de Genève,

Crimes contre l’humanité, c’est-à-dire d’avoir organisé la déportation et le massacre systématique de populations désarmées, en particulier dans les camps de concentration et d’extermination.

Les juges sont des Français, des Américains, des Anglais et des Soviétiques.

Français

Juges  Henri Donnedieu   de Vabres  

Assesseurs    André Falco

Procureurs François de Menthon, puis Champetier de Ribes

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Américains

Juges              Francis Biddle

Assesseurs      John Parker

Procureurs  Robert Jackson

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Anglais

Juges             Lord Justice Geoffrey Lawrence

Assesseurs Sir Norman Birket

Procureurs    Sir David Maxwell-Fyfe, puis Sir Hartley Shawcross

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Soviétiques

Juges            Général Nikitchenko

Assesseurs   Colonel Volchkov

Procureurs    Général Rudenko

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Au cours de ce procès, 4 organisations sont déclarées criminelles

Le NSDAP (le parti nazi)

La S.S.

Le S.D. (Service de Sécurité)

La Gestapo (Police politique).

Les avocats : Chaque accusé a choisi un avocat sur une liste où, en principe, ne figure aucun nazi. Les organisations criminelles ont eu des avocats commis d’office. Quelques noms : Le Dr. Alfred Seidl fut l’avocat de Rudolf Hess et de Hans Frank. L’avocat de Bormann était le Dr. Bergold et le Dr. Marx.l’avocat de Streicher. L’avocat de la défense de la S. S. était le Dr. Babel. Certains étaient des avocats de renom comme l’avocat de Schacht, le Dr Rudolf Dix, ancien bâtonnier de Berlin, ou Otto Stahmer, avocat réputé de Hambourg qui défendait Göring ou encore Hermann Jahrreis, professeur de droit international. Ils furent écoutés et le président  Lawrence les respectait, faisant preuve à leur égard d’impartialité. On peut dire qu’ils ont eu la parole dans des conditions de dignité et de justice, même si leur tâche n’était pas très facile.

Liste des principaux accusés

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Hermann Göring (1893-1946)
Fils d’un haut fonctionnaire colonial, il  fut l’un des as de l’aviation durant la Première Guerre mondiale, et abondamment décoré. Désemparé par la défaite, il alla travailler comme pilote commercial en Suède où il épousa la riche comtesse Karin Fock. Revenu en Allemagne, il rencontra Hitler en octobre 1922 et adhéra au parti nazi dont il devint le chef des SA. Il participa au putsch de Munich (1923) où il fut blessé. Réfugié en Autriche, il put rentrer grâce à une amnistie et fut élu au Reichstag en 1928. Lié à l’aristocratie et à la banque, il joua un rôle important dans la conquête légale du pouvoir : il fit se rencontrer Hitler et Hindenburg en octobre 1931. Président du Reichstag en août 1932, il usa de son influence sur Hindenburg pour qu’il nomme Hitler chancelier (janvier 1933).
Commissaire à l’aviation et ministre de l’intérieur de Prusse, il utilisa les SA pour briser toute résistance à l’établissement de la dictature : incendie du Reichstag (février 1933), création de la Gestapo (avril 1933). Il dut cependant s’effacer devant Himmler et se consacra au réarmement et à la reconstitution de la Luftwaffe. Il fut nommé feld-maréchal en février 1938. il vivait alors dans le luxe, avec sa seconde épouse l’actrice Emmy Sonnemann. Bien que désigné par Hitler au début de la guerre comme son, successeur éventuel, il devint réticent face aux risques encourus par le déclenchement des hostilités. Il fut fait maréchal du Reich en juillet 1940 mais à la suite de la défaite de la Luftwaffe dans la bataille d’Angleterre, son influence déclina. Détesté par Himmler, Bormann et Goebbels, il passa alors son temps dans sa luxueuse résidence de Karinhall, menant une existence de satrape et s’adonnant aux stupéfiants. Le 23 avril 1945, constatant que Hitler demeuré dans Berlin n’avait plus de liberté d’action, il se déclara prêt à assurer la direction de ce qui restait de l’allemagne. Accusé de trahison par Bormann , il fut démis de toutes ses fonctions par Hitler. Tombé aux mains des Américains, il subit une cure de désintoxication avant d’être jugé à Nuremberg où il revendiqua son passé. Grâce à des complicités, il se suicida dans sa cellule pour échapper à la pendaison.

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Rudolf Hess (1894-1987)
Fils d’un commerçant allemand établi en Égypte, il fit la Guerre de 1914 comme aviateur et entra au parti nazi dès juin 1920. Il participa au putsch de Munich (novembre 1923) et fut enfermé à la prison de Landsberg avec Hitler auquel il servit de secrétaire pour Mein Kampf. Devenu un ami intime de Hitler, il fut nommé son représentant en avril 1933 et ministre sans portefeuille en décembre 1933. Membre du conseil de défense du Reich, il était considéré comme le deuxième successeur de Hitler après Göring . Le 10 mai 1941, il partit seul avec un avion Messerschmitt pour l’Écosse, espérant convaincre les Anglais de conclure une alliance contre l’URSS. Les Anglais l’emprisonnèrent et il  fut condamné à la prison à vie à Nuremberg, il s’est suicidé dans la prison de Spandau à Berlin, en 1987.

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Julius Streicher (1885-1946)
Instituteur, puis officier en 1914-1918, violemment antisémite, il rencontre Hitler dès 1921. Il était alors le responsable de l’extrême-droite de Franconie, ce qui contribua à faire de Nuremberg une ville phare du Parti Nazi. Il participe au putsch manqué de Munich en novembre 1923. Il fut le directeur du journal antisémite Der Stürmer de 1923 à 1945. Gauleiter nazi de Franconie (1925-1940), député au Reichstag en 1933, connu pour ses violences verbales contre les Juifs. Tombé en disgrâce durant la Seconde guerre mondiale. Il est jugé à Nuremberg, ville dont il avait fait un bastion nazi. Exécuté par pendaison en 1946.

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Hjalmar Schacht (1877-1970)
Fils d’un riche commerçant danois, puis naturalisé américain, il fit ses études en Allemagne et entra à la Dresdner Bank (1903-1916). Nommé président de la Reichsbank en décembre 1923, il parvint à stabiliser le nouveau mark après la crise hyperinflationniste désastreuse de 1923 mais donna sa démission en 1930 pour protester contre la poursuite du paiement des Réparations. Bien qu’ayant peu de sympathie au départ pour les nazis, il admira leur succès électoraux, fit la connaissance de Hitler et facilita les contacts de celui-ci avec les milieux financiers en 1932. Il accepta de reprendre la tête de la Reichsbank en mars 1933 et devint ministre de l’économie de 1934 à 1937. Cependant, il se heurta à Göring , chargé du Plan de quatre ans, réclama une diminution des dépenses d’armement et devint suspect au régime. Il dut abandonner la présidence de la Reichsbank en 1938, resta ministre sans portefeuille jusqu’en janvier 1943. Entré en contact avec les conjurés du 20 juillet 1944, il fut arrêté et envoyé au camp de Dachau. Libéré par les Américains, il fut emprisonné aussitôt comme ancien ministre de Hitler. aquité, et condamné à huit ans de travaux forcés par un tribunal de dénazification ; acquitté en appel ; décédé en 1970

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Walther Funk (1890-1960)
Journaliste, spécialiste des questions financières, il remplaça Schacht au début de 1938 comme ministre de l’Economie du Reich et fut nommé président de la Reichsbank. Condamné à la prison à perpétuité en 1946 à Nuremberg, il fut libéré en 1957.

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Wilhelm Frick (1877-1946)
D’une famille paysanne du Palatinat, il devint fonctionnaire de police en 1917 et se rallia très tôt au parti nazi. Il participa au putsch de Munich en 1923, fut élu député au Reichstag en 1924. Comme ministre de l’Intérieur du Land de Thuringe (1930-1931), il fut le premier nazi à accéder à un poste ministériel. Le 30 janvier 1933, il devint ministre de l’Intérieur du Reich dans le premier gouvernement de Hitler et joua un rôle essentiel dans l’établissement de la dictature. En 1943, il dut s’effacer devant Himmler et devint protecteurde Bohème-Moravie où il se fit connaître par sa férocité. Pendu après le procès de Nuremberg.

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Joachim von Ribbentrop (1893-1946)
D’une famille d’officiers, il partit jeune pour le Canada puis revint en 1914. Il termina la guerre comme lieutenant, puis commença une carrière de voyageur de commerce international en représentant les vins mousseux Henkell. Il se rallia à Hitler tardivement, durant l’été 1932 et devint conseiller de Hitler pour les affaires internationales. Ambassadeur à Londres (1936-1938), il provoqua un scandale en faisant le salut nazi devant le roi, lors d’une réception à la cour. Il succéda à Von Neurath comme ministre des Affaires Étrangères en 1938. son grand succès fut la signature du Pacte germano-soviétique d’août 1939. Il poussa au déclenchement de la guerre contre l’URSS en 1941 et finit par perdre tout crédit auprès de Hitler. Exécuté par pendaison.

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Franz von Papen (1879-1969)
En 1932, le président Hindenburg nomma Franz von Papen pour succéder à Brüning. Cet aristocrate de cinquante-deux ans, sans passé politique, était lié à l’extrême droite du Parti du Centre-catholique. Début juin 1932, Papen prit la tête de ce qu’on a appelé le cabinet des barons  en raison du nombre d’aristocrates conservateurs qui y siégeaient. A Nuremberg, Von Papen fut accusé d’avoir conspiré avec Hitler pour persuader Hindenburg de prendre Hitler dans le gouvernement comme Chancelier du Reich. Von Papen, ancien chancelier rencontra en effet Hitler chez le banquier Schroeder le 4 janvier 1933, pour évoquer l’arrivée au pouvoir de ce dernier. Très introduit dans les milieux catholiques, il a permis  le raliement du Zentrum de Ludwig Kaas en mars 1933. Il a permis la signature d’un concordat entre Hitler et le cardinal  Eugenio Pacelli qui deviendra Pie XII (juillet 1933). Son influence fut ensuite très réduite. Il fut ambassadeur à Vienne de 1934 à 1938, puis à Ankara de 1939 à 1944. Après l’acquittement de Nuremberg, un tribunal allemand le condamna aux travaux forcés mais il fut libéré en 1949.

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Ernst Kaltenbrunner (1903-1946)
Nazi autrichien qui participa à la préparation de l’Anschluss (1938) et devint le chef de la police de Vienne de 1938 à 1943. Il succéda à Heydrich à la tête de l’Office suprême de sécurité du Reich (RSHA) en 1943. exécuté par pendaison.

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Hans Fritzsche (1900-1953)
Responsable du contrôle de la presse allemande, puis à la tête de la radio au ministère de la propagande, sous les ordres de Joseph Goebbels . Remarquable pour une voix qui sonnait comme celle de  Goebbels à la radio, Fritzsche diffusait la propagande nazie. aquité, et condamné à neuf ans de prison par un tribunal de dénazification ; purge cinq années ; décédé en 1953

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Albert Speer (1905-1981)
D’une famille d’architectes, il fit lui-même des études d’architecture et fut diplômé en 1927. Il adhéra au Parti nazi en 1931 et se fit remarquer de Hitler par sa décoration de la fête du 1er mai 1933. On lui confia la mise en scène du congrès du Parti nazi à Nuremberg. Devenu architecte officiel du IIIe Reich, il construisit le pavillon allemand de l’exposition universelle de Paris (1937), la nouvelle chancellerie du Reich (1939) Devenu l’intime de Hitler, il succéda à Todt comme ministre de l’armement en 1942.  Il envisagea un attentat contre Hitler au moyen de gaz toxiques répandus dans le bunker en 1944 et s’efforça d’empêcher les destructions ordonnées par le Führer. Il fut membre du gouvernement Dönitz en 1945. Il fut condamné à 20 ans à Nuremberg pour avoir conspiré en vue de réduire des millions de personnes en esclavage en les faisant travailler dans les industries d’armements allemandes.

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Fritz Sauckel 1894-1946)
Marin sur des navires de commerce puis ouvrier d’usine, il adhéra en 1923 au parti nazi, dont il devint Gauleiter en Thuringe en 1927. Chef du gouvernement de Thuringe en 1932, puis Reichsstatthalter de Thuringe en 1933, il fut nommé plénipotentiaire général pour l’emploi de la main d’oeuvre en 1942 et organisa à ce titre les déportations de travailleurs des pays occupés vers l’Allemagne. Exécuté par pendaison.

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Wilhelm Keitel (1882-1946)
D’une famille de paysans, il entra dans l’armée en 1901 et fut officier d’état-major pendant la Première guerre mondiale. Général en 1934, chef d’état-major du ministre nazi von Blomberg en 1935, il fut nommé commandant suprême de la Wehrmacht après la disgrâce de von Blomberg en 1938. Obéissant sans réticences aux ordres de Hitler, il couvrit les massacres organisés au cours de la campagne de Russie (massacres des Juifs, exécutions des commissaires politiques de l’Armée Rouge). Après l’attentat manqué contre Hitler de juillet 1944, il laissa faire l’exécution de centaines d’officier de l’armée allemande. Il signa la capitulation de l’Allemagne le 8 mai 1945 et fut presque aussitôt arrêté puis jugé à Nuremberg. Exécuté par pendaison

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Alfred Jodl (1890-1946)
Officier allemand, colonel en 1935, général chef du bureau des opérations du commandement suprême de la Wehrmacht à partir de 1938, il fut l’adjoint de Keitel durant toute la Seconde Guerre mondiale. A ce titre, il signa des ordres d’exécution de prisonniers et fut condamné à mort et pendu.

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Erich Raeder (1876-1960)
Amiral, organisateur du réarmement de la marine allemande en dépit du traité de Versailles, commandant en chef de la marine jusqu’en 1943. La décision de Hitler en 1943 de désarmer les grands navires de surface au profit des seuls sous-marins entraîna sa démission. Il fut remplacé par Dönitz . Condamné à la prison à perpétuité par le Tribunal militaire international en 1946, il fut libéré en 1955.

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Karl Dönitz (1891-1980)
Amiral allemand. Spécialiste de la guerre sous-marine dès 1916, il fut l’un des artisans de la renaissance de la flotte allemande sous le nazisme, à partir de 1934. Hitler fit appel à lui pour remplacer Raeder en janvier 1943, comme chef de la Kriegsmarine, avec le titre de Grand Amiral. Bien que sans liens directs avec le mouvement nazi, il fut fidèle jusqu’au bout à Hitler qui le nomma pour prendre sa succession le 30 avril 1945. Il forma un gouvernement qui signa la capitulation sans condition le 8 mai 1945 et fut dissous par les Alliés le 22 mai. Condamné à dix ans de prison,  il fut libéré exactement après 10 années.

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Baldur von Schirach (1907-1974)
D’une famille d’officiers, de mère américaine, il adhéra en 1925 au parti nazi. Il devint chef des étudiants hitlériens en 1929, puis chef des Jeunesse Hitlériennes en 1931, poste qu’il conserva jusqu’en 1940. Il joua un rôle important dans l’embrigadement nazi de la jeunesse. Il est connu pour avoir prononcé publiquement la phrase célèbre : Quand j’entends le mot culture, je sors mon revolver! (tirée d’une pièce nationaliste de Hanns Johst). Il fut nommé Gauleiter de Vienne en 1940, il mena une politique d’arrestations et de déportation des Juifs mais protesta en 1943 contre l’extermination systématique et les massacres de l’Est, puis tomba en disgrâce. condamné à 20 ans de prison. Libéré après avoir purgé la totalité de sa peine, en 1966

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Konstantin von Neurath (baron) (1873-1956)
Ambassadeur à Copenhague en 1919, à Rome en 1922 puis à Londres en 1930, il devint ministre des Affaires Étrangères de Von Papen en juin 1932 et conserva ce poste dans les premières années du nazisme : il est ministre au moment du retrait de l’Allemagne de la SDN (octobre 1933), de la remilitarisation de la Rhénanie (mars 1936) et de la préparation de l’Anschluss. A ce titre, il est considéré comme l’un des préparateurs de la guerre mondiale. Il abandonne cependant son poste en février 1938. Il est remplacé par Ribbentrop . Nommé protecteur de la Bohème-Moravie, il est jugé inefficace et remplacé en 1941 par Heydrich . Condamné à 15 ans de prison à Nuremberg, il fut libéré en 1954 après  8 années.

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Arthur Seyss-Inquart (1892-1946)
Né en Moravie, alors dans l’Empire des Habsbourg, il devint avocat à Vienne en 1921, entra en contact avec le parti nazi allemand et prépara l’Anschluss. Il devint chancelier d’Autriche à la démission de Schuschnigg, puis, après l’annexion de mars 1938, Reichstatthalter (gouverneur) de l’Autriche. Ministre du gouvernement nazi (mai 1939), représentant du Gouverneur général à Cracovie (automne 1939) au moment du choix de l’emplacement du futur camp d’Auschwitz (voir Chronologie du camp d’Auschwitz ), il fut nommé en mai 1940, commissaire du Reich pour les Pays-Bas. A ce titre, il porte la responsabilité des exactions et déportations qui eurent lieu jusqu’en 1945. Exécuté par pendaison.

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Martin Bormann (1900-1945?)
D’abord agriculteur, il adhère au parti nazi en 1925. Rechsleiter en 1933 et chef de cabinet de Rudolf Hess , il lui succède en mai 1941 comme chef de la chancellerie du parti nazi. A partir de 1943, il devient l’un des plus proches conseillers de Hitler. Il disparaît dans la nuit du 1er au 2 mai 1945. Il a été jugé par contumace par pendaison au procès de Nuremberg mais des rumeurs non confirmées ont signalé sa présence en Amérique Latine dans les années 50. Mort à la fin de la bataille de Berlin (corps découvert en 1972.

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Hans Franck (1900-1946)
Avocat de Hitler, il fut nommé à la tête du Gouvernement Général de Pologne et à ce titre dirigea les exactions contre les Polonais et la mise en oeuvre de la politique des Ghettos et de l’extermination des Juifs. Exécuté par pendaison.

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Alfred Rosenberg (1896-1946)

D’une famille allemande des pays baltes, il fit des études d’ingénieur -architecte. Établi à Munich en 1918, il fréquenta la Société de Thulé et se rallia aux  doctrines racistes de Dietrich Eckart (1868-1923) qui le présenta à Hitler. Il participa au putsch de Munich en 1923. Devenu idéologue du parti nazi, il diffusa le faux antisémite Le Protocole des Sages de Sion, développa ses théories racistes dans Le Mythe du Vingtième Siècle (1930). Pour lui, la race est le principe facteur déterminant la science, l’art et la culture. Après 1933, il eut un rôle secondaire aux Affaires étrangères, puis fut chargé à partir de 1940 de la confiscation des oeuvres d’art et des bibliothèques volées au Juifs. Il fut nommé ministre des Territoires de l’Est en 1941 et à ce titre responsables des massacres organisés à l’Est. Exécuté par pendaison.

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Gustav von Bohlen und Halbach puis Krupp von Bohlen und Halbach (1870-1950). Est un industriel allemand qui a dirigé Krupp AG après avoir demandé l’autorisation à l’Empereur allemand Guillaume II de rajouter le nom de Krupp au sien, afin de pouvoir gérer le patrimoine Krupp à la place de sa femme née Bertha Krupp.

Il fut inscrit sur la liste des criminels de guerre dans le premier procès de Nuremberg pour avoir possédé et exploité une puissance industrielle, source principale des armements allemands. Il apparaît vite que son état physique, démence sénile, ne permet ni son interrogatoire ni de suivre les débats, il ne sera donc pas mis en accusation.

Le procureur américain, comme les procureurs russe et français, propose de lui substituer son fils Alfried (qui avait repris la direction du Konzern en 1942), ce qui est refusé par les juges du tribunal international. Celui-ci sera jugé à part, lors du procès Krupp. Considéré comme médicalement inapte à être jugé meurt en 1950. Il donna son prénom Gustav (prononcer Gustaf à l’allemande) au canon sur voie ferrée de 800 mm. L’un des deux exemplaires construits, Dora, tira au total 48 projectiles d’un poids de 7100 kilogrammes, qui réussirent à détruire plusieurs forts soviétiques, ainsi qu’un dépôt de munition russe abrité sous 30 mètres de rocher, lors du siège de Sébastopol.

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Robert Ley (1890-1945)

Est un homme politique allemand, membre du NSDAP. Directeur du Front allemand du travail et Organisateur du parti nazi (Reichsorganisationsleiter), il s’est suicidé avant d’être jugé pour crimes de guerre.

Chef du Front allemand du travail, il joue un rôle important : notamment, il prend le contrôle de la construction de logements dès le début des hostilités.

En juillet 1944, il participe au déferlement de haine des membres du parti contre les responsables de la tentative d’attentat contre Hitler, et par extension contre les aristocrates et les militaires de haut rang.

À partir d’août 1944, il est favorable à la directive de Hitler qui ordonne d’ériger des fortifications le long des frontières du Reich, destinées à contenir l’invasion alliée. En effet, il a l’ambition de parvenir à contrôler l’ensemble des travaux de construction projetés.

À l’automne 1944, lorsque de nombreuses régions du Reich sont directement menacées, il suggère la mise en place d’une milice populaire, mais il est discrédité par Himmler, Bormann et d’autres chefs nazis.

En mars 1945, en accord avec Goebbels et certains Gauleiter des régions occidentales envahies, il propose la mise en place d’organisations de partisans, le Werwolf, puis celle de brigades de jeunes gens, armés de Panzerfaust, se déplaçant à bicyclette : l’objectif illusoire recherché est de tenter d’arrêter les divisions blindées alliées qui se dirigent vers le centre du Reich.

À la fin de la guerre, Robert Ley change d’identité et prend le pseudonyme d’Ernst Dostelmaier. Il est néanmoins arrêté et confronté à des témoins qui le reconnaissent : il est incarcéré à Nuremberg. Le 25 octobre 1945, il est retrouvé pendu au tuyau des toilettes de sa cellule au moyen d’une corde de fortune faite de lambeaux de serviette assemblés. Le psychiatre américain Douglas Kelley de Nuremberg est persuadé que Ley souffrait de démence : il fait alors envoyer son cerveau pour analyse dans un laboratoire du Professeur Webb Haymaker qui confirme son hypothèse, mais celle-ci est ensuite infirmée par un autre laboratoire de San Francisco.

Ce suicide incite les autorités alliées à renforcer leur surveillance des accusés, ce qui pourtant n’empêchera pas le suicide de Göring, le 15 octobre 1946, par ingestion d’une capsule d’acide cyanhydrique.

1 juillet 2014

PROCÈS DE TREBLINKA

Classé sous PROCÈS DES CAMPS DE CONCENTRATION — braultjeanpaul @ 7 h 55 min

Treblinka se trouve à proximité de Varsovie. C’était un camp de petites dimensions comparables à celui de Sobibor 500 mètres dans sa plus grande extension témoigne le SS Suchomel, mais 1km sur 600m pense Ya’akov Wiernik, survivant de ce camp. Il semble que ses dimensions aient été de 600 x 400m. Il est conçu en deux parties : le camp inférieur (la zone d’arrivée) aussi appelé camp 1 et le camp supérieur ou camp 2, le Totenlager (la zone d’extermination). Il ne reste rien aujourd’hui de ces 24 Ha car, après la révolte des prisonniers (02 août 43) où tout le camp a été incendié à l’exception des chambres à gaz qui étaient des constructions de brique, ce qui restait encore du camp a été entièrement démantelé. Les SS ont tout arasé et fait disparaître les moindres traces.

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Vingt à trente SS en assuraient le commandement (une quarantaine était affectée au camp, mais une vingtaine était présente en permanence), avec quatre-vingt à cent gardes Ukrainiens (Trawniki). 500 à 1 000 prisonniers Juifs étaient utilisés aux corvées, régulièrement renouvelés, parmi lesquels les prisonniers affectés au commando équivalent aux SK qui, à Treblinka, était appelé Leichentransportkommando ou Leichen-kommando (commando des cadavres) ou encore Totenjuden. D’après Suchomel, il s’agissait d’une centaine de personnes renouvelée tous les jours. Les témoignages de deux survivants ayant dû travailler au Totenlager, Eliahu Rosenberg et Avraham Lindwasser, prouvent le contraire. En effet, l’un comme l’autre ont été affectés dès leur arrivée du ghetto de Varsovie, en été 42 (mais par deux convois différents), au camp 2. E. Rosenberg au transport des corps entre les chambres à gaz et les fosses et A. Lindwasser comme dentiste (de même qu’à Birkenau, c’était ainsi qu’étaient appelés les prisonniers qui devaient extraire les dents en or au sortir des chambres à gaz). Ces deux témoins ont donc passé un an au camp 2. Bien entendu, ils témoignent du fait que les SS travaillant dans cette partie du camp n’hésitaient pas à tuer des prisonniers, il leur suffisait ensuite d’en sélectionner d’autres parmi les arrivants du convoi suivant. Les prisonniers Juifs de ce Kommando étaient environ 200.

Le premier convoi est arrivé le 23 juillet 42. Le camp ne comportait alors que trois chambres à gaz alimentées par un moteur diesel. Le dernier convoi est arrivé le 19 août 43. Entre temps un bâtiment plus grand comportant 2 x 5 chambres à gaz (Eliahu Rosenberg) de 7m x 7m (Ya’akov Wiernik). L’estimation officielle du nombre de victimes, acceptée par tous, en porte le nombre à 900.000. Néanmoins, certains parmi les survivants ont témoigné de l’organisation d’une fête du millionième mort chez les SS du camp et Franciszek Zabecki, qui était contrôleur du trafic ferroviaire à la gare de Treblinka et membre de la Résistance Polonaise, a pris des notes détaillées sur tous les trains partant au camp, déclare : J’ai noté les chiffres inscrits à la craie sur chaque wagon. Je les ai additionnés encore, encore et encore. Le nombre de tués à Treblinka a été de 1.200.000. Là-dessus, il ne peut pas y avoir de doute.

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Les commandants du camp furent : Imfried EBERL jusqu’à la fin d’août 42, Franz STANGL jusqu’en août 43 puis Kurt FRANZ. Eberl ne sera pas jugé : arrêté par les Américains en 1948, il se suicidera dans sa cellule.

Il est à noter que : sur tous les SS jugés pour leurs activités à Treblinka (c’est à dire 1 sur 4, les autres n’ont pas été poursuivis), aucun n’a été condamné à mort.

Le premier procès concernant un responsable de Treblinka

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Josef HIRTREITER (1909-1978) Scharführer.

Il intégra le NSDAP en 1932. Il participa à l’Aktion T4 et passa par Lublin avant d’arriver à Sobibor. A Treblinka d’octobre 42 à octobre 43, il surveillait le déshabillage des victimes avant le gazage. Arrêté en 46, il fut condamné à Francfort sur le Main le 03 mars 1951 à la réclusion à perpétuité.

Par passer par Lublin, entendre une affectation décidée par Odilo Globocnik au quartier général SS. Il dirigeait l’extermination des Juifs en Pologne, après avoir été Gauleiter de Vienne et démis de ces fonctions pour irrégularités financière. Il se suicida le 06 juin 45 lorsqu’il allait être arrêté.

On remarquera également que la centaine de SS choisis pour mener l’action Reinhardt en Pologne l’ont été parmi les 400 membres de l’action T4 d’euthanasie.

Le second procès, celui qui est couramment appelé  procès de Treblinka s’est tenu à Düsseldorf du 12 octobre 64 au 03 septembre 65. Il a concerné dix accusés dont neuf ont été condamnés. Plus de 100 témoins y ont été entendus.

Les accusés étaient

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Kurt Franz (1914-1998) Untersturmführer.

Il entre dans la SS en 37. Il fait partie du projet euthanasie, intervient dans différents camps (Buchenwald en 1940). Il est très vite réputé brutal et sadique. En 42 il passe par Lublin puis va à Belzec et Treblinka (août à novembre 43) où il aura la charge des gardes Ukrainiens avant de devenir commandant du camp. Il  est surnommé poupée. Il s’occupe alors des derniers gazages puis du démantèlement du camp. Arrêté en 1959 (alors qu’il est revenu vivre à Düsseldorf, sa ville natale, sous son vrai nom) il est jugé et condamné à la prison à vie. Du fait de son âge et de sa santé, il est libéré en 1993 et meurt en 1998.

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Heinrich Matthes (1902- ?) Oberscharführer.

Il entre à la NSDAP en 37, à la SS en 42. Participe à l’Aktion T4. Arrive à Treblinka en été 42. Il est responsable du camp supérieur qu’il commande et surveille : faire entrer dans les chambres à gaz, fermer, ventiler, faire sortir les corps. En septembre 43 il est envoyé à Sobibor. En 1962 il est arrêté (il avait repris la vie civile en toute quiétude lui aussi) jugé et condamné à perpétuité.

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August Miette (1908- ?) Unterscharführer.

Il entre à la NSDAP en 1940 et la SS en 42. Participe à l’Aktion T4. Arrive à Treblinka en juin 42 (jusqu’à novembre 43) où il est affecté au camp inférieur (arrivée des transports, gestion des tueries du Lazarett après Mentz). Il est surnommé l’ange de la mort. Arrêté en 1960 il est condamné à perpétuité et meurt en détention.

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Willi Mentz (1904-1978) Unterscharführer.

Entre à la NSDAP en 32, participe à l’Aktion T4. A Treblinka de l’été 42 à novembre 43, il est successivement assigné aux deux parties du camp (inférieur et supérieur) et au Lazaret. Il est surnommé Frankenstein par les prisonniers. R. Glazar ou K. Teigman parmi d’autres survivants se souviennent très bien de son aisance à tuer au Lazarett. Condamné à perpétuité.

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Otto Stadie (1897 -1977)

A Treblinka de juillet 42 à juillet 43, il s’occupe de l’administration du camp (personnel allemand et ukrainien) et de l’arrivée des convois. Il est surnommé Fesele pour son embonpoint. Arrêté en juillet 63, il est condamné à sept ans de prison qu’il n’effectuera pas pour raisons de santé.

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Gustav Müntzberger (1903-1977) Unterscharführer.

Menuisier de formation qui entre à la SS en 38 et au NSDAP en 40. Il arrive à Treblinka de Lublin après avoir officié à Sonnenstein (euthanasie) en septembre 42. Assistant de Matthes (chambres à gaz, Leichentransportkommando). Il est responsable des deux Ukrainiens Ivan et Nicolaï qui géraient les chambres à gaz. Il reste jusqu’à décembre 43. Arrêté en juillet 63, il est condamné à 12 ans de prison dont il sort en juillet 1971 pour bonne conduite.

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Franz Suchomel (1907- 1979) Unterscharführer.

Participe à l’Aktion T4 de 40 à 42 à Berlin et Hadamar. A Treblinka d’août 42 à octobre 43. D’abord en poste à l’arrivée des trains puis à la baraque de déshabillage des femmes avant le Schlauch, et enfin en charge des Goldjuden. Il est ensuite envoyé à Sobibor. Arrêté en juillet 63, il est condamné à 6 ans de prison. Libéré en 1969.

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Erwin Lambert (1909- 1976) Unterscharführer.

Entre à la NSDAP en 1933. Il construit des chambres à gaz pour l’Aktion T4 en divers endroits dont Hadamar. De même à Treblinka il gère la construction de baraques et des nouvelles chambres à gaz en août 42. En octobre il est envoyé à Sobibor. Arrêté en mars 62 il est condamné à 4 ans de prison. Un témoin le décrit comme traitant bien les prisonniers mais n’osant rien par peur de ses collègues SS.

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Franz Rum (1890-1970) Unterscharführer.

Adhère à la NSDAP en 1933. Participe à l’Aktion T4. Arrivé à Treblinka en décembre 42, il y reste jusqu’en novembre 43. Il commande le Leichenkommando et surveille le Schlauch (le tube ). Condamné à trois ans de prison.

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Karl Ludwig (1906-1963) Scharführer.

Arrivé à Treblinka début 43. Il est acquitté parce que les témoins Juifs décrivent son comportement de façon positive.

Le troisième procès fut celui de Franz STANGL en 1970 à Düsseldorf (qui avait jusqu’alors réussi à échapper à la justice en s’enfuyant à l’étranger).

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Franz Stangl (1908-1971) Hauptsturmführer.

En novembre 1940 il est au centre d’euthanasie de Hartheim puis à celui de Bernburg. Il met en place le camp de Sobibor (Reichsleiter lui succèdera) avant de devenir commandant de Treblinka de septembre 42 à août 43. Il est peu vu au camp (mais souvent dans un costume de cavalier de couleur blanche). Il est muté pour Trieste trois semaines après la révolte des prisonniers du camp. Arrêté en été 47 pour ses activités à Hartheim, il s’évade en mai 48. Il passe en Syrie puis va s’installer avec sa famille au Brésil où il est arrêté grâce à Simon Wiesenthal et extradé en 1967. Lors de son procès, il déclare que, s’il a été le commandant du camp de Treblinka, il n’a pour autant rien à voir avec l’extermination des Juifs. Condamné à la prison à vie, il meurt quelques mois après d’une attaque cardiaque.

A la Libération, seuls 57 survivants de Treblinka sont connus. Les témoignages disponibles sont celui de Yankel (Ya’akov) Wiernik en 1945 puis celui de Samuel Rajzman en 1946 à Nuremberg. Il fallut attendre ensuite le procès Eichmann à Jérusalem en 1961 où quatre survivants déposèrent (session 66) : Y. Wiernik à nouveau, Kalman Teigman, Eliahu Rosenberg et Avraham Lindwasser. En 2009 est édité le témoignage de Chil Rarjhman / Je suis le dernier Juif dont l’auteur (né en 1914 à Łódź) a réussi à s’évader de Treblinka lors de la révolte du camp. Il a écrit cet extraordinaire document dans l’immédiat après guerre.

PROCÈS DE STUTTHOF

Classé sous PROCÈS DES CAMPS DE CONCENTRATION — braultjeanpaul @ 7 h 19 min

Sous la dénomination Procès du Stutthof sont regroupés plusieurs procès instruits par un tribunal de crimes de guerre tenu à Gdansk, Pologne. Les accusés sont les membres du personnel d’encadrement et de surveillance nazis du camp de concentration du Stutthof. Certains procès individuels de membres du personnel du camp ont eu lieu devant les tribunaux d’autres États (en particulier la RFA).

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Femmes gardiennes SS du Stutthof : procès.

Au total, environ deux mille personnels d’encadrement et de surveillance soupçonnés de crimes au Stutthof ont été déférés. Les tribunaux ont entendu non seulement les membres de la SS mais aussi des Allemands et des gardiens auxiliaires (hommes de confiance, kapo et personnels d’entretien). Les chefs d’accusation ont été l’assassinat de 60 000 personnes tant dans le camp principal que dans les sous-camps du Stutthof (en particulier par fusillades de masse, gazage, famine, sévices ou par injections létales de phénol et autres produits toxiques). Quatre procès eurent lieu.

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Exécutions à Biskupia Gorka : potences doubles.

Premier procès

Le premier procès se déroula du 25 avril au 31 mai 1946 à Gdansk. La Cour de justice criminelle spéciale soviéto-polonaise fit comparaître un groupe de 15 ex-officiers et surveillants du camp de concentration du Stutthof et de Bromberg-Ost. Ils furent convaincus de crimes contre l’humanité. Onze d’entre eux (cinq gardiens-kapos et 5 gardiennes) ainsi que le sous-officier et commandant des gardiens SS Johann Pauls, furent condamnés à mort. Les autres furent condamnés à des peines diverses d’emprisonnement.

Les accusés

Commandant des gardiens SS Johann Pauls : exécuté le 4 juillet 1946.

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Oberaufseherin Gerda Steinhoff 1922- : exécutée le 4 juillet 1946

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Aufseherin Jenny-Wanda Barkmann 1922- : exécutée le 4 juillet 1946

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Aufseherin Ewa Paradies 1920-: exécutée le 4 juillet 1946

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Aufseherin Wanda Klaff 1922- : exécutée le 4 juillet 1946

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Aufseherin Elisabeth Becker 1923- : exécutée le 4 juillet 1946

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Brassard d’un Oberkapo (kapo en chef).

Le mot kapo désigne les personnes qui étaient chargées d’encadrer les prisonniers dans les camps de concentration nazis. Les kapos étaient souvent recrutés parmi les prisonniers de droit commun les plus violents ou parmi ceux dont la ruse ou la servilité avait permis de figurer parmi les anciens, en échappant provisoirement aux charrettes menant à l’extermination.

Kapo de camp de concentration Josef Reiter : exécuté le 4 juillet 1946

Kapo Waclaw Kozlowski : exécuté le 4 juillet 1946

Kapo Fanciszek Szopinski : exécuté le 4 juillet 1946

Kapo Tadeusz Kopczynski : exécuté le 4 juillet 1946

Jan Breit : exécuté le 4 juillet 1946

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Exécutions à Biskupia Gorka : condamnée sur le plateau d’un camion.

Peine de prison

Erna Beilhardt : condamnée à 5 ans

Kapo Kazimierz Kowalski : condamné à 3 ans

Werner Hoppe: (chargé de la sécurité du camp et deuxième commandant du camp) sera appréhendé en 1953 en Allemagne de l’Ouest, et condamné plus tard à 9 années d’emprisonnement.

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Innocentés

Deux accusés furent relachés

Exécutions capitales

Au lieu-dit Biskupia Gorka (la colline de l’évêque), une colline près de Gdansk, furent érigées, en ligne, quatre potences doubles avec une triple potence au centre. Le 4 juillet 1946, à 17 h, les condamnés furent amenés chacun sur le plateau arrière d’un camion. Les 11 camions furent placés sous les potences, côte à côte, les condamnés passèrent le cou dans une corde à nœud coulant simple. Certains furent juchés, pieds liés et mains liées dans le dos, sur une chaise. Chaque condamné était entre les mains d’un exécuteur (un ancien prisonnier du camp, et entouré de gardes armés ; Wanda Klaff était entre les mains d’une femme). Les camions furent retirés un à un.

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Biskupia Gorka : la foule déambule sous les potences.

Ce mode de pendaison tue par strangulation lente (pouvant atteindre 15 à 30 minutes ; la victime perd rapidement connaissance par syncope vagale en quelques secondes). Aucun des condamnés n’a été cagoulé. Une foule nombreuse évaluée à quelques milliers de personnes assistait à cette exécution. Après le décès constaté des condamnés, la foule a pu déambuler entre les potences.

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Exécutions à Biskupia Gorka : condamnée et son exécutrice.

On ignore le lieu et le mode de sépulture réservé aux condamnés. Selon des sites Internet qui ont rendu compte d’autres exécutions en Pologne (Cracovie) les corps des condamnés exécutés ont été livrées à la Faculté de médecine locale et ont servi de matériel aux étudiants en médecine.

Deuxième procès

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Exécutions à Biskupia Gorka : Barkmann, Paradies, Becker, Klaff, Steinhoff (de gauche à droite).

Le second procès s’ouvrit du 8 janvier 1947 au 31 janvier 1947, devant le Tribunal régional de Gdansk. Ce procès a été d’une grande importance. Tout d’abord, en raison du nombre des accusés (23 SS et un kapo) et, deuxièmement, en raison de hautes fonctions exercées par les accusés dans le camp. Ce sont des officiers et gardes du camp de concentration du Stutthof qui furent jugés et reconnus coupables. Sont dans le box, entre autres. Theodor Meyer (chef adjoint de Stutthof), Ewald Foth (commandant du camp juif) et Erich Thun (chef du camp Gestapo, c’est-à-dire du département politique). À la suite de l’obtention de preuves, tous les accusés ont été reconnus coupables des infractions alléguées contre eux. 10 accusés ont été condamnés à mort (tous les jugements rendus par pendaison le 10 octobre 1947), et le reste de la peine de prison de prison à vie pour 3 ans.

Le verdict

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Exécutions capitales

Elles ont eu lieu hors de la vue du public ainsi que celles des procès qui ont suivi.

Troisième procès

Le troisième procès se déroula du 5 au 10 novembre 1947, devant une Cour criminelle spéciale polonaise. Nous trouvons assis au banc des accusés 20 SS. Le procès n’a duré que six jours et 19 accusés ont été reconnus coupables. Il n’y a eu aucune peine capitale (cette fois pas de peine de mort), les accusés ont été condamnés à des peines allant de 12 à 3 ans de prison).

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Quatrième procès

Le quatrième dernier procès se déroula également devant une Cour de Justice criminelle spéciale polonaise du 19 au 29 novembre 1947. Il y a eu sur le banc des accusés 27 personnes (y compris un kapo). L’un des accusés a été acquitté, tandis que les autres ont été condamnés à un emprisonnement de 7 mois à vie (cette fois encore il n’y a eu aucune peine de mort).

Divers procès liés au Stutthof

En Pologne

En Pologne, ont été condamnés deux membres de l’équipe du camp. En 1949 un tribunal de Toruń a condamné le commandant Hans Jacobi (du sous-camp incluant le Baukommando Weichsel) à 3 ans de prison, et en 1953 un tribunal condamna à Gdansk le SS Bielawa Hansa à 12 ans de prison.

En Allemagne de l’Ouest

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Paul-Werner Hoppe 1910-1974

Plusieurs procès criminels en rapport avec le Stutthof ont eu lieu devant les tribunaux ouest-allemands. Le commandant en second du camp, Paul Werner Hoppe, a été condamné en 1955 par un tribunal de Bochum à 5 ans et 3 mois de prison. En 1957, cependant, Hoppe a de nouveau été mis en examen. Cette fois, il a été condamné à neuf ans de prison. En 1955 a commencé une enquête aboutissant à l’arrestation d’Otto Heidla (chirurgien général, criminel du Stutthof). Il s’est suicidé en prison. En 1957, comparaissait devant le tribunal Karl Otto Knott (infirmière SS accusée entre autres pour le meurtre de prisonniers dans les chambres à gaz et assassinat avec des injections de phénol). Knott a été condamnée à 3 ans et 3 mois de prison. Enfin, en 1964 il y eut un procès à Tübingen.

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Otto Haupt 1896-

Dans le box des accusés, Otto Haupt (membre du département politique du camp), Bernard Lüdtke et, à nouveau, Karl Otto Knott. À nouveau, les peines prononcées ont été significativement inférieures à celles requises par le procureur.

PROCÈS DE RAVENSBRUCK

Classé sous PROCÈS DES CAMPS DE CONCENTRATION — braultjeanpaul @ 6 h 48 min

Le procès de Ravensbrück à Hambourg est une série de sept procès pour crimes de guerre contre les fonctionnaires du camp de concentration de Ravensbrück que les autorités britanniques ont tenus dans leur zone d’occupation en Allemagne, à Hambourg, après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Ces procès a lieu devant un tribunal militaire : trois des cinq juges sont des officiers britanniques, assistés par un avocat. Parmi les accusés figuraient des membres du personnel du camp de concentration, à tous les niveaux : des officiers SS, les médecins du camp, des gardes masculins et féminins (Aufseherinnen), et quelques ex-prisonniers fonctionnaires qui avaient torturé ou maltraité d’autres détenus. Au total, 38 accusés ont été jugés dans ces sept procès. 21 des accusés étaient des femmes. Les exécutions ont eu lieu à la prison d’Hamelin, par le bourreau  Albert Pierrepoint.

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Rang des juges.

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Un box d’accusées.

Premier procès

Le premier procès de Ravensbrück se tient du 5 décembre 1946 au 3 février 1947.

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Deuxième procès

Dans le deuxième procès (5 au 27 novembre 1947), le seul accusé était Friedrich Opitz, autre responsable du camp qui avait réussi à s’enfuir avant l’ouverture du premier procès. Opitz avait été chef d’usine dans le camp de concentration. Il fut condamné à mort et exécuté le 26 février 1948.

Troisième procès

Ce procès a lieu du 14 au 26 avril 1948.

Nom                           Fonction                                                                  Sentence

Johanna Braach       Inspectrice, gardienne du camp d’enfant    Acquittée

Lotte Toberentz        Directrice du camp d’enfant                      Acquittée

Elfriede Mohneke     Gardienne                                                     10 ans de prison (fin : 14 juin 1952)

Margarete Rabe       Gardienne                                                      Prison à perpétuée

                                                                                                        (réduit en 1950 à 21 ans, fin 16 juin 1959)

Ruth Neudeck           Gardienne-chef                                        Mort (exécutée le 29 juillet1949)  

Quatrième procès

Ce procès a lieu de mai au 8 juin 1948.

Nom                           Fonction                                              Sentence        

Benno Orendi           Médecin                     Mort (exécuté le 17 septembre 1948)

Walter Sonntag         Médecin                     Mort (exécuté le 17 septembre 1948)

Martha Haake          Infirmière               10 ans de prison (fin : 1er janvier 1951 pour raisons médicales)

Liesbeth Krzok         Infirmière                  4 ans de prison (fin : 3 février 1951)

Gerda Ganzer           Infirmière                  Mort

Cinquième procès

Ce procès a lieu du 16 au 29 juin 1948.

Nom                           Fonction                    Sentence        

Arthur Conrad         Gardien SS                Mort (exécuté le 17 septembre 1948)

Heinrich Schäfer      Gardien SS                2 ans de prison (fin : 28 octobre 1949)

Walter Schenk          Gardien SS                20 ans de prison (fin : 3 août 1954)

Sixième procès

Ce procès a lieu du 1er au 26 juillet 1948.

Nom                           Fonction                                     Sentence

Kurt Lauer               Gardien SS                15 ans de prison (fin : 7 mai 1955)

Kurt Rauxloh           Gardien SS                10 ans de prison (fin : 26 septembre

                                                                            1954 pour des raisons médicales

Septième procès

Nom                                                   Fonction                                  Sentence

Luise Brunner                                  Gardienne-chef         3 ans de prison

Anna Friederike Mathilde Klein    Gardienne-chef         Acquittée faute de preuves

Emma Zimmer                                 Gardienne-chef         Mort (exécutée le 20 septembre 1948)

Christine Holthöwer                        Gardienne                 Acquittée faute de preuves

Ida Schreiter                                     Gardienne                 Mort (exécutée le 20 septembre 1948)

Ilse Vettermann                                Gardienne                 12 ans de prison

 

 

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