FUSILS JAPONAIS ET CARABINES AMÉRICAINE
Fusil Type 38
Le fusil type 38 adopté en 1905 par l’armée impériale japonaise était un amalgame de deux fusils sélectionnés antérieurement par une commision conduite par un certain colonel Arisaka qui donna son nom à toute une famille de fusils de guerre japonais. Le fusil type 38 retenait certaines caractéristiques empruntées aux modèles Mauser et Mannlicher de l’époque, auxquelles les Japonais avaient ajouté leurs propres innovations techniques, il en résulta une arme d’assez bonne facture dont le petit calibre de 6,5 mm et la munition de faible puissance provoquaient un recule modéré convenant parfaitement à la stature modeste des Japonais.
Outre cette particularité, le fusil type 38 avait une longueur importante qui le rendait d’un maniement difficile. En revanche, utilisé avec sa baïonnette comme il l’était en général en opération, il conférait au soldat japonais le net avantage d’une meilleure allonge dans le combat au corps à corps. Le fusil type 38 était aussi bien utilisé par l’ensemble des forces armées japonaises qu’exporté vers des pays tels que la Thaïlande. Il servait aussi à plusieurs factions armées qui guerroyaient alors en Chine. A un moment, il avait même été acheté par l’armée britannique comme arme d’instruction.
Infanterie japonaise à l’attaque des champs de pétole Yenanyaung en Birmanie. La longueur du fusil type Arisaka, en particulier lorsqu’il est muni de sa baïonnette, apparaît évidente. Cela rendait l’arme peu maniable mais conférait au soldat japonais l’avantage d’ue bonne allonge dans le combat au corps à corps.
Une version plus courte, la carabine type 38 fut largement répandue et il en existait un modèle à crosse repliable destiné aux troupes aéroportées. Enfin, le fusil type 97 pour tireur d’élite, outre sa lunette de visée, était muni d’un levier de culasse particulier.
Au cours des années trente, les Japonais adoptèrent progressivement une nouvelle cartouche de guerre de 7,7 mm. Ils transformèrent à cet effet le type 38 en fusil type 99 qui comprenait plusieurs nouveaux dispositifs dont un appareil de pointage prévu pour le tir antiaérien et une béquille pour améliorer sa précision. Ils réalisèrent également un modèle d’arme fragmentable en deux éléments qui se montra peu fiable et qui fut remplacé par la version démontable du fusil type 2 pour parachutistes, fabriquée à assez peu d’exempalires.
Le fusil type 99 équipé de la béquille du type 38 tirait la nouvelle cartouche de 7,7 mm. Le modèle japonais qui s’inspirait des Mauser et Mannlicher
Caractéristique
FUSIL TYPE 38
Cartouche : 6,5 mm. Poids : 4,20 kg.
Longueur : 1,27 m. Vitesse initiale : 731 m/s.
Longueur du canon : 797,5 mm. Capacité du chargeur : 5 cartouches.
Après le déclenchement de la guerre du Pacifique en 1942, la qualité des fusils et carabines japonais se détériora rapidement. Les accessoires jugés non indispensables furent supprimés et toutes les solutions tendant à implifier la fabrication furent retenues. Cette dégradation atteignit un tel degré que les derniers exemplaires sortis des chaînes de montage devenaient dangereux pour les utilisateurs eux-mêmes. Nombre de ces armes étaient fabriquées à partir de matières premières, bois ou métal, de mauvaise qualité, en raison des difficultés d’approvisionnement provoquées par le blocus et les attaques aériennes alliées. Vers la fin de la guerre, les arsenaux japonais en étaient réduits à la production d’armes tirant au coup par coup des cartouches de pistolet de 8 mm ou encore d’armes à poudre noire.
94 Shiki kenju
Au cours des années trente, les forces armées japonaises possédaient un modèle de pistolet automatique solide, connu par les Occidentaux sous le nom de Nambu (pistolet Type14 de 8mm). Mais à la suite de la poussée japonaise en Chine, la demande de pistolets pour l’armée nipponne en pleine croissance ne put être satisfaite. Le paliatif le plus simple fut la mise en service d’un automatique de 8 mm (O, 315 pouce) produit pour le marché civil
Mais qui n’avait eu qu’un faible succès, en raison sans doute de l’apparence inélégante de l’arme. Les forces armées acquirent les stocks existants et reprirent la production à leur compte. Ces armes de poing furent tout d’abord distribuées au personnel des unités de chars et d’aviation. Au moment de la production prit fin en 1945
(Quand plus de 70 000 exemplaires avait été fabriqué). Son utilisation était très étendue aux autres armes.
94 Shiki Kenju
Le pistolet Shiki Kenju, un des plus mauvais pistolets jamais conçus. Non seulement il présentait des dangers d’accidents de tir, mais en outre, il tenait difficilement dans la main du tireur.
Caractéristique
94 SHIKI KENJU
Calibre : Taisko 14 de 8 mm. Poids : 0,688 kg.
Longueur total : 183 mm. Vitesse initiale : 305 m/s.
Longueur du canon : 96 mm. Capacité du chargeur : 6 coups.
A tout les points de vue, ce pistolet, désigné 94 Shiki Kenju (ou pistolet Type 94) était l’un des plus mauvais jamais produit. Tout d’abord, sa carcasse de base était fragile; il était laid d’aspect et se maniait malaisement. Pour couronner le tout, il était peu sûr. Une des raisons majeures de cette absence de fiabilité résidait dans le mécanisme de la détente, qui débordait sur la gauche de la carcasse.
Bien que cet officier japonais soit un chef de char, il porte à la ceinture un sabre traditionnel et s’apprête à faire feu avec son pistolet Nambu. Le sabre devair être très envombrant à l’intérieur de la tourelle d’un blindé.
Si on le poussait par mégarde quand une cartouche se trouvait dans la chambre, le pistolet tirait. Une autre caractéristique négative était le dispositif qui réglait le tir au coup par coup à chaque pression sur la détente. Ce dispositif était engencé de manière à ce qu’une cartouche puisse être mise à feu avant qu’elle ne soit entièrement dans la chambre. Ces défauts aggravaient une mauvaise fabrication et à partir de matériaux de base de médiocre qualité ; le résultat était une arme dangereuse. Les Japonais ont dû employer cette arme simplement parce que leur industrie ne pouvait rien produire de mieux à l’époque. Des exemplaires du Type 94 ont été retrouvés qui portaient des traces d’usinage sur leur surface extérieure. Les défaillances des mécanismes permettent de cpnclure que les pistolets Type 94 ne sont pas des armes à porter ou à utiliser. Elle nesont plus que des pièces de collection.
Fusil-mitrailleur Type 96
Caractéristique
Fusil-mitrailleur Type 96
Calibre : 6,5mm Poids : 10,200 kg
Longueur : 1, 105mm Vitess initiale du projectile : 700 m/s
Longueur du canon : 483mm Cadence de tir : 500 coups/mn
Alimentation : Trémie de 30 cartouches
Le Fusil mitrailleur type 96 fut employé par l’Armée impériale japonaise à partir de 1936. Il fut en service durant la Seconde Guerre mondiale. La Chine l’utilisa après 1945. Il peut recevoir une baïonnette et une lunette de visée. Il s’inspirait du ZB-26.
carabine calibre30,MI,MIA1,M2 et M3
L’arme traditionnelle des formations de second échelon et des spécialistes était généralement le pistolet. Mais en 1940, après un examen de l’équipement de leurs forces combattantes, les Américains exprimèrent la nécessité de disposer d’une carabine d’un stockage et d’un maniement facile. Plusieurs manifactues d’armement entrèrent alors en compétition et présentèrent leurs projets. Le projet Winchester l’emporta et fut retenu sous le nom de carabine calibre 30.M1.
Carabine, Calibre 30, M1, M1 A1, M2 et M3
Fabriquée à l’origine par la firme Winchester, la carabine légère M1 fut, par la suite, construite par plus de dix manifactures d’armement à plus de six millions d’exemplaires.
Caractéristique
CARABINE M1
Calibre : 7,62 mm. Poids : 2,36 kg.
Longueur : 904 mm. Vitesse initiale : 600 m/s.
Longueur du canon : 457 mm. Capacité du chargeur : 15 ou 30 cartouches.
La carabine M1 avait un mécanisme original de fonctionnement par action des gaz et tirait une munition d’une puissance intermédiaire entre celle d’une cartouche de pistolet et d’une cartouche de fusil.
La carabine M1 connu un succès immédialt. Elle était légère et très maniable. Et son emploi, normalement réservé aux formations de second échelon, s’étendit rapidement à certains personnels du front tels que les officiers et les servants des pelotons de pièces.
Ce Marine servant de pièce, tient dans ses mains sa carabine M1 et les bandes de munitions d’une mitrailleuse Browning, tandis que son camarade s’apprête à lancer une grenade.
Pour en accélérer la mise en service, les Américains créèrent d’abord le modèle à un coup, avec une variante appelée M1 A1 dotée d’une crosse repliable et destinée aux troupes aéroportées. Dès que le temps le leur permit, ils lui ajoutèrent un dispositif de tir automatique. Cette version dénommée M2, avait une cadence de tir d’environ 750 à 775 coups par minute. Elle utilisait un chargeur incurvé contenant trente cartouches, également adaptable au modèle M1. Le modèle M3 prévu pour le combat de nuit était muni d’un important appareil de visée nocturne à infrarouge, mais il en sortit que 2 100 exemplaires. C’était bien la seule version que les Américains ne fabriquèrent pas en grand nombre. A la fin de la guerre, la production globale de carabines de tout modèle avait atteint 6 332 000 exemplaires, faisant de cette arme la plus prolifique des armes individuelles de la Seconde Guerre mondiale.
Les unités du front trouvèrent la carabine M 1 plus maniable et moins lourde qu’un fusil quand elles devaient progresser dans la boue ou la jungle, C’est ainsi que cette arme commença à apparaître dans le Corps des marines.
La carabine M1 présentait toutefois un inconvénient majeur inhérent à la nature de la cartouche qu’elle tirait, qui manquait de puissance même à courte distance et dont la portée pratique efficace n’était que d’environ 100 m. Il est vrai que sa maniabilité compensait largement cette faiblesse. Elle était aisée à mettre en œuvre en opération et l’armée allemande la jugea assez valable pour l’utiliser elle-même sous le nom de Selbstadekarabiner 455a, dès qu’elle en eut saisi un assez grand nombre, dans les dernières phases de la guerre en Europe.
Fantassins de la 4e Division blindée Américaine, armés de Garand, en opération dans les Ardennes au cours de la contre-offensive alliée.
Elle fut très appréciée par les Waffen SS. Malgré sa production massive et son succès, la carabine M1 n’est plus beaucoup employée dans les différentes armées du monde. Les forces de police la conservent, surtout en raison de sa cartouche de faible puissance qui convient mieux aux circonstances dans lesquelles elles doivent intervenir.
Le Colt M1911 et M 1911 A1
Élaboré à partir d’un modèle créé par browning en 1900, les pistolets Colt M1911 ont connu un grand succès. Remarquablement solide, doté d’une puissance d’arrêt inégalée par les autres pistolets semi-automatiques, le Colt équipe les forces américaines depuis plus de un siècle.
A l’aube du siècle dernier, l’armée américaine était équipée d’un révolver qui tirait une cartouche de 9,66 mm (0,38 pouce) qui sembalit suffisamment efficace pour la tâche qu’on lui assignait. Les choses changèrent quand les Américains s’enlissèrent dans une série d’opérations aux Philippines. Au cours des combats dans les nombreuses îles de l’archipel, ils euent à affronter la guérilla des groupes de Moros, indigènes qui enregistrèrent quelques succès grâce à des charge furieuses et massives lancées à courte distance. Contre de pareils ennemis, les Américains s’aperçurent que les balles de leurs revolvers n’étaient guère efficaces : un Moro, même atteint de deux ou trois balles pouvait poursuivre sa charge fanatique. Les soldats américains demandèrent donc un nouveau projectile, plus lourd, qui leur permettrait d’arrêter en pleine course un combattant Moro.
Le pistolet en service aujourd’hui au sein de l’US Army. En dépit de son encienneté, les soldats américains y demeurent attachés. Le M1911A1 possède une redoutable puissance d’arrêt mais requiert un bon entraînement pour mettre à profit les potentialités de l’arme.
Caractéristique
COLT M1911A1
Cartouche : .45 M1911 de 11,43 mm ( 0,45 pouce ). Poids : 1,360 kg.
Longueur total : 219 mm. Vitesse initiale : 252 m/s.
Longueur du canon : 128 mm. Capacité du chargeur : 7 coups.
Exceptionnellement, les desiderata des soldats fuent écoutés avec attention. Dès 1903, des essais furent entamés pour déterminer le calibre le plus approprié. Résultat : une nouvelle cartouche capable de lancer une balle de 230 grains et de calibre 11,43 mm (0,45 pouce). En 1905, un pistolet le Savage subit des essais plus poussés et, en 1907, un pistolet, le Colt apparut sur le marché. Par la suite, ce Colt fut adopté par l’armée en même temps que la nouvelle munition. Avant la guerre de 1914-1918 le M1911 fit ses preuves le long de la frontière mexicaine. Il n’enthousiasma pas immédiatement les soldats les plus conformistes, mais dès qu’il fut accepté tous apprécièrent la puissance d’arrêt de sa cartouche. L’engouement fut tel qu’aujourd’hui encore de nombreux soldats de l’armée américaine jugent qu’il est le meilleur pistolet du monde et n’en accepteraient aucun autre. Quand les Etats-Unis entrèrent en guerre en 1917, le M1911 était de loin le pistolet favori du personnel d’active qui avait reçu un bon entraînement. Les nouvelles recrues n’aimaient guère son poids ni sa taille, il leur fallut du temps avant de s’accoutumer au puissant recul du M1911 et de maîtriser correctement. Son utilisation sur le front de France révéla la nécessité de procéder è quelques légères modifications ce qui fut fait en 1921, quand apparut le M1911A1. Les modèles fabriqués ultérieurement reproduisaient le M1911A1, mais le M1911, plus encien était toujour en service et l’est encore parfois aujourd’hui.
Entre les deux guerres
Après la Première Guerre mondiale, la demande de pistolets s’effondra et rien ne postulait des modifications supplémentaires ou un remplacement du M1911A1. En 1941, ce dernier était toujours le pistolet réglementaire au sein des forces armées américaines. Mais le stock ne suffisait pas à la demande. Une fois encore, comme en 1917, un grand nombre de revolvers modifiés, avec des attaches spéciales destinées à recevoir les cartouches de 11,43 mm, furent mis en service. Un entraînement amélioré permit aux nouvelles recrues de se familiariser avec l’arme. Un grand nombre de soldats retrouvèrent encore le M1911A1 difficile à manier ; les autorités militaires s’efforcèrent alors de trouver les méthodes adéquates pour régler cette question. Finalement, il fallut se rendre à l’évidence : la masse des recrues mobilisées ne serait jamais capable d’utiliser le pistolet à des distances supérieures à 18 m. Cette distance était trop courte pour que le M1911A1 vaille d’être retenu comme arme réglementaire. Cette situation conduisit à l’élaboration d’une nouvelle carabine d’un calibre de 7,62 mm la M1. Celle-là fut largement distribuée à la place du M1911A1, au personnel de seconde ligne sur tous les fronts. Les Américains ont ainsi fabriqué plus de six millions de carabines M1. Normalement cela aurait impliqué l’abandon pur et simple du pistolet militaire en général et du M1911A1 en particulier. Pourtant le M1911A1 s’est maintenu, non plus comme arme en première ligne, mais davantage comme pistolet des équipages d’avions et des polices militaires.
Colt M1911
Les munitions habituel de ce pistolet étaient la cartouche M1911 de 11,35 mm, la balle à blanc, la fausse cartouche M1921 et la balle traçante M26, l’une des munitions les moins conventionnelle du M1911A1 a été élaborée pou L’US Air Force auxquelles il convient d’ajouter la High Density Shot M261 de 11,35 mm, conçu au départ pour permettre au M1911A1 de servir d’arme de survie pour les équipages d’avions en perdition. Cette cartouche renfermait un certain nombre de billes d’acier destinée à être tirées dans des bancs de poissons, fournissant aux aviateurs naufragés un supplément de nourriture. Évidemment, cette cartouche fut très vite « essayée » contre des cibles humaines, et se révéla si efficace que sa fonction première fut reléguée au second plan.
Parmi les améliorations apportées au M1911A1, il faut compter des canons plus longs, destinés à renforcer la précision du pistolet à une distance accrue, jamais de telles modifications ne furent acceptées pour les armes réglementaires ; elles correspondaient à un plan étrange Qui voulait transformer le M1911A1 en un pistolet-mitrailleur. Ce projet prévoyait un canon de 240 mm, un chargeur de 20 coups, une crosse adapter à la poignée du pistolet et un système de refroidissement qui se serait ajouté au cannons. Les mécanismes intérieurs auraient été transformés pour permettre le tir automatique. Le prototype fut seulement terminé en 1942, l’orsque le pistolet-mitrailleur M9 fut adopté par l’US Army.
Tous les pilotes américains dans le Pacifique recevaient un Colt M1911A1. Ce pistolet était leur seul moyen de défense dans le cas ou ils se trouveraient isolés en terrotoire ennemi.
Vers les années quatre-vingt
Après la Seconde Guerre mondiale, le M1911A1 demeura une arme réglementaire malgré toute les insuffisnaces constatées.Ces insuffisances furent ignorées quand les forces armée US réclamèrent une nouveau pistolet et que le M1911A1 était en stock. Les soldats vantent toujours les mérites de leurs vieux pistolets et préfèrent ignorer les vertus des pistolets utilisant la 9 mm Parabellum partout dans le monde. Au cours des années, il a été adopté par bon nombre de pays, en particulier par ceux qui se situent dans l’orbite américaine.
Les derniers M1911A1 ont été fabriqués en 1945. Les stocks actuels de l’US Army sont donc assez enciens. Un inventaire récent révélé que, sur les 418 000 M1911A1 exemplaires en stock, chacun a été revisé, démonté et remonté complètement au moins trois fois. Malgré l’engouement des militaires américains pour le M1911A1, la situation ne pouvait pas s’éterniser ; l’US Army a prévu donc la mise en service d’un nouveau pistolet qui sera désignéXM9. Cette arme de poing comprendra toutes les inovations qu’a connues le M1911, depuis son apparition et adoptera, enfin le calibre 9 mm. Entre 1977 et 1980, projets et les essais se sont succédé pour donner au nouveau pistolet sa forme définitive.























































































































































